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Notes d'auteur :
Voici le second chapitre. Je pense pouvoir poster un chapitre par semaine, ayant presque fini d'écrire l'histoire (en tout cas le premier tome).
J'espère que vous apprécierez. Bonne lecture !
Chapitre 2 Bienvenue à Avalon




Dina se trouvait dans un jardin magnifique. Elle était entourée d’arbres et de fleurs aux couleurs étincelantes. Cela ne ressemblait en rien à ce qu’elle connaissait. Les plantes n’avaient pas les mêmes teintes que dans son monde. Les troncs des arbres étaient dorés ou argentés, les feuilles étaient d’un vert éclatant. Tout semblait irréels, et à la fois plus vivant.

Dina pouvait sentir la vie qui émanait de ce qui l’entourait, elle prit conscience pour la première fois que la nature vivait. Elle l’avait toujours su évidemment, mais elle ne l’avait jamais ressenti.

- C’est beau n’est-ce pas ? dit Mélita.

Dina avait complètement oublié la Fée.

- C’est vrai, c’est magnifique ! Ce n’est pas comme ça dans mon monde, la nature n’est pas aussi vivante, aussi éclatante !

- Il n'y a qu'ici, à Avalon, que la nature a de telles couleurs, dans le reste de Faeria, cela ressemble davantage à ce que tu connais. Il faut y aller maintenant.

Dina se retourna et vit un château d’un blanc immaculé, aux fines tourelles se dresser devant elles.

- C’est le château de la reine Présine.

- Où sommes-nous ? Quel pays je veux dire ? demanda Dina.

- Nous sommes sur l’île d’Avalon, répondit Mélita.

- Avalon ! dit-elle émerveillée.


Dina suivit la Fée en silence tout en admirant le paysage. Le jardin où elles se trouvaient, était situé à l’arrière du château. À l’avant, s’étendait une forêt, mais elle ne put voir jusqu’où.

Elles arrivèrent à l’entrée du jardin et contournèrent le château. Au bout d’une demi heure de marche, elles arrivèrent à l'intérieur du château.

Deux gardes se trouvaient à l’entrée, c’étaient des hommes-Fées, elle avait toujours pensait que les Fées étaient toutes des femmes, mais à l'évidence, elle s'était trompée. Elle les

observa attentivement. Leur peau aussi scintillait, ils portaient une tunique verte qu’on devinait faite avec une étoffe précieuse. Leurs ailes, fines et transparentes, étaient plus courtes et plus larges comparait à celles de Mélita. En revanche, ils possédaient une taille humaine.

Mélita les salua. Ils firent signe aux gardes qui se situaient sur la tour de guet d’ouvrir les portes. Elles s’ouvrirent plus vite que Dina l’aurait cru, car pourtant, elles étaient épaisses et semblaient très lourdes. Dina suivit Mélita dans l’enceinte du château.

Elles traversèrent un hall immense, montèrent ensuite un fin escalier de marbre, couleur bleue nuit. Arrivé en haut, elles marchèrent le long d’un couloir. Les murs étaient couverts de tentures dans les tons jaunes orangés exquis. Dina se dit que le palais, tout comme la décoration et l’aménagement, ressemblaient bien aux Fées. Tout était fin et accueillant. C’est comme cela du moins qu’elle les voyait.

Elles arrivèrent enfin devant une immense porte blanche à doubles battants, finement sculptée. La porte s’ouvrit sur la salle du trône. Elles marchèrent dans l’allée. De part et d’autre, se trouvait des Fées, hommes et femmes, qui les regardaient fixement. Où plutôt qui regardaient Dina, fixement. Elle se rappela soudain pourquoi elle se trouvait ici, à Faeria. On allait lui confier une mission. Tous ses doutes et ses peurs lui revinrent brusquement. Elle remarqua qu’il y avait quatre personnes qui se trouvaient non loin du trône. C’était des humains, comme elle. Et même des humains qui venaient de son monde à en juger par leurs vêtements. Il y avait une fille et trois garçons. La fille et l’un des garçons étaient en pyjama.

Elle aussi, se rappela-t-elle. Elle fut soudain gênée. Non pas qu’elle soit du genre pudique, mais se présenter ainsi vêtu devant la reine, était quand même peu reluisant. À voir la tête qu’ils faisaient tous, elle pensa qu’elle n’était pas la seule à se demander ce qui pouvait bien se passer, et s’ils ne rêvaient pas. Quatre Fées les accompagnaient, de la même taille que Mélita.

- Bienvenue à Avalon, leur dit la reine. J’espère que ce changement n’a pas été trop brutal. Je suis la reine Présine. Je règne sur le monde des Fées qui se trouve au-delà de la mer, au fond des Terres Enchantées.

