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Notes d'auteur :

Vos gentilles reviews ont rappelé Ayu et Kei à mon bon souvenir - voici le chapitre 23, et on commence le compte à rebours, car il n'y aura plus que le 24 et le 25 ensuite !

— Vous savez quoi ? déclara Ayu. J’ai dit que j’allais faire du thé, alors on va s’asseoir tranquillement et en boire un. Maintenant. Ensuite, on discutera tranquillement. De toute façon, dites-vous bien qu’il n’y a pas le feu.

Elle alla mettre en route la bouilloire, mais sursauta en entendant un choc sourd derrière elle et un petit cri de Yuko. En se retournant, elle vit que Kei avait donné un coup de poing dans un mur, et à en croire ses traits crispés par la douleur, il était en train de comprendre que ce genre de geste était nettement moins cool dans la vraie vie que dans les films.

— Je veux tout savoir maintenant, exigea-t-il. Je veux savoir exactement pourquoi je vais aller le casser en deux.

Toujours prêt à mettre la charrue avant les bœufs, il ne savait pas exactement de quoi il en retournait, mais la solution était probablement d’aller taper sur quelqu’un dans une merveilleuse démonstration de machisme stupide.

— Oulà, on se calme, plaisanta Yuko.

— Toi, personne t’a rien demandé ! claqua Kei.

Ayu s’empara d’un verre qu’elle avait laissé traîner et le jeta violemment dans l’évier, où il se brisa avec un grand bruit. Ça commençait à bien faire.

— Ça suffit ! Personne ne va casser la figure à qui que ce soit ! Kei, ne manque pas de respect à Yuko. Il est hors de question que je me laisse dicter ma conduite chez moi, alors vous allez faire ce que je vous dis ! Je vous demande juste deux petites minutes, le temps que le thé soit prêt, ça va, vous pensez survivre ?

Kei n’en avait pas l’air certain, mais personne ne lui laissa le choix.

Quand ils furent tous les trois assis autour de la table, avec chacun une tasse de thé, Ayu comprit qu’il lui serait impossible de repousser davantage les explications. Elle avait confiance en Yuko, et quant à Kei… elle choisit de lui faire confiance également, à ses risques et périls. Malgré une vague crainte qu’il s’attire des ennuis en voulant passer à tabac l’ex d’Ayu, elle était à peu près certaine de pouvoir trouver un moyen de le raviser s’il manifestait l’envie d’en arriver à cette extrémité.

Ayu prit la parole.

— Avant tout, je vais vous demander de garder tout ça pour vous, et de bien comprendre que j’accepte de vous en parler parce que vous comptez pour moi, mais que c’est mon problème, que j’ai réglé moi-même. Je refuse que vous mettiez le nez dedans, c’est non négociable.

Yuko grimaça.

— N’empêche, objecta Kei. Quand j’ai trouvé ce sale type juste ici et que je l’ai fait dégager, je t’ai bien rendu service !

— C’est vrai, concéda Ayu. Mais je te demande juste de respecter ma décision, tu t’en sens capable ?

Il haussa les épaules et recula dans sa chaise. Ayu prit son absence de refus pour un accord implicite, car après tout, avait-elle déjà obtenu un accord explicite de sa part ? À l’exception, peut-être, de la nuit passée… Elle prit une grande inspiration.

— Bon. Vous allez voir, ça n’a rien d’extraordinaire. Vous le savez tous les deux, mon ex, Yuu-kun, était un sale type. Enfin, il l’est toujours, malheureusement.

— Ça peut toujours s’arranger, grommela Kei.

— C’est vrai ? s’exclama Yuko. Ça doit être possible pour quelqu’un de riche, non ? Il suffirait de payer un tueur à gages, et…

À la vue de l’expression sur le visage d’Ayu, elle s’interrompit net, et lui fit signe de continuer.

— Merci. Lui et moi avons commencé à sortir ensemble un peu avant que je n’entre en école de maquillage. J’avais un petit groupe d’amies à l’époque, mais petit à petit, j’ai fini par m’en éloigner. Il m’a fallu un bon moment pour comprendre que c’était lui qui était derrière tout ça : il me faisait du chantage pour que je le voie lui plutôt qu’elles, il se comportait comme un sagouin quand elles étaient là… Manque de chance, j’ai fini par me rendre compte que c’était simplement un type toxique uniquement après qu’on ait emménagé ici ensemble. Techniquement, ça a toujours été chez moi, mais il a décidé de s’y installer sans me demander mon avis. Là, ça a empiré. Il s’est mis à filtrer mes appels, à me faire culpabiliser si je passais du temps sans lui. J’ai fini par me fâcher pour de bon avec mes parents à ce sujet, on n’a presque plus de contact.

Kei la regardait avec un air incrédule.

— Et tu t’es gentiment laissée faire ?

