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Notes d'auteur :

Dernier chapitre ! C'est la fin du voyage pour nous, et le début pour Ayu et son incorrigible Kei... Enfin, rien ne vous empêche de tout relire s'ils se mettent à vous manquer. Sans plus attendre, l'épilogue :

 

Deux semaines plus tard, Ayu se tenait debout devant l’autel dans une robe de créateur dont elle n’avait même pas osé demander le prix, qui la moulait terriblement partout où il ne fallait pas. Elle avait des épingles plein les cheveux pour faire tenir un postiche ridicule, et redécouvrait douloureusement pourquoi elle faisait l’effort de couper régulièrement ses cheveux afin qu’ils restent courts.

La chapelle n’était pas très remplie et pratiquement aucun geste ne pouvait passer inaperçu, mais Ayu ne se gênait pas pour fixer Kei, en costume de l’autre côté de l’autel, et lui faire comprendre d’un regard courroucé qu’elle était tout sauf à l’aise dans cette situation.

Pour toute réponse, il pouffa en faisant mine de redresser son nœud papillon.

Entre eux, Yamada-san se pencha à peine pour leur glisser le plus discrètement possible :

— Dites donc, vous pouvez la mettre en veilleuse, vous deux ? C’est MON mariage.

Umemaru Sanae, splendide dans sa robe de mariée, lui donna un petit coup de coude.

— Enfin, notre mariage. Bref, pas le vôtre, quoi.

Kei fit un petit signe de tête pour lui désigner l’homme d’église visiblement irrité par leurs échanges, et Yamada-san se laissa convaincre. Ayu reporta son regard sur l’assistance dans la chapelle. Il y avait une vingtaine de personnes, tout au plus. La famille proche de chacun des deux mariés, une poignée d’amis intimes et un photographe officiel, mandaté par les deux agences de représentation respectives de Yamada-san et Umemaru Sanae. Tous deux avaient utilisé les témoins comme jokers pour inviter le plus d’amis possibles à leur première cérémonie très privée, et de chaque côté de l’autel, Ayu et Akida-san étaient encadrés par quatre autres demoiselles d’honneur et témoins chacun, dont Takashi-san du côté de Kei.

Ayu se sentait minuscule et plutôt minable au milieu de toutes ces stars, mais elle se rassurait comme elle le pouvait en se répétant qu’au moins, vu le goût bien connu de son petit ami pour les américaines, il y avait peu de chances qu’elle se tienne en ce moment même entre deux filles avec lesquelles il aurait fricoté. Elle était bien placée pour savoir qu’on ne pouvait pas en dire autant de la mariée, mais déterminée à emporter ce secret dans la tombe.

En deux semaines aux côtés d’Akida-san, elle n’avait pas seulement eu un avant-goût des petits plaisirs – notamment culinaires – que peuvent s’offrir les plus fortunés. Elle avait également pu avancer un peu plus loin dans les coulisses du show-business, et presque tout ce qu’elle avait vu ou compris l’avait glacée sur place. Heureusement, tous les deux avaient établi une seule règle de départ entre eux : les ennuis qui viendraient de ce monde-là, Kei s’en chargerait, et il semblait résolu à tordre le cou à quiconque s’approcherait d’un peu trop près. Quand sa voiture avait passé la journée avec les paparazzis sur le parking de l’immeuble d’Ayu, quelqu’un en avait rayé la carrosserie, et il avait fallu trois managers de son agence pour le retenir de taper sur les prétendus journalistes. Le roi du détachement envers les soucis inhérents à sa célébrité avait failli se retrouver au poste de police du quartier. La jeune femme prenait ça comme un bon présage quant à sa réactivité si jamais quelqu’un osait publier une photo d’elle dans un tabloïd.

Au bout d’une semaine, il avait fini par lui suggérer de prévenir ses parents au cas où cela arriverait. Cela avait surtout des allures de prétexte pour la pousser à leur téléphoner, car elle lui avait avoué ne pas avoir entendu parler d’eux depuis plus d’un an. Elle ne les avait pas encore appelés, mais se préparait mentalement à la tâche. Il faudrait qu’elle le fasse un jour. Et puis mieux valait les mettre au courant, plutôt qu’ils n’aient des nouvelles d’elle que dans les pages potins people d’un vieux numéro de Friday.

Elle n’avait pas rencontré les parents de Kei. Il lui avait proposé de l’accompagner chez eux, mais elle avait freiné des quatre fers et il avait fait l’effort de ne pas insister. Elle avait parfois l’impression qu’il essayait de se retenir avec elle et le soupçonnait d’agir ainsi à cause de ce qu’il avait appris sur la façon dont son ex la traitait. Cependant, connaissant son sale caractère, Ayu n’était pas si inquiète et comptait sur lui pour cesser de la traiter comme si elle était en sucre dès que ses souvenirs se seraient faits un peu lointains.