- Excusez-moi votre altesse, mais je pensais que nous étions au Pays des Fées ? demanda l’un des garçons, un grand blond aux yeux bleus.

- Non, jeune homme, Avalon est une île où j’ai trouvé refuge il y a quelques mois. Pour des raisons que je ne puis vous expliquer pour le moment, je ne peux revenir dans mon pays. Mais, ma fille aînée veille sur mon peuple en mon absence, dit la reine le regard triste.

- Je suis désolé votre altesse… je ne voulais pas…balbutia-t-il.

- Ne vous excusez pas. Ce n’est rien, vous ne pouviez pas savoir. Mais l’heure n’est pas aux explications. Je sais que vous êtes intrigués et que vous attendez des renseignements précis quant à votre présence ici, mais cela devra attendre que vous soyez changés et nourris.

- Suivez-nous, je vous pris, dit une des Fées qui les accompagnait, l'air revêche, et qui semblait être la plus âgées des cinq Fées.

Ils les suivirent docilement, en silence. Au bout de dix minutes de promenade à travers le château, elles s’arrêtèrent. Ils se trouvaient dans un large couloir avec une multitude de portes. Chaque Fée était devant une porte. Dina s’avança vers Mélita et ouvrit la porte.

- Voici ta chambre, lui dit-elle.

- Elle est superbe ! s’exclama-t-elle.

Elle l’était vraiment. Au fond, l’on pouvait voir un lit à baldaquin, et à côté de la porte se trouvait une grande armoire en bois sculpté.

- Dans l’armoire tu trouveras de quoi te changer. La porte qui se trouve en face de toi, mène à ta salle de bain personnelle. Je t’attends devant ici.

Et sur ce, elle quitta Dina.

Cette dernière alla droit vers la salle de bain. Celle-ci était tout aussi luxueuse. Il y avait une baignoire immense, ainsi qu’un lavabo en marbre. Les serviettes posaient à côté, étaient faîtes de tissus moelleux, délicats, et joliment brodés de fleurs. Sur les murs étaient peint des arbres, des fleurs, et des plantes comme dans le jardin du château.

Elle quitta la pièce et retourna dans la chambre. Elle se dirigea vers l’armoire et l’ouvrit. Il y avait une vingtaine de robes toutes plus somptueuses les unes que les autres. Ce n’était pas des robes dans le style meringue comme au moyen âge, avec corset et toute la panoplie de torture de cette époque. Non, c’était des robes légères, qui avaient l’air agréable à porter.

Elles étaient simples, mais élégantes. La jeune femme en choisit une d'un très beau vert foncé, aux manches longues et effilées, avec un décolleté relativement sage, et des broderies d’argent au niveau de la taille, du décolleté, et du haut des manches.

Une fois changée elle sortit de la chambre.

- Tu es très belle dans cette robe ! dit Mélita en souriant. Suis-moi, nous allons dans la salle de réception, où la reine vous attend.

Les autres les avaient rejoints. Ils suivirent leur escorte féérique. La Fée Pernelle en tête. C’est comme ça que les autres Fées la nommaient. Dina comprit qu’elle avait un grade supérieur aux autres Fées qui les accompagnaient.


Une fois arrivée dans la salle de réception, Dina vit la reine assise au bout d’une longue table, où une dizaine de convives étaient déjà présents. Dina fut invité à s’asseoir près de la reine, mais deux chaises inoccupées les séparées. La jeune fille de tout à l’heure s’assit à côté d’elle.

- Bonjour, je m’appelle Aurore. Et toi ? demanda-t-elle.

- Moi, c’est Dina.

- Encore une fois, bienvenue dans mon château, fit la reine. J’espère que vos chambres vous plaisent, ainsi que vos nouvelles gardes robes. Je vous invite à vous restaurer, ensuite viendront les explications.

Dina mangea avec un excellent appétit, comme si elle ne s’était pas nourrie depuis longtemps. Elle en profita également pour détailler à loisir ses compagnons de table. Ceux qui, de toute vraisemblance, sont arrivés dans les mêmes circonstances qu’elle.

Elle regarda avec attention Aurore. Elle avait de longs cheveux auburn ondulés, des yeux verts, et elle était plutôt bien faîte de sa personne. Elle avait certainement choisit sa robe avec beaucoup de soin. Elle n’avait l’air ni effrayée, ni étonnée. Dina se disait qu’elle devait en savoir plus qu’elle-même sur ce qui les attendait. À moins qu’elle ne se posait pas autant de questions qu’elle-même. Non pas, qu’elle n’avait pas l’air intelligente, au contraire.