— Oui, bien sûr, c’est vrai que c’est mon genre ! ironisa-t-elle. C’est plus compliqué que ça. Au début, ça n’était pas si terrible, je pensais pouvoir faire quelques petites concessions. En plus, je n’ai jamais eu une très bonne image de moi-même, et c’était une période de ma vie où j’étais désespérément à la recherche d’un peu d’affection – évidemment, puisque j’avais coupé les ponts avec tous ceux qui pouvaient m’en procurer. Mais je me suis mise à protester et à lui tenir tête, et là, il se posait toujours en victime, même quand ses gestes dépassaient sa pensée. Maintenant, je m’en rends bien compte, mais à l’époque c’était une autre affaire.

Elle s’abîma dans la contemplation de sa tasse de thé. Aussi étrange que cela puisse paraître, les mots lui semblaient être en inadéquation avec la réalité. Ils véhiculaient une violence sourde dont elle avait mis trop longtemps à se rendre compte, et encore aujourd’hui, elle les trouvait démesurés.

— En fin de compte, termina-t-elle, dès que j’ai commencé à sérieusement m’opposer à lui, il a pris ses cliques et ses claques. Bon vent.

— Je peux confirmer, appuya Yuko. Il travaillait dans le même bureau que mon mari, qui s’est retrouvé tout seul pour deux fois plus de travail du jour au lendemain.

— Pour traiter une femme comme ça et s’enfuir à la moindre résistance, ça doit vraiment être un moins que rien.

Les regards échangés confirmèrent que tout le monde à la table était d’accord avec Akida-san. Ayu se redressa sur sa chaise, et s’éclaircit la gorge.

— Maintenant que je vous ai raconté tout ça, vous pouvez honorer la promesse que vous m’avez faite il y a cinq minutes, et me faire le plaisir de ne plus jamais évoquer ça de toute votre vie.

Elle leur jeta un regard noir lorsqu’ils ouvrirent la bouche en même temps pour protester.

— Non. Je ne veux rien savoir. Si je garde cette histoire pour moi, c’est pour de bonnes raisons. Je ne veux pas être la femme qui s’est laissé malmener par un idiot fini. Moi-même j’ai déjà du mal à ne pas me voir comme ça, mais si les autres commencent à me regarder avec ces yeux, je serai vue comme une pauvre victime. Je refuse que ça devienne mon identité. Et c’est quelque chose que je veux éviter à tout prix, vous pouvez comprendre ça ? Je ne l’ai pas subi ; je l’ai surmonté. Je l’ai dépassé. Tout le monde ne s’y prend pas comme ça pour tourner la page, mais moi si. Je suis plus forte que ça et je refuse que vous remettiez ça en question.

Yuko hocha silencieusement la tête, mais Kei croisa les bras et recula sur le dossier de sa chaise. Ayu craignit un instant qu’il ne se lance dans une longue tirade qu’elle n’avait pas envie d’entendre, mais il ne dit rien, et elle décida de profiter de son mutisme boudeur pour mettre Yuko à la porte. Elle lui promit de lui téléphoner dès qu’elle aurait un instant à elle, la remercia d’être passée, et lui promit de passer la voir à son tour sans trop tarder. Son amie n’opposa pas une résistance trop farouche, et après une étreinte qui sembla durer une éternité aux yeux d’Ayu, elle finit par prendre congé. Ayu se retourna alors vers Kei et déclara :

— Je meurs de faim. Donne-moi cinq minutes pour retourner tous mes placards et je te garantis qu’on va manger quelque chose. Je ne sais même plus à quand remonte mon dernier repas.

Elle prit son immobilité pour un signe qu’il n’avait pas l’habitude de préparer à manger tout seul.

 

Au moment de servir son repas improvisé, Ayu faillit préciser à l’homme qui venait d’entrer dans sa vie qu’il ne devait pas s’attendre à ce qu’elle prenne l’habitude de faire la cuisine. Cependant, elle n’était pas dupe quant à la qualité de ce qu’elle préparait, et préféra ne pas risquer d’essuyer en retour une remarque désagréable à ce sujet. Elle se contenta donc de faire glisser un bol en direction de Kei en silence, et pendant plusieurs minutes, on n’entendit que des bruits de mastication : ils étaient aussi affamés l’un que l’autre.

Ce ne fut que lorsqu’elle eut terminé sa nourriture qu’Ayu réalisa qu’ils n’avaient plus eu de contact physique, ni de moment de complicité depuis qu’ils s’étaient levés. Concrètement, cela faisait tout juste une demi-heure, mais elle avait la désagréable impression que cela durait depuis une semaine.

Voilà une autre raison pour laquelle elle avait préféré prendre son temps avant de se remettre à sortir avec quelqu’un : les montagnes russes émotionnelles d’un début de relation ne lui avaient pas manqué. Elle aimait la certitude et la stabilité, un luxe sur lequel elle allait devoir s’asseoir un certain temps. Kei ne lui faisait pas vraiment l’effet d’un homme sûr et stable. Plus gentil et agréable qu’il ne lui avait paru au premier abord, certes. Mais stable ? La soirée digne d’une série B qu’elle avait vécue la veille lui avait clairement démontré qu’elle ne pouvait pas s’attendre à un quotidien des plus calmes. Autant savoir ce qui l’attendait, et se faire une raison tout de suite, si c’était possible. Cela valait bien mieux que d’essayer de le faire changer pour que tout finisse de toute façon dans les larmes et le mélodrame.