 

Les mariés échangèrent les anneaux, et s’embrassèrent. Ayu ne put s’empêcher de remarquer que Kei ne la quittait pas des yeux, et quand leurs regards se croisèrent, elle eut du mal à soutenir le sien sans rougir. La façon dont il la regardait avait des allures de défi. Lorsqu’il la regardait comme ça, elle n’avait qu’une hâte : qu’ils se retrouvent enfin seuls, pour se mettre d’accord à travers beaucoup d’activités inavouables, pendant très longtemps.

 

À la fin de la cérémonie, elle eut tout juste le temps de saluer les mariés chacun à leur tour avant qu’ils ne s’éclipsent pour un sobre repas en famille, et Kei l’attrapa par le bras pour l’embrasser, tout d’abord, puis la guider vers la sortie de secours.

— Attends, si toutes les célébrités sortent par là, ça doit valoir le coup d’attendre un peu et de sortir par la vraie porte, surtout si c’est la discrétion que tu recherches.

— C’est exactement ce que je recherche, oui. Je veux cacher ma copine, j’ai peur que ceux qui te verront essaient de te séduire. Je te garde pour moi tout seul.

— Heureusement que j’ai dépassé ce genre de craintes, sinon, qu’est-ce que je devrais dire !

— Dommage qu’il n’y ait pas de réception, enchaîna Kei. J’aurai bien aimé que tu attrapes le bouquet.

— J’aurai un bouquet le jour de mon mariage et ce sera largement suffisant, trancha Ayu. Je vois bien que pour vous, acteurs et chanteurs, c’est amusant de se marier quand l’envie vous prend, mais tu sors avec une fille qui a mis six mois à se décider avant de changer de marque shampoing. Clairement, c’est pas avec moi que tu vas brûler les étapes.

— Alors, tous les deux, vous prenez racine ?

Ayu et Kei se retournèrent pour tomber nez-à-nez avec Takashi-san, au bras de sa petite amie. Ayu écarquilla les yeux : c’était la première fois qu’elle rencontrait la jeune femme, et elle était aussi petite qu’elle, alors que Takashi-san dépassait Kei. Leur différence de taille était impressionnante. Pourtant, elle croyait se souvenir que la copine de Takashi-san était mannequin.

Kei le salua, et il fit les présentations.

— Fuse Ayu-san, Narimiya Miku. Kei, je crois que vous vous êtes déjà rencontrés.

Il acquiesça et inclina sobrement la tête pour la saluer à son tour. Ayu plissa les yeux. Quelque chose clochait. Connaissant la franchise habituelle de Takashi-san, elle décida qu’elle pouvait parler franchement elle aussi et demanda à Kei :

— Il y a quelque chose que je devrais savoir ?

L’échange de regard rapide entre les trois personnes lui confirma qu’il y avait anguille sous roche. Takashi-san semblait amusé par la situation, alors que sa copine avait l’air plutôt gênée. Quant à Kei, il portait à merveille le masque de l’écolier pris en faute. Au bout de quelques secondes, Takashi-san donna un petit coup sur l’épaule à Kei.

— Allez mon vieux, ne la laisse pas mariner.

De son côté, Ayu commençait à se demander qui elle allait devoir poignarder en premier avec ses talons aiguille, quand Takashi-san enchaîna :

— Ils sont gênés ! Ce qu’ils n’arrivent pas à te dire, c’est juste que lorsque j’ai rencontré Miku alors qu’ils travaillaient tous les deux, pour rire, j’étais allé voir un photoshoot déshabillé de Kei. Son seul à ce jour, d’ailleurs, au grand désespoir de ses fans, pas vrai ?

— Heureusement pour les tiennes que t’en as jamais fait, grommela Kei entre ses dents. T’es moche.

Ayu lui décocha un petit regard en coin pour s’assurer que ses oreilles ne l’avaient pas trahie et qu’il venait bien de répliquer de cette façon.

— Jun m’avait dit que vous ne connaissiez pas du tout Kei avant de travailler sur votre drama, lui dit la jeune femme, mais si vous ne connaissez même pas cette série de photos, c’est encore plus vrai. C’est un de mes travaux les plus connus.