Dina arrêta là ses réflexions, car elle sentait qu’on l’observait. C’était le jeune homme assit en face d’elle. Il était brun aux yeux marrons verts. Il lui souriait.

- Tu te demandes aussi ce que tu fais là, je parie, lui dit-il.

Les trois autres prêtèrent attention à leur conversation.

- Il y a de ça, c’est vrai. Je m’appelle Dina.

- Justin. Je viens de Paris.

- Oh ! Moi je viens de Madrid.

- Je suppose que l’on vient tous d’un pays différent, mais ce que je ne comprends pas, c’est comment se fait-il que l’on se comprenne ? demanda avec justesse, le garçon assis à la droite de Justin.

Il s'agissait du blond aux yeux bleus qui avait pris la parole tout à l’heure, dans la salle du trône.

- C’est une bonne question. Il faudrait la noter pour plus tard. Je m’en pose tellement, que celle-là je risquerai de l’oublier, fit avec sarcasme, le jeune homme assis à la droite du blond. Au fait, moi c’est Evan, et je viens de Londres. Et toi ? demanda-t-il au garçon blond.

- Je m’appelle Zach, je vis à Munich.

- Et toi Aurore, tu n’as pas dit d’où tu venais ?

- Des Caraïbes.

- On fait un sacré mélange ! s’exclama Justin.

Il regarda à sa gauche, là où se trouvait la reine. Elle ne semblait pas s’occuper de leur conversation, mais semblait plutôt soucieuse, remarqua Justin.

- Les présentations c’est bien, mais la question la plus importante selon moi est, qu’est-ce que vous êtes ? demanda Aurore.

- Comment ça, qu’est-ce que nous sommes ? demanda Evan l’air inquiet.

- Soyons francs. On sait tous plus ou moins ce qu’on fait là ! On m’a parlé de Faeria il y a quelques temps, je savais bien qu’un jour je serai appelée ici. Peut-être qu’on ne vous en a jamais parlé, mais on est tous là pour cette raison. Et à voir votre tête je ne me trompe pas. Mais réfléchissons. Si nous étions des personnes tout ce qu’il y a de plus normales nous ne serions pas là.

- Perspicace, dis-moi, fit Zach un sourire en coin.

- Mais peut-être que tout le monde n’a pas envie de répondre à cette question, répondit Evan. Après tout, je ne connais aucun d’entre vous. C’est peut-être dans mon intérêt que de garder ça pour moi.

- Tu crois qu’elle, dit Justin en désignant d’un signe de tête la reine, elle ne le sait pas ! fit-il ironique. Tu crois vraiment que tu serais là, si elle ne le savait pas ?

- Justin a raison. Libre à toi de ne rien dire, mais nous le saurons bien un jour. Et même très vite je pense, fit Aurore.

- D’accord, se résigna Evan. Alors commence, dit-il à Aurore.

- Si tu veux. Je suis la descendante d’une Nymphe.

- Vraiment, dit Zach, intéressant. Moi je suis le descendant d’une Ondine.

- Qu’est-ce que c’est ? Je n’en ai jamais entendu parler, dit Dina.

- C’est un être des eaux, lui répondit Zach. Et toi ? lui demanda-t-il.

- Je suis une Sorcière, répondit-elle simplement. Et toi Justin ?

- Un Druide.

- Mais, vous êtes aussi, tous les deux, je suppose, les descendants d’un habitant de Faeria comme nous, leur demanda Aurore.

- Oui, répondirent-ils en cœur.

- Et toi Evan, de qui es-tu le descendant ? demanda Zach.

- D’un Magicien, répondit-il avec quelques réticences.

- À présent, interrompit la reine Présine en se levant, maintenant que nous sommes tous restaurés, le moment est venu de vous donner quelques explications. Mais d’abord je tiens à remercier mes invités d’être venu, il est temps à présent pour eux de ce retirer. Je voudrais m’entretenir seule avec ses jeunes gens. Merci.

Des bruits de chaises et de conversations retentirent. Un à un, les convives s’inclinèrent devant la reine et sortirent. Au bout d’un moment, le calme revint. La reine se rassit et les regardèrent tous. Puis elle reprit :

– Avant de me laisser inonder par le flot de vos questions, fil-elle en souriant, je vais vous parler un peu de Faeria. Il existe dans ce monde, une organisation que l’on nomme la Guilde Enchantée. C’est une association de divers faeriens comme les Fées ou les Elfes, qui se battent contre les démons, ou autres créatures maléfiques. Chacun d'entre vous possède un ancêtre qui faisait partie de la Guilde. Vos ancêtres étaient hors du commun, ils étaient très importants au sein de la Guilde. Un jour, il y a de cela des siècles, voir même des millénaires, le Conseil des Anciens, qui dirige Faeria, décida d'envoyer vos ancêtres dans votre monde. Nous ne connaissons pas les raisons précises, mais il s'agissait de parer à un futur danger. Une grave menace qui planait sur tout Faeria. Le Conseil des Anciens, dont je fais partie, est composé des représentants de tous les peuples Faeriens. Il gouverne Faeria, il est chargé de faire régner la paix entre tous les peuples, et de protéger tous les faeriens. C'est pour les protéger que vos ancêtres ont été envoyés dans votre monde.

Le conseil demanda à tous les membres de la Guilde, d’élire sept d'entre eux qui iraient dans votre monde. Les sept membres étaient Imogen, une Ondine, Seltech, un Druide, Thélonius, un Magicien, Gwenola, une Sorcière, Calypso, une Nymphe, Palestine, une Fée, et Elfy, un Elfe. Comme vous pouvez le constater vous n’êtes que cinq, au lieu des sept membres prévus. Ils sont tous partis séparément, à des lieux et dates différentes, car certaines créatures maléfiques ont eu vent de nos projets, certainement à cause d’un traître dans nos rangs, probablement au sein même de la Guilde. Palestine fut dévorée par les Trolls, la voix de la reine se brisa soudain, puis reprit, elle était ma fille.

- Nous sommes désolés votre altesse, dit Justin visiblement bouleversé par le récit.

- C’était il y a longtemps, mais je la pleure encore aujourd’hui. Elfy aussi fut tué. Massacré par des Chimères. Vos ancêtres ont eu de la chance. Mais vous n’êtes que cinq. Cela rendra votre tâche encore plus ardue. Heureusement que la deuxième partie de notre plan a marché à la perfection.

- Quelle est la deuxième partie, Altesse ? demanda Zach.

- Il n’est pas encore temps que vous le sachiez. Disons que vous possédez chacun une pièce d’or, et chaque pièce doit être placée dans un lieu précis. Une fois les sept pièces en place, vous aurez avec vous, disons, un certain atout.

- Mais nous n’avons que cinq pièces Majesté ! s’exclama Dina.

- Non, avant de mourir Elfy et Palestine ont réussi à envoyer leur pièce dans un endroit sûr. Elles n’ont jamais été découvertes par l’ennemi. Par sécurité, il n’y a que les membres du Conseil qui sache où elles se trouvent.

- Que se passera-t-il quand les pièces seront en place votre Majesté ? demanda Evan.

- Il ne serait pas prudent pour moi de vous le dire maintenant, au cas où vous seriez capturés.

- Nous comprenons, votre Altesse, affirma Aurore, même si à l’évidence, ce n’était pas le cas d’Evan qui parut vexé du manque de confiance de la reine à leur égard.

- Si vous n’avez pas d’autres questions, il est temps pour vous de vous coucher. Demain, une rude journée vous attend. Vous devrez passer des tests d’évaluations. Nous voulons nous assurer que vous avez une chance d’arrivée à gagner cette guerre. Car c'est bien une guerre qui se prépare.

- Ne le prenez pas mal Majesté, mais vous n’avez pas tellement le choix d’après ce que j’ai compris. Que nous soyons compétents ou pas, pour cette mission, vous n’avez que nous, dit Evan.

- Ils n’ont peut-être que nous, mais il faut quand même qu’ils sachent s'ils ont une chance de s’en sortir ou pas. C’est normal ! répliqua Justin.

- Vous avez raison. Tous les deux. Vous n’êtes pas obligés de passer cette évaluation, mais nous préférerions.

- Nous le ferons tous, Altesse, assura Zach.

- Avant de vous laisser votre Majesté, j’aimerais savoir qui siègent au Conseil des Anciens ? Vous en faîtes partis d’après ce que vous nous avez dit, demanda Dina.

- C’est exact. Chaque peuple est représenté, qu'il soit humain, ou créature magique.

- Cela fait beaucoup de monde ? demanda Aurore.

- Une dizaine de membres. Il faut que vous y alliez maintenant. Je vous souhaite une agréable nuit, jeunes gens.

- Vous aussi votre Majesté, firent-ils en cœur, tout en s’inclinant plutôt maladroitement.

La Fée Pernelle les attendait dans le couloir, pour les reconduire à leurs chambres. Ils se quittèrent chacun devant leur porte en se souhaitant bonne nuit, même si toutes ses révélations les maintiendraient éveillés une bonne partie de la nuit. Il y a quelques heures encore, ils ne se connaissaient pas, et pourtant maintenant ils avaient pris conscience que désormais, leurs vies étaient liées.
Note de fin de chapitre:
Alors qu'en pensez-vous ?
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