Elle avait de plus en plus de mal à supporter le silence, aussi décida-t-elle de prendre les devants et d’imposer son propre sujet de conversation.

— Est-ce qu’on va devoir se cacher des paparazzis ? demanda-t-elle de but en blanc.

— Ça dépend. Est-ce que tu me demandes ça pour éviter de parler de ton ex violent ?

On pouvait lui faire confiance pour mettre les deux pieds dans le plat en la regardant droit dans les yeux. Qu’il avait fort charmeurs.

— Entre autres. Notamment parce que j’ai ta parole qu’on n’en reparlera plus.

— D’accord. T’es pas obligée de parler, mais tu peux m’écouter.

Ayu se força à lever les yeux au ciel pour mieux l’ignorer et commença à se lever, mais il la rattrapa avant qu’elle ait pu décoller ses fesses de la chaise.

— Je veux juste que tu saches que je ne serai pas comme ça.

Elle ne s’attendait pas à cette déclaration.

— Je ne sais pas ce qui se passe dans ta tête. Mais je ne veux pas que tu penses que ça pourrait t’arriver à nouveau.

Ayu détourna le regard. Elle n’était pas préparée à ce que les paroles de Kei fassent mouche. Elle avait l’habitude qu’il dise des sottises, que ses discours tournent autour de son ego, mais pas qu’il ne lui parle avec sérieux avec cette touche de sagesse à peine perceptible. Mais elle était trop préoccupée par son but de ne pas se laisser trahir par sa gorge nouée, pour se réjouir de cette nouvelle facette agréable qu’elle venait de lui découvrir.

— Ce qu’il t’a fait, c’est mal, continua-t-il.

Elle hésita entre souligner l’évidence de son propos et se sentir rassurée qu’il ne soit pas devenu un orateur de génie en quelques minutes, mais décida de le laisser finir.

— Tu es une femme qui a l’air de n’avoir peur de rien. J’aime ça chez toi. Tu sais détourner l’attention. Mais tu n’es pas obligée d’être comme ça avec moi. Tout le monde a peur. Mais tu n’as pas à avoir peur de moi, tu ne dois jamais avoir peur de moi, d’accord ?

Ayu comprit un peu tard qu’il attendait une réponse, et hocha brièvement la tête. Elle tenta de déglutir en toute discrétion pour faire passer cette boule énorme dans sa gorge, en vain. Le discours avait beau être émouvant, elle savait désormais que l’enfer était pavé de bonnes intentions et que se déclarer preux chevalier ne signifiait pas qu’on se rendrait toujours digne du titre.

— Si jamais, pour une raison ou pour une autre, tu te sens menacée, je veux que tu me le dises.

Elle acquiesça à nouveau, cette fois plus pour ne pas le contrarier que parce qu’elle le pensait vraiment. Ses problèmes, elle était assez grande pour s’en occuper seule, et elle était désormais bien plus prompte à inviter ceux qui lui en posaient à prendre la porte.

— Sortir avec quelqu’un, je ne sais pas trop comment ça se passe. J’ai toujours plus ou moins voulu fonder une famille un jour, mais j’ai jamais eu envie de m’occuper de quelqu’un d’autre.

Ayu tenta une courte réponse en s’efforçant de ne pas croasser :

— Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis, je suis ton premier coup de foudre ?

— Hein ? Oh, non.

Bim, il prenait soin de l’ego des autres.

— Mais j’ai pu apprendre à te connaître, et je suis bien avec toi. Ça me rassure de savoir que tu peux t’occuper de toi-même, et que tu n’as pas l’air d’avoir besoin de quelqu’un.

Il sembla hésiter à continuer, puis acheva :

— Si tu n’as pas vraiment besoin de moi, j’ai moins peur de ne pas être à la hauteur. Mais si ça te convient que je sois juste là, avec toi, à te regarder t’énerver contre le monde entier, alors je pense que je me sentirai bien.

Impossible de trouver une autre façon de réagir : Ayu se jeta dans ses bras, enfouit son visage dans son torse. Qui eut cru qu’Akida Kei avait des problèmes d’estime de soi ? Comme presque tout ce qu’il disait d’ordinaire, sa tirade l’avait à la fois agacée et attendrie.

— Tu pleures ?

— Non, mentit-elle.

Il resserra ses bras autour d’elle, et lui caressa les cheveux. Elle renifla discrètement et profita de cette proximité pour passer ses mains sous le T-shirt de Kei, et caresser sa peau si douce et si chaude, malgré la saison. Il fut momentanément surpris, mais elle le sentit se détendre assez vite et lui rendre ses caresses.

Elle releva la tête, son regard à la hauteur des clavