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Notes d'auteur :
Et voici la suite ! Bonne lecture.
Chapitre 16 : Le Champ des Elfes.




Il leur fallut à peine quelques heures de marche pour arriver devant le Champ de Fleurs, où vivaient les Elfes. Ils étaient déjà au Pays des Fées, où les Elfes s'étaient réfugiés, il y a des milliers d'années. Les Elfes étaient très peu nombreux, et avaient été obligés de quitter leur pays d'origine. Ils se sont alliés aux Fées, qui leur ont cédé une partie de leur royaume, le Champ de Fleurs. Il couvrait plusieurs hectares et s'étendait à perte de vue. Il y avait toutes sortes de fleurs, des Coquelicots, des Iris, et même des fleurs qu'ils ne connaissaient pas. Elles étaient anormalement grandes, elles les dépassaient d'une bonne tête.

Ils avançaient progressivement vers le Champ, l'air méfiant, car tout était étonnement calme. Après tout ce qu'ils avaient dû affronter, il était normal qu'ils soient particulièrement méfiants.

Au moment où ils pénétrèrent à l'intérieur du Champ, il se produisit quelque chose qu'ils ne comprirent pas de suite. Une sensation étrange les parcourut, comme si leur corps était étrangement engourdi. Ils virent ensuite les fleurs grandir à une vitesse vertigineuse, en quelques secondes ils se retrouvèrent dans un océan de tiges géantes et de pétales immenses, à des mètres au dessus d'eux.

- Qu'est-ce qui c'est passé ? Vous avez vu comment ces fleurs ont grandi ? demanda Evan.
- Je ne crois pas que ce soient les fleurs qui aient grandi, mais nous qui avons rétréci, leur dit Zach.
- Je pense que tu dois avoir raison, dit Dina. Mais qui nous a fait ça ? Les Trolls et les Chimères n'ont pas de pouvoirs ! Et ça ne ressemble pas à de la magie noire !
- Ce n'est pas de la magie noire ! s'exclama Malouan, agacé. Ce sont les Elfes qui nous ont jeté ce sort.
– Pour quoi faire ? lui demanda Aurore.
– Certainement pour qu'on soit à leur taille, dit Zach.
– Enfin, il y en a quand même un qui se sert de son cerveau, ça fait plaisir, dit Malouan railleur.
– Vous n'êtes pas obligé d'être désagréable, répliqua Evan.
– Pourquoi ? Vous vous sentez visé quand je parle des gens qui n’utilisent pas leur cerveau ?

Il est vrai que ça n'a pas l'air d'être votre spécialité, jeune homme, fit-il sarcastique.
Mais avant qu'Evan ait pu répliquer à son tour, ce fut Dina qui intervint :

– Etant donné que nous avons eu l'extrême courtoisie d'accepter que vous nous accompagniez, vous pourriez au moins éviter les sarcasmes, Evan s'en charge déjà, et il est plus agréable que vous. Et rien ne vous empêche de rester courtois ! dit Dina en haussant le ton.
– C'est touchant de voir que vous le protégez, fit-il, un sourire en coin.
– Ne t'énerve pas Dina, ça ne sert à rien, après tout ce qu'il a vécu, fit Aurore, compatissante.
– Ce n'est pas une raison, Aurore, Kerof et moi avons été torturé, ce n'est pas pour ça que nous avons été désagréables ou insultants envers qui que ce soit, intervint Zach, la colère montant subitement.

C'était la première fois qu'il parlait de ce qui lui était arrivé, mais leur dispute fut interrompue par un très léger toussotement provenant de leur gauche. Ils dégainèrent tous leurs armes très rapidement.

Il s'agissait d'un Elfe. Il ressemblait à un homme, sauf que sa taille était considérablement petite. Celui-ci avait des cheveux roux en brosse, ses vêtements semblaient fait avec des pétales. Comme dans les contes, ses oreilles étaient légèrement pointues. Ses yeux étaient étranges, la couleur de ses iris était d'un bleu myosotis. À présent qu'ils le voyaient, ils observèrent les alentours. L'Elfe ne se trouvait pas sur une fleur, mais sur une sorte de passerelle reliant les fleurs entre elles. D'autres Elfes s'y trouvaient, il y en avait partout, ils étaient des centaines. Tous étaient vêtus de pétales, et tous avaient des yeux d'une étrange couleur.

