Lien Facebook



En savoir plus sur cette bannière

- Taille du texte +

Notes d'auteur :
Et voici la suite !
Chapitre 11 : La maison hantée




Lorsqu'ils pénétrèrent dans la ville d'Inglesfield, ils ne virent pas âme qui vive. C'était le milieu de l'après midi, et pourtant il n'y avait personne dans les rues. Les volets des maisons étaient clos. Tout était silencieux. Ils n'entendaient que le bruit du vent qui s'était brusquement levé à l'approche de la ville.

– C'est sinistre ! Vous croyez qu'il n'y a plus personne, ou bien qu'ils se cachent ? demanda Justin.
– Non, ils se terrent chez eux. Je peux sentir leur présence, dit Evan.
– Tu es sûr que ce sont des humains que tu sens ? C'est peut-être des Trolls, ou autre chose ? suggéra Aurore.
– Ce sont bien des humains, je les sens aussi, déclara Dina.

Ils arrivèrent au centre du village, sur la place. Quelques villageois s'y trouvaient, se pressant pour rentrer chez eux.

– Excusez-moi ? Pourquoi n'y a-t-il presque personne dans les rues ? Il s'est passé quelque chose ici ? demanda Aurore à un homme d'environ trente ans, grand, brun, au regard fuyant.
– La nuit va bientôt tomber, il faut être chez soi quand il fait nuit. Vous ne devriez pas être là, partez, tant qu'il est temps !
– Pourquoi ? Il n'est que quatre heures de l'après-midi. Le soleil ne se couchera pas tout de suite ! dit Aurore.
– Ici le soleil se couche tôt. Vous êtes des étrangers, vous ne pouvez pas comprendre !

En le regardant de plus près, Justin s'aperçut que l'homme avait une vilaine plaie au niveau de la tempe droite.


– Que vous est-il arrivé ?
– Les Trolls.
– Ils sont venus ici ? Où sont-ils allés ? le questionna Dina.
– Dans le manoir. Il faut que je rentre, il va faire nuit.

L'homme s'enfuit en courant, l'air terrorisé.

– Qu'est-ce qu'ils sont venus faire dans ce trou perdu ? demanda Evan.
– La même chose que nous, dit Dina.
– Impossible. Ils ne peuvent pas être au courant. À l'heure qu'il est, Zach et Kerof n'ont même pas dû arriver dans les Montagnes du Nord. Ils n'ont pas pu dire quoi que ce soit encore, dit Justin.
– Ils ont pu le savoir d'une autre manière. Par un traître, par exemple, dit Evan.
– Si ce que tu dis est vrai, alors la situation est encore pire que ce que je croyais, déclara Dina.

Ils continuèrent de traverser le village, ne croisant plus personne d'autre. Ils finirent par sortir d'Inglesfield, et virent le manoir au loin, se dresser sur une colline. Il était immense et lugubre. Le vent doubla d'intensité, il était glacé.

– Je ne sais pas ce qui se cache dans ce manoir, mais c'est dangereux, affirma Dina.
– Il va falloir se tenir sur nos gardes, à cause de la chose qu'il y a à l'intérieur, mais aussi à cause des Trolls qui s'y cachent sûrement encore, dit Justin.
– Nos amis les chiens sentent-ils quelque chose qui nous échappe ? demanda Evan.
– Ils sentent aussi le danger, et Louka nous exhorte à la prudence, répondit Aurore.


Ils grimpèrent la colline, en avançant avec difficulté à cause de la tempête qui s'était levée.
Les nuages s'amoncelaient, noirs et menaçants. Ils pouvaient entendre le tonnerre rouler au loin. Lorsqu'ils arrivèrent devant l'entrée du manoir, un éclair déchira le ciel. Chacun sortit son arme, se préparant à affronter ce qui se trouvait à l'intérieur.

Ce fut Evan qui entra le premier. Il poussa la lourde porte, lentement. Elle pivota sur ses gonds en un grincement sinistre. Le hall d'entrée était désert. Ils entrèrent tous en essayant de faire le moins de bruit possible. Ils tendirent l'oreille, aucun son ne leur parvinrent. Pas un bruit, à part celui de la pluie, et le grondement de l'orage. Aurore, qui fut la dernière à entrer, ferma la porte derrière elle. L'atmosphère de la maison était encore plus glaciale qu'au dehors.

Les garçons se dirigèrent vers la pièce se situant à gauche, tandis que les filles allèrent vers la pièce de droite. Les chiens restèrent dans le hall, leur queue raide, et les poils hérissés. Justin et Evan avançaient prudemment, leurs armes levées. Ils se trouvaient dans le salon, l'odeur de moisi, la poussière, et les toiles d'araignées montraient que le manoir était inoccupé depuis des lustres. Le salon était vide, pas le moindre signe de vie.

De leur côté, les filles visitaient ce qui semblait être la salle à manger. Elle était vide elle aussi. Elles se dirigèrent vers la pièce du fond, la cuisine. Soudain, quelque chose frôla la jambe de Dina. Elle poussa une exclamation de surprise, et regarda vers le bas. Il n'y avait rien. Un bruit sourd retentit au dessus de leurs têtes. Elles se précipitèrent dans le hall. Les garçons les attendaient. Sony tremblait de tout son corps, et Louka grognait. Ils montèrent les marches une à une, en évitant de les faire grincer. Quand ils arrivèrent au premier étage, le bruit recommença. Il venait de plus haut. Ils montèrent donc au second étage, l'oreille aux aguets. Le bruit se répéta plusieurs fois. Il provenait du grenier. Justin attrapa la ficelle qui pendait à la trappe. En tirant, il fit descendre l’ecalier. Ils grimpèrent les uns derrière les autres, Evan en tête.

Le grenier était si sombre, qu'ils ne pouvaient rien distinguer à un mètre. Lorsque Dina les rejoignit, elle utilisa un sort faisant apparaître des boules lumineuses. Ils purent voir que le grenier était assez vaste, et qu'il n'y avait que très peu de meubles. Seulement un vieux secrétaire sur la droite, et un grand coffre dans le fond. Mais lorsqu'ils se tournèrent de l'autre côté, ils virent les cadavres de cinq Trolls. Tous les quatre s'approchèrent des corps, et purent voir qu'ils avaient une plaie énorme au niveau du torse. Il était évident que cette blessure leur avait été mortelle.

– Trouvons la pièce et fichons le camp d'ici ! déclara Aurore.
– Entièrement d'accord, dit Justin.

À ce moment-là, la trappe se referma d'un claquement sec. Quelque chose frappa contre le panneau d’entrée. Trois coups secs et réguliers. Puis cela recommença encore et encore.

– C'est un esprit frappeur. Mais il doit être très puissant pour avoir tué les Trolls, déclara Dina. Si on lui ouvre, il nous blessera aussi fatalement qu'eux.

Brusquement, une force implacable les força à se coucher sur le sol. Les coups frappés contre la trappe redoublèrent. Sony s'écroula lourdement, et se mit à trembler plus fort, les yeux révulsés.

– Si on lui ouvre... on subira la même chose que les Trolls, parvint à articuler Dina malgré la pression exercée sur elle.

La pression se relâcha, ils purent respirer normalement.

– Dina ! Viens m'ouvrir s'il te plait ! fit la voix de sa mère.
– Tu n'es pas ma mère !
– Ça me fait de la peine que tu dises ça ma chérie. Ouvre-moi, j'ai si peur ! se lamenta la voix.
– Erreur, ma mère n'a jamais peur. Surtout pas d'un vulgaire esprit frappeur.

Le silence revint.

– Il est parti ? demanda Justin.
– Pas pour longtemps à mon avis, répondit Dina.


Aurore s'approcha de Sony. Louka le poussait du bout de la truffe et pleurait. Quand Aurore le caressa et le rassura, Sony cessa de trembler, et se releva lentement.
Un éclair illumina un bref instant la pièce. Sony s'approcha du grand coffre de bois. Il se mit à renifler. Louka le rejoignit et ils se mirent à gratter le coffre.

– Pas besoin de nous traduire, je pense qu'ils veulent qu'on l’ouvre, dit Evan.