Ayu se demanda s’il serait correct de lui répondre qu’elle n’avait pas besoin de photos de lui sans ses vêtements, puisqu’elle l’avait en vrai à la maison quand elle le voulait, mais décida que ce genre de réflexion était peut-être trop franc pour un premier échange. Elle se contenta de sourire et de répondre :

— Félicitations, alors. Je suis ravie de rencontrer la petite amie de Takashi-san, il m’a beaucoup parlé de vous, ajouta-t-elle en déformant un peu la réalité.

— L’inverse est vrai. Quoique ces dernières semaines, j’ai un peu moins de nouvelles.

— Ça, c’est parce qu’ils lui ont fait signer la clause de confidentialité, expliqua Takashi-san. C’est nul, Fuse-san, on ne peut même plus échanger de potins.

Kei bondit.

— Tu lui parles de moi dans mon dos ?

— Mais non. Il est toujours en train de me demander des trucs, et il fait les questions et les réponses.

— Je connais ça, confirma Narimiya Miku.

— Bref, trancha le principal intéressé. On n’est pas venus simplement vous dire bonjour, même si on apprécie votre compagnie. Je suppose que vous êtes pressés de vous retrouver tous les deux, sachant que Kei commence à travailler avec nous sur le nouvel album dès lundi…

— Je sais, j’ai pas oublié, j’y serai.

— Super. Je voulais parler à Fuse-san, déclara-t-il en se tournant vers Ayu. Miku me parlait d’un projet de couverture de magazine sur lequel un ami photographe va travailler. Comme je lui avais mentionné que tu as fait tes armes sur des maquillages de théâtre classique, elle s’est dit…

— Je me suis dit que ça pourrait vous intéresser. C’est un photographe reconnu, je ne sais pas si vos travaux pourraient s’accorder, mais je peux vous mettre en contact.

Ayu ne savait pas quoi répondre.

— Merci, finit-elle par dire. Oui, merci, volontiers.

— Alors je te ferai passer ça par Kei, déclara Takashi-san. Bon, eh bien, à la prochaine, Fuse-san.

Tous les quatre se saluèrent, Ayu remercia à nouveau la petite amie de Takashi-san, et les deux couples repartirent chacun de leur côté. Comme l’avait prévu Ayu, ils réussirent à éviter la plupart des photographes devant la chapelle, et prirent place dans la voiture de sport de Kei, qui en avait fait reprendre la carrosserie à cause de la portière rayée. Le bolide était plus jaune que jamais.

 

Kei mit le contact, non sans avoir échangé un long baiser avec Ayu. Ils pouvaient supporter d’être séparés la journée, mais s’ils devaient se trouver dans la même pièce un certain temps sans aucun contact physique, ils se transformaient en vrais lycéens dès qu’ils pouvaient profiter d’un peu d’intimité.

Ayu arracha le postiche de ses cheveux avec un soupir d’aise, et Kei lui décocha un petit regard en coin en manœuvrant.

— Heureusement que tu fais pas mon métier.

— Oui, heureusement, comme tu dis. C’est déjà assez dur de regarder.

— Bon, je vais où ?

Elle leva un sourcil.

— Comme tu veux. Chez toi, chez moi… Avant que tu fasses ton choix, je tiens quand même à préciser que chez moi, il n’y a pas de jacuzzi, mais c’est toi qui vois.

Kei tarda à répondre, guettant les panneaux de signalisation, et Ayu le vit soudain s’engager sur l’autoroute.

— Kei, tu t’es décidé ? Où tu vas comme ça ?

— Je t’emmène voir la mer.

Ayu resta interdite.

— La mer, là où il y a plein de sable, alors que je suis en talons et que ma robe coûte sûrement aussi cher que la caution de mon appartement ?

— Oui.

Elle haussa les épaules. Parfois, la simplicité avait du bon. C’était le week-end, elle n’avait officiellement plus de travail, mais assez pour payer son loyer. Son petit ami – le meilleur du monde – voulait l’emmener à la mer… Pourquoi pas ?

Elle regarda le paysage défiler à travers la vitre. Bientôt, la voiture sortit de la ville et Ayu put admirer les arbres et arbustes gelés au-dehors. Elle frissonna et bénit le chauffage qu’il y avait dans la voiture. Un cliquetis bien connu lui fit tourner la tête, juste à temps pour voir Kei appuyer sur le bouton de l’autoradio : c’était parti pour en voyage entier rythmé par ses chansons. Cela faisait bien longtemps que ça ne dérangeait plus Ayu, même si elle ne lui avait pas encore avoué qu’elle possédait désormais un exemplaire de chacun de ses albums. C’était la seule chose qui l’empêchait de lui demander de chanter pour elle ; elle craignait pour son orgueil, car s’il enflait un tout petit peu plus, elle ne pourrait plus rentrer dans la voiture avec lui.