– Présentez-vous étrangers, et donnez le motif de votre intrusion ! fit l'Elfe aux yeux myosotis.

Contrairement à ce que sa taille pourrait laisser penser, sa voix n'était pas aiguë, elle ne ressemblait pas du tout à celle d'un enfant. Au contraire, elle était forte et claire. Mais l'expression qu'il avait sur le visage n'était pas du tout encourageante.

– Nous faisons partie de la Guilde Enchantée, nous sommes en mission pour le compte du Conseil des Anciens. Nous voudrions parler à votre roi, expliqua Zach, visiblement pas du tout intimidé.
– Qu'est-ce qui nous prouve que vous dites la vérité ? questionna-t-il.
– Absolument rien, mais si vous nous tuez, et que nous avons dit la vérité, votre roi ne sera pas content du tout, répliqua Zach.

L'Elfe sourit, les Elfes baissèrent tous leurs armes, et les cinq Guildéens firent de même.

– Le roi vous attendait, en réalité il vous attend depuis fort longtemps, vous avez traîné en route ?
– Combattre des Trolls, je n'appelle pas ça traîner, mais chacun sa définition ! répliqua Evan.
– Suivez-moi ! ordonna l'Elfe, comme s'il n'avait pas entendu.
– Et comment ? demanda Justin, la seule qui sache voler c'est Dina.
– Vous ne voyez pas qu'il y a une échelle ! fit l’Elfe, l'air arrogant.


Effectivement, à quelques mètres de là, une échelle parcourait la tige d'une marguerite. Ils s'avancèrent tous et se mirent à grimper. Quelques minutes plus tard, ils avaient atteint la passerelle. Sans même un regard pour eux, l'Elfe les dépassa. Ils le suivirent, escortés par d'autres Elfes qui leur avaient confisqué leurs armes, ce qui leur déplut fortement.

Ils marchèrent un long moment en silence. Les Elfes n'ayant pas l'air bavards, ni du genre commode, les jeunes gens s'abstinrent de poser des questions. Ils en profitèrent plutôt pour regarder le paysage. Apparemment, les Elfes vivaient dans des fleurs, tous avaient déjà vu
des cabanes construites dans des arbres, mais c'était la première fois qu'ils voyaient des habitations construites dans des fleurs entrelacées. Il y avait des corolles sur plusieurs niveaux, comme les pièces d'une maison, d'autres corolles étaient suspendues au dessus, sûrement pour les protéger de la pluie et du vent. Mais quelque chose leur disait qu'il ne devait pas souvent pleuvoir ici. Il existait aussi des habitations au sol, toujours créées avec des fleurs. C'était très insolite, mais d'une incroyable beauté.

Ils arrivèrent enfin devant un entrelacs de tiges et de pétales, d'une extrême complexité. Un foisonnement de fleurs, toutes plus belles les unes que les autres et aux senteurs délicates. Ils passèrent un rideau de pétales rouges, et pénétrèrent dans ce qui semblait être le palais du roi. Le sol était fait avec des corolles de fleurs, les murs avec des tiges tressaient serrées, étaient couverts de lierre. De petites fleurs jaunes suspendues au plafond et aux murs irradiaient d'une lumière douce et chaleureuse. Au fond, se trouvait un trône où siégeait un Elfe aux longs cheveux blonds. Ils semblaient plus grands que les autres, et devait dépasser Zach, qui était le plus grand des cinq Guildéens, de plus d'une tête. Le roi était vêtu de pétales, comme les autres, mais il portait en plus une cape, qui semblait avoir été faite avec une fleur immense. Elle ne comportait que quatre grands pétales reliaient entre eux. Il se leva à leur approche, leur adressant un sourire de bienvenue.

– Bienvenue chez les Elfes, jeunes Guildéens. Je suis ravi de vous rencontrer enfin. Aviva m'a contacté pour me narrer vos exploits. Pour être honnête, au début, je doutais sérieusement de vos capacités. Mais je m'étais lourdement trompé apparemment. Je m'en excuse.
– Ne vous excusez pas, vous n'êtes pas le seul à avoir douté de nous, bien que vous soyez le seul à le reconnaître. D'autres doutent encore et nous pouvons le comprendre, lui dit Zach.
– Voilà de sages paroles. Mais dites moi, seriez-vous Zach ?
– Oui, c'est exact, Votre Majesté ; fit-il en s’inclinant.
– Et laissez-moi deviner, la jeune femme à l'air farouche doit être Dina ? Vous avez l'air méfiante et vous avez raison, on n’est jamais assez prudent.
– Je suis bien Dina, Altesse, fit-elle mi-surprise, mi-intriguée.
– Et la jeune femme à vos côtés doit être Aurore. Je vous trouve aussi ravissante que vos condisciples Nymphes.
– Merci beaucoup, Majesté.
– Et vous, jeune homme, vous avez l'air méfiant également, seriez-vous Evan ?
– Oui, sire, vous aurait-on fait un rapport détaillé de nos caractères en plus de nos péripéties ? demanda-t-il.
– Oui, je le reconnais. Je me suis renseigné sur vous. Vous n'appréciez pas à ce que je vois.
– Disons que nous aussi, on aurait aimé être mieux renseignés, dit-il sentant la colère lui monter.
– Je comprends votre colère, mon garçon, mais nous avons fait du mieux que nous pouvons.
– Malgré tout le respect que je vous dois, j'en doute ! dit-il la colère montant de plus en plus.

Dina lui prit le bras pour le calmer, le regard suppliant, bien qu'elle fut d'accord avec ses propos. Elle ne voulait pas qu'il aille trop loin, ce n'était pas le moment de se fâcher avec un membre du Conseil.

– Que nous reprochez-vous au juste ?
– Pourquoi ne pas nous avoir fait venir à Avalon plus tôt ? On aurait appris à mieux maîtriser nos pouvoirs, on aurait été mieux préparés. On aurait pu peut-être intervenir avant que les Trolls n'envahissent la cité souterraine. On aurait pu empêcher Zach et Kerof, le Telmarian de se faire torturer par eux, cria-t-il presque.

Le roi baissa la tête, l'air infiniment triste, mais les gardes, dont l'Elfe qui les avait guidés jusqu'au palais dégainèrent leurs fines épées et menacèrent Evan.

– On ne parle pas au roi comme ça ! Je devrais te tuer sur le champ pour un tel affront ! dit-il, sa voix chargée de fureur.

Dina se plaça entre Evan et l'épée, d'un air de défi.

– Fador, range cette épée ! ordonna le roi. Ce sont mes invités et c'est toujours moi qui commande, gronda-t-il.

Fador rengaina son épée, furieux d'avoir été réprimandé de la sorte.

– Veuillez excuser mon neveu, il tient particulièrement à ma sécurité et il a tendance à s'emporter. Un peu comme vous Evan.

Le visage d'Evan s'empourpra subitement. Honteux de s'être mis en colère de la sorte. Fador le regarda avec mépris, et détourna les yeux, dégouté.

– Je suis désolé, Altesse, je n'aurais pas dû m’emporter de la sorte, s'excusa-t-il.
– Ne vous excusez pas, vous parliez avec votre cœur. Et en observant vos amis, pendant que vous parliez, je pense qu'ils partagent votre colère. Mais sachez que si nous ne vous avons pas fait venir à Faeria plus tôt, c'est qu'il y avait un risque que vous soyez découverts par l'ennemi. Vous n'auriez pas pu bénéficier de l'effet de surprise. Ce qui vous a beaucoup aidés, je vous l'assure. Le Conseil sait tout ce que vous avez fait, ce que vous avez enduré. Je suis désolé de ce qui vous est arrivé Zach. Mais nous ne pouvions le prévoir.
– Nous le savons, lui répondit Zach, les dents serrées.
– Dites-moi, où est votre ami Kerof ? Et qui est votre nouveau compagnon ?
– Il avait quelque chose à faire de son côté, il a cédé la place à Malouan. Nous nous sommes rencontrés dans le désert, Sire, lui répondit Dina.
– Vous êtes un Borowna, n'est-ce pas ? demanda le roi en se baissant pour mieux l'observer.
– C'est exact, Altesse.
– Mais je croyais que votre espèce avait été tuée ? En tout cas ce sont les rumeurs qui ont couru.
– Les rumeurs étaient bien fondées, Majesté, les Chimères ont dévoré mon peuple. Je suis le seul survivant.
– J'en suis vraiment désolé, dit-il avec sincérité. Vous devriez vous reposer à présent, une dure journée vous attend demain, dit-il après un court silence. Ma nièce Ilie va vous conduire dans l'habitation qui vous est réservée. Ilie ? appela-t-il. Viens je te prie !

Une jeune femme franchit un rideau de pétales près du trône. Elle ressemblait beaucoup à Fador de part son apparence. Ses longs cheveux roux lui tombaient en cascade sur ses frêles épaules. Elle portait une robe faite avec des pétales de roses rouges. Mais si elle ressemblait physiquement à son frère, elle n'avait pas son air farouche et arrogant, elle semblait fragile.

– Oui, mon oncle, dit-elle en s'inclinant devant lui.
– Emmène nos invités dans leur logement, je te prie.
– Bien sûr mon oncle, lui dit-elle en s'inclinant à nouveau. Je suis enchantée de vous connaître, leur dit-elle en s'inclinant devant eux, ce qui les surprit énormément. Veuillez me suivre, je vous prie.

Ils la suivirent, sortant du palais, sous l'œil mécontent de son frère. Elle les fit traverser d'autres passerelles, leur montrant différents quartiers, certains avec des fleurs venant habituellement des îles, d'autres, ressemblant à des jardins japonais. Ils arrivèrent enfin dans le quartier réservé aux invités.

– Les invités logent dans cette partie du Champ, qu'ils soient de courte ou de longue durée, leur expliqua-t-elle.
– Vous avez des invités de longue durée ? lui demanda Zach,
– Oui, la majorité sont des Fées, elles se sont réfugiées ici, après la bataille contre les Trolls qui s'est déroulée non loin d’ici.
– Nous avons entendu parler de cette bataille, que sont devenus les Trolls ? demanda Zach avant d'entrer dans une maison faite avec des Orchidées aux couleurs diverses.

Une dizaine de fleurs de part et d'autre d'un sentier menant à la maison se réunissaient, et s'entrelaçaient, formant une allée ombragée. Un rideau de pétales remplaçait là aussi une porte.

– Certains sont morts, mais la majorité ont été mis en fuite. Mais ils reviendront, plus nombreux. Nous avons eu de la chance, les Nains de Gladsheim ont répondu à notre appel, s'ils n'étaient pas venus nous aider, je ne sais pas si nous aurions eu une chance.

C’était le second affrontement qui a eu lieu au Pays des Fées. Le premier avait eu lieu quelques mois auparavant. Lors de leur première attaque, la Reine Présine est intervenue avec son armée. La reine s'est personnellement chargée de ce traître de Magicien, Pelham n'a aucun
respect de rien, il se croit tout puissant. C'est lui qui conduisait les troupes de Trolls, mais lorsqu'il a dû affronter la reine Présine, il a reçu une bonne leçon. Mais malheureusement, avant de fuir, il a jeté une puissante malédiction sur la reine. Elle devait quitter les Terres Enchantées, sinon elle périrait quand elle s'y attendrait le moins, seule, et en d'atroces souffrances.

– Nous n'étions pas au courant pour la malédiction, la reine n'a pas voulu nous dire pourquoi elle ne pouvait plus revenir chez elle, expliqua Zach, alors qu'ils venaient de pénétrer dans un salon créé à partir de tulipes. Ils s'assirent tous sur des fauteuils moelleux, faits à partir de corolles d'orchidées.
– La reine ne voulait pas fuir, mais le Conseil et ses filles ont réussi à la dissuader de se réfugier sur l'île d'Avalon.
– Dîtes-nous, lui demanda Aurore, que sont devenus les Nains qui vous ont porté secours ?
– Ils ont certainement dû renter à Gladsheim, dit-elle, intriguée. Pourquoi cette question ?
– Nous avons été à Gladsheim, et le frère du chef de clan nous a dit qu’il n'était pas au courant de ce qui s'était passé pendant la bataille, ils ne sont jamais revenus, lui expliqua Dina à son tour.
– Vraiment ? Mais comment est-ce possible ? s'exclama-t-elle.
– Nous ne savons pas et nous n'avons rien vu de particulier quand nous avons traversé le désert, dit Justin. C'est vraiment étrange, qu'est-ce qui a bien pu leur arriver ?
– La bataille s'est finie il y a combien de temps ? demanda Justin à Ilie.
– C'était il y a six semaines, pendant la pleine lune, le premier soir, je m'en souviens nous avions fêté la victoire après nous être chargés de nos morts, pourquoi ?
– Malouan ? Les Chimères vous ont attaqués quand exactement ?
– Il y a six semaines également, pendant notre rituel de la pleine lune, la troisième nuit précisément, répondit-il, son visage d'une extrême pâleur.
– Et bien, sans vouloir m'avancer, je crois que vos amis les Nains ont dû rencontrer les Chimères sur le chemin du retour.
– Je crois que ta théorie doit malheureusement être juste, lui dit Dina.
– Pauvre Bror, lui qui attend toujours le retour de son frère, fit Aurore.
– Si vous voulez mon avis, votre Magicien, Pelham, c'est ça ? Il n'a pas dû être content de l'arrivée des nains. Quand il a été vaincu, il a voulu leur faire payer, il a dû envoyer les Chimères pour s'en occuper. Ces pauvres Nains ne devaient pas s'y attendre, dit Zach.
– Oui et au passage, pourquoi ne pas détruire tout un peuple ? fit Evan.
– Quelle horreur ! fit Ilie. Il faut que j'en informe mon oncle, je vous laisse, bonne nuit, et n'hésitez pas à demander quoi que se soit ! Vous avez une cloche sur la table, si vous la faites tinter, quelqu'un viendra.

Elle s'inclina et s'en fut. Ils se levèrent un par un, à la recherche d'une chambre. Evan resta dans le salon, à réfléchir. Deux Elfes vinrent porter des plateaux de victuailles sur la table de la salle à manger. Elles repartirent aussi vite qu'elles étaient venues. Evan s'assit en face de la table, et commença à manger, la tête ailleurs. Il n'entendit d'ailleurs pas Dina, qui était revenue dans la pièce, et qui s'assit non loin de lui.

– A quoi tu penses ? lui demanda-t-elle.
– A trop de choses. Pourquoi tu n'as pas dit ce que Kerof était parti faire ? lui demanda-t-il,au bout d'un moment.
– Parce que comme toi, je n'ai pas confiance en Fador, répondit-elle.
– Qui te dit que je n'ai pas confiance en lui ? lui demanda-t-il en souriant pour la première fois de la journée.
– Je commence à te connaître, tu sais, Evan. Pourquoi n'as tu pas confiance en lui ?
– Je ne le trouve vraiment pas chaleureux, il dégage même une certaine animosité envers nous. Je trouve ça étrange. Et toi ?
– Il cache quelque chose, j'en mettrais ma main au feu. Comme toi, je ne le trouve pas clair du tout. Il m'est même venu une idée à l'esprit, mais ça serait de graves accusations, je préfère garder ça pour moi pour le moment.
– Toi aussi, tu penses que c'est un traître, fit-il perspicace.
– Comment tu le sais ?
– Moi aussi Dina, je commence à te connaître. Et je commence à croire qu'on n’est pas si différents que ça toi et moi, lui dit-il en se levant de table. Je vais me coucher, à demain, bonne nuit.
– Merci, bonne nuit à toi aussi.

Les autres arrivèrent pour manger, Dina les quitta quelques minutes plus tard. Elle alla se coucher, épuisée. Elle songea au lendemain, aux épreuves qu'ils auraient à affronter. Puis, elle finit par s'endormir, d'un sommeil agité.
Note de fin de chapitre:
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