Justin alla ouvrir le coffre. Il était bourré de vieilleries en tout genre.

– Surtout, qu'il ne le prenne pas mal, c'est un très beau chien, et qui a l'air très brave. Mais, pour un chien dressé pour appartenir à un Guildéen, il n’est pas un peu peureux ? demanda Evan pendant que Justin et Dina fouillaient le contenu de la malle.
– Il est malade. La Guilde voulait s'en séparer, mais son maître ne voulait pas. Il disait que ce n'était pas le plus courageux et qu'il était peut-être malade, mais qu'il était très doué sur le terrain. Et puis Louka et lui sont inséparables.
– Qu'est-ce qu'il a comme maladie ? demanda Evan sérieusement.
– Ils ne connaissent pas bien cette maladie mais moi je la connais. Il est épileptique. Mon frère l'est aussi.
– Je ne savais pas que tu avais un frère, lui dit Dina.
– Je ne sais pas si vous, vous en avez. C'est vrai qu'on ne sait pas grand chose les uns sur les autres, répondit Aurore.
– On n’a pas vraiment eu le temps pour ça. Mais il faudra y remédier quand on sortira d'ici, dit Dina.
– Regardez ! J'ai trouvé un journal intime, dit Justin.
– Qu'est-ce que ça raconte ? demanda Evan.
– Celui qui l'a écrit est un certain Wilfried Hipert. Sa famille vivait là depuis des générations. Il vivait là avec sa femme et ses deux filles. C'étaient des jumelles, raconta-t-il, en le parcourant rapidement. Vers la fin du journal, il dit qu'il a découvert que sa femme
avait une liaison avec le jardinier. Il dit qu'il était fou de douleur, et qu'il s'est réfugié dans l'alcool. Il n'osait pas l'affronter, et lui avouer qu'il savait pour son infidélité.
– Tu parles ! Il a dû la tuer et voilà pourquoi on a un esprit frappeur sur le dos ! dit Evan.
– Ne tire pas de conclusion trop vite, lui dit Justin, il dit aussi qu'il est tombé sur une lettre dans la chambre de sa femme. C'était une lettre de son amant. Il disait dans la lettre qu'il ne pouvait pas tuer son mari parce que c'était un homme bien, et que ça ne serait pas bien pour leurs filles. Il disait aussi qu'il préférait rompre avec elle. Ça s'arrête là, fit Justin en
fermant le journal.
– Il faut trouver lequel est mort. L'esprit frappeur, c'est celui qui s'est fait assassiner, dit Dina.
– Il n'y a pas d'autres indices dans le coffre ? demanda Aurore.

L'esprit recommença à frapper, mais avec plus d'insistance. Louka et Sony se mirent à aboyer.

– Non, il n'y a rien d'intéressant, répondit Dina.
– Il faut descendre. Il faut fouiller la maison, et aussi le jardin, dit Evan.

Soudain, il cessa de frapper.

– T'as entendu, il s'est arrêté quand tu as parlé du jardin, dit Justin.
– Le corps doit être enterré dans le jardin, c'est logique ! s’écria Evan.
– Oui, et il faut brûler le corps, après avoir versé une potion dessus, dit Dina.

Louka et Sony se mirent à aboyer de nouveau. Aurore les observa puis dit aux autres :

– Ils disent qu'ils peuvent passer par la fenêtre pour atterrir dans le jardin. Ils chercheront le corps pour nous.
– Ils ne vont pas se tuer à cette hauteur ? demanda Dina.
– Ils disent que non, lui répondit Aurore.
– Bon, très bien, allez-y, pendant ce temps, je préparerai la potion, dit Dina aux chiens.


Justin leur ouvrit la fenêtre, et ils sautèrent au-dehors. Malgré la hauteur, ils se posèrent aisément sur le sol. Dina fouilla dans son sac à la recherche des ingrédients pour la fabrication de la potion.

– Quand j'aurai fini, il faudra la faire chauffer. Je devrai aller dans la cuisine, dit Dina.
– Je pense que l'esprit est allé surveiller sa tombe. Je vais aller jeter un coup d'œil dans la maison, n'oublions pas qu'il faut trouver la pièce, dit Justin.
– Je viens avec toi, lui dit Aurore. Il te faut combien de temps pour que ta potion soit prête ? demanda-t-elle à Dina.
– Environ une demi-heure, il faut laisser infuser, lui répondit-elle.
– Très bien, à tout à l'heure ! dit Justin à Dina et Evan.

Aurore et Justin ouvrirent la trappe, et descendirent les escaliers. Evan aida Dina à broyer ou hacher des herbes. Dix minutes plus tard, la potion était presque prête. Tous les deux quittèrent à leur tour le grenier, ils retournèrent au rez-de-chaussée sans croiser ni leurs amis, ni les chiens, ni l'esprit. Une fois dans la cuisine, Evan trouva une casserole, et Dina y versa la potion. Elle la fit bouillir sur le poêle à bois, et la laissa un peu infuser. À ce moment-là, Aurore et Justin entrèrent dans la cuisine.

– Je pense qu'on a trouvé où est cachée la pièce. Elle est au sous-sol, leur dit Justin.
– Il y a une forte concentration de magie, on l'a sentie de loin, continua Aurore.
– Parfait, il va falloir faire vite ! La potion est prête ! fit Dina.

Dina fut interrompue par l'arrivée des chiens qui semblaient extrêmement essoufflés.

– Ils l'ont trouvé, il faut les suivre ! dit Aurore.

Dina prit la potion qu'elle avait versée au préalable dans un bol, et ils suivirent leurs nouveaux amis. Ces derniers les conduisirent dans le fond du jardin. Il pleuvait à verse. Là,une tombe venait d'être découverte. Sony et Louka avaient creusé et déterré le cadavre. Sans plus attendre, Dina s'apprêta à verser la potion dessus, quand le froid s'intensifia, et que le hurlement d'une bête se répercuta dans tout le domaine. L'esprit frappeur n'était pas content.

Dina versa le contenu du bol sur le squelette, et eut le temps de voir que les habits qu'il portait, étaient ceux d'un homme, avant que la potion ne commence à le ronger. Justin utilisa ensuite ses pouvoirs pour y mettre le feu. Le hurlement s'intensifia, Dina et Justin furent projetés à terre. Le hurlement devint un cri, puis un murmure avant de s'éteindre complètement. L'atmosphère se réchauffa, le vent se calma, et la pluie cessa. Ils virent une silhouette fluorescente s'élever de la tombe. À ses vêtements qui ne venaient pas de quelqu'un de noble, ils purent voir que c'était le jardinier qui était en fait l'esprit frappeur. Il leur sourit, comme pour dire merci, et s'éleva dans les airs avant de disparaître.

– Voilà une bonne chose de faite ! s'exclama Aurore.
– On se croirait dans un film d’horreur, dit Evan.

Ils retournèrent tous à l'intérieur du manoir, passèrent dans le salon, et ouvrirent une porte qui, Evan l'aurait juré, n'était pas là tout à l'heure.

– Elle est apparue quand on s'est approché, lui dit Justin, comprenant à quoi il pensait.

Justin l'ouvrit, et ils descendirent un long escalier de pierre en spirale. Ils pensaient arriver dans un sous-sol sombre et lugubre, mais en réalité, dès que Justin posa un pied à l'intérieur, les chandeliers qui étaient accrochés aux murs s'allumèrent d'eux-mêmes.
Plusieurs tonneaux contenant du vin étaient entreposés au fond. La cave n'était pas très grande, et rien ne pouvait la distinguer des autres caves classiques.

– Je sens la magie, mais je ne vois pas ce qu'on doit faire ! s'exclama Evan.

Dina prit un morceau de bois qu'elle avait dans son sac, et le jeta au centre de la cave. Rien ne se produisit. Ils s'avancèrent donc, lentement, et arrivèrent au fond sans que rien ne se produise. Aurore tâta les murs, les autres l'imitèrent, et les chiens reniflaient dans tous les coins. Mais toujours rien ne se produisit, ni attira leur attention.

- Ce n'est peut-être pas là, dit Aurore.
- Non ! C'est forcément là, on peut tous le ressentir, dit Justin.
- Ce n'est peut-être pas quelque chose qu'on doit faire, ou trouver, mais quelque chose qu'on doit dire, suggéra Evan.
- Possible, dit Dina. Mais qu'est ce qu'on doit dire ? Essaye n'importe quoi on verra bien, lui dit-elle.
- Pourquoi moi ?
- C'est ton idée !
- Bon. Euh ...Nous sommes des membres de la Guilde Enchantée. Nous venons chercher la pièce d'or qui nous permettra d'accomplir notre mission, dit-il d'une voix forte, mais mal assurée.

Il se sentait ridicule de parler dans le vide. Le silence dura un moment. Puis, il reprit :

- Nous sommes envoyés par le Conseil des Anciens. Nous devons mettre les pièces à leur place !
- Vous devez dire le mot de passe ! déclara une voix forte et caverneuse.
- Quoi ? On ne nous a jamais parlé d'un mot de passe ! s'exclama Evan.
- Bon réfléchissons. Un mot de passe. Qu'est-ce que nous savons sur cette pièce ? demanda Dina.
- Qu'elle était destinée soit à l'Elfe, soit à la fille de la reine Présine, répondit Aurore.
- C'est juste. Et je pense que c'est celle de la princesse Palestine. Dans le livre qu'on nous a donné, il était marqué qu’elle était dans la forêt noire au moment où elle s'est fait tuer par les Trolls. Elle n'a pas dû l'envoyer très loin, dit Justin avec justesse.
– Tu dois avoir raison. Le mot de passe doit être Palestine. Mais tu crois qu'elle aurait utilisée son propre prénom comme mot de passe ? demanda Dina.
– Je viens de comprendre, on n’a pas pu nous donner un mot de passe parce que personne ne savait lequel c'était, ni même qu'il y en avait un. Le Conseil savait où trouver la pièce, parce qu'ils avaient établi une sorte de plan B au cas où l'un d'entre eux n'atteindrait pas notre monde. Mais, je pense qu'ils ont dû laisser le soin à chacun de piéger l'endroit pour éviter que les Trolls ou autres ne s'en emparent. Nos ennemis ont dû finir par comprendre que l'une des pièces se trouvait ici, à moins qu'ils n'aient fait que le supposer, ou qu'un membre du Conseil soit un traître. Donc, pour nous, le mot de passe doit être simple, par rapport aux informations que l’on possède. Et je suis certain qu'il n'y a que le conseil et nous qui connaissions l'identité des membres de la Guilde qui étaient chargés d'aller sur Terre. Le mot de passe est bien Palestine, dit Justin.
– Le mot de passe est correct, gronda la voix.

Un socle de pierre apparut au centre de la cave. La pièce d'or luisait grâce à la lumière des bougies qui s'y reflétait.

– Bien joué Justin. Bon raisonnement, lui dit Evan.
– Seule la personne ayant trouvé le mot de passe peut détenir la pièce ! dit la voix caverneuse.
– À toi l'honneur, alors, lui dit Dina.

Justin s'empara de la pièce. Le socle disparut. Ils remontèrent les escaliers en vitesse, traversèrent le salon, et sortirent avec soulagement du manoir.

L'air frais leur fit du bien. Un soleil éclatant les éblouit alors qu'il était six heures du soir.
Ils descendirent la colline, et traversèrent à nouveau le village, qui, cette fois, grouillait de monde.

Les gens riaient, sautaient, et dansaient. Ils les acclamèrent tous, car ils savaient que c'était grâce à eux que leur cauchemar était enfin terminé. Les effets néfastes de la présence de l'esprit frappeur s'étaient dissipés.

À présent, les Guildéens devaient se mettre en route pour les Montagnes du Nord. Mais malgré leur brillante victoire, ils savaient tous que le chemin était encore long et incertain. L'angoisse leur revint comme un boomerang. Arriveraient-ils à sauver Zach et Kerof ? Leur avaient-ils déjà révélé des secrets ? Toutes ces questions les firent replonger dans la crainte.
Note de fin de chapitre:
Qu'en pensez-vous ?
Vous devez vous connecter (vous enregistrer) pour laisser un commentaire.