Kei tendit ensuite la main vers la boîte à gants, mais Ayu l’interrompit.

— Non, arrête, laisse-moi faire, je peux t’attraper tes trucs. Regarde plutôt la route, je veux vivre, moi.

— Passe-moi l’étui à lunettes.

Elle le lui tendit, non sans remarquer que la boîte à gants était pleine à craquer d’objets qui n’avaient rien à faire là : un cendrier de poche, des briquets fantaisie, un foulard, une casquette de base-ball, des préservatifs, de la crème pour les mains, des pastilles pour la gorge…

— C’est la caverne d’Ali-Baba, ta boîte à gants !

— Ne fouille pas trop, dit-il en dépliant ses lunettes de soleil.

— Pourquoi, tu as caché… Non mais je rêve ! Ce sont tes lunettes spéciales gueule de bois !

— Hein ? Non, c’est pas vrai.

— Si ! s’écria Ayu. Je me souviens, tu les portais la toute première fois qu’on s’est parlé. J’étais en retard aux studios, je faisais quelque chose sur mon portable, et tu m’as embusquée au coin d’une rue pour me dire d’effacer les photos de toi que j’avais prises.

— Je m’en souviens, répondit Kei. Tu m’avais suivi depuis le métro.

— Non, je me trouvais juste au même endroit au même moment, et j’ai exactement la même envie de te taper quand tu dis des choses comme ça.

Kei resta silencieux quelques secondes, puis déclara :

— Je vois pourquoi Dai m’a dit que ça me ferait du bien d’être avec toi. Je ne suis pas sûr d’être d’accord là-dessus, mais je vois.

— Celui-là, répliqua Ayu, il peut parler.

Ils éclatèrent de rire, et Ayu eut une petite frayeur quand elle vit leur voiture s’écarter de sa file avant d’y revenir. Kei roulait toujours à tombeau ouvert, Ayu savait qu’elle allait devoir se faire une raison à ce sujet, et se résoudre à devoir se cramponner à la portière pendant tout le trajet à chaque fois que Kei l’emmènerait quelque part.

Elle avait espéré pouvoir le convaincre d’abandonner cette horrible habitude, mais lorsqu’il essayait de conduire à la limite autorisée, il parvenait à s’y tenir cinq minutes tout au plus puis accélérait à nouveau, avant de se souvenir qu’il était censé ralentir… L’alternance un peu trop rapide des deux vitesses donnait envie de rendre son repas à Ayu, aussi avait-elle cédé assez vite sur le sujet, pour la tranquillité de son estomac. Elle s’occupait désormais de maintenir l’attention de Kei sur la route, une tâche tout aussi difficile, car il était certain de pouvoir conduire les yeux fermés. Il avait déjà tenté de lui en faire la démonstration sur un tronçon d’autoroute, mais avait fini par être forcé de rouvrir les yeux à cause des hurlements de la jeune femme.

 

Lorsqu’ils arrivèrent à destination, le soleil était presque couché. Kei se gara près de la plage, le plus près possible sans avoir les pneus dans le sable. Ayu enfila son manteau avant de sortir de la voiture, et eut un petit rire en voyant Kei en sortir à son tour.

— Tu es sûr que personne ne va te reconnaître, habillé comme ça ?

Malgré l’heure tardive, il portait ses lunettes de soleil, et une casquette qui disparaissait sous la capuche de sa veste. L’attirail détonnait franchement avec le smoking qu’il avait dû porter pour la cérémonie. Il aurait tout aussi bien pu se balader avec une pancarte : “Je suis une célébrité”.

Il haussa les épaules.

— Occupe-toi de tes affaires, on va rater le coucher de soleil.

Il hâta le pas en se dirigeant vers la mer. La plage était presque déserte, et Ayu pouvait comprendre pourquoi, car elle dut retirer ses talons pour avancer dans le sable, persuadée qu’elle aurait les pieds bleus de froid avant d’avoir parcouru dix mètres.

— Attends ! Où tu vas comme ça ?

— Je veux qu’on voie le coucher de soleil.

Ayu trottina derrière lui un moment, jusqu’à ce qu’il s’arrête et baisse ses lunettes de soleil pour scruter l’horizon. Le bruit paisible des vagues occultait tous les sons qui auraient pu leur parvenir.

— Je crois qu’on l’a raté, finit-il par déclarer.

Ayu se rapprocha pour se coller à lui. Elle frissonnait. Elle ne savait pas trop quoi répondre.

— Tu voulais voir le coucher de soleil pour une raison particulière ?

— Oui. C’était pour quelque chose d’important. Après le mariage d’aujourd’hui, et tout ça.

La jeune femme manqua de lâcher ses chaussures, et parvint à plaisanter :

— Ne me dis pas que tu es du genre pressé, et que tu vas me sortir une bague de ta poche.

— Hein ? Non.

Ayu leva les yeux au ciel.

— Non, reprit-il. T’inquiète, quand je te demanderai en mariage, tu le sauras.

Était-ce possible de rougir des pieds à la tête ? Car Ayu avait la très nette impression que c’était en train de lui arriver. Mais Kei ajouta :

— Je voulais qu’on ait un vrai beau rendez-vous.

Elle trouva cette réponse si adorable qu’elle eut du mal à s’empêcher de faire une remarque.

— Franchement, depuis le lycée, je n’ai jamais pu emmener personne en rendez-vous amoureux. J’ai tourné un clip ici, il y avait ce coucher de soleil, et c’était vraiment beau. En plus, c’était l’été, il faisait chaud, c’était agréable.

— Alors peut-être qu’on pourra revenir cet été ? Quand je ne claquerai pas des dents.

— On fera ça. Mais on est venus jusqu’ici…

Il semblait vraiment contrarié d’avoir manqué le coucher de soleil. Ayu lui prit la main.

— On va quand même en profiter. Viens, on retourne dans la voiture, sinon c’est pas en rendez-vous que tu vas devoir m’emmener, mais aux urgences.

Il la suivit, et de retour dans la voiture, ils s’installèrent sur le siège passager, Ayu sur les genoux de Kei, dans les bras l’un de l’autre, détendus. La nuit tombait progressivement, l’habitacle chauffé les protégeait du bruit et des éventuels regards. Ayu se blottit contre Kei.

— On n’est pas bien, là ?

— Si.

Puis, lentement, alors que la lumière du jour achevait de disparaître à l’horizon, de petites lueurs se mirent à scintiller dans le ciel nocturne.

— Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai vu les étoiles, murmura Ayu.

— De rien, répondit Kei.

Elle tourna la tête vers lui et vit qu’il souriait. Ils entrelacèrent leurs doigts et contemplèrent les étoiles.

Ayu prit un instant pour apprécier le fait qu’elle se tenait sur les genoux et dans les bras de son précieux Akida Kei, sous la voûte étoilée. Une toute nouvelle sensation lui réchauffait la poitrine. Elle se tourna à nouveau vers Kei qui la regarda tranquillement dans les yeux, et comprit. Elle était heureuse.

Kei passa doucement la main derrière sa nuque pour l’attirer vers lui, mais elle ne le quittait pas du regard. Il finit par s’impatienter.

— Je sais que je suis beau, ça va. Tu veux bien m’embrasser, maintenant ?

Avec un sourire, elle finit par se pencher vers lui, et scella ses superbes lèvres avec les siennes.

 

 

FIN

 

Note de fin de chapitre:

Et tout est bien qui finit bien ! 

Merci encore à Ocee qui a relu toute cette histoire à travers ses nombreuses phases, et ce dès 2009, sans elle vous n'auriez jamais pu lire le fin mot de cette histoire. Merci à l'équipe du Héron pour son travail sur ce site.

Merci à vous d'avoir tout lu et d'être entré-e-s dans l'univers particulier d'Ayu pendant 25 chapitres, et de m'avoir laissé des commentaires pour me faire savoir ce que vous en pensiez. C'est le seul salaire de l'auteur :)

Un peu de contexte si l'univers de l'histoire vous a plu : tout se situe au Japon au tout début des années 2010. L'histoire est vraisemblablement truffée d'erreurs quant à la vie à Tokyo, et je ne parle même pas des différences culturelles. Cependant, je peux vous offrir un petit épilogue supplémentaire plein de happily ever after ; le chanteur qui a inspiré Akida-san a accueilli son premier enfant 6 mois après avoir épousé une collègue actrice. Leur famille s'est récemment agrandie d'un petit deuxième, sept ans plus tard. L'acteur qui a inspiré Takashi-san a récemment été arrêté pour possession de marijuana, en compagnie de sa copine mannequin. Lors de leur comparution devant le juge, elle a mis un genou à terre et l'a demandé en mariage.


A présent, vous pouvez continuer vos pronostics sur la suite de ce qui arrivera à Ayu et Kei... Mais vous n'avez plus comme limite que votre imagination ! J'espère que cette histoire vous a plu, et qu'on se reverra sur d'autres à l'avenir ;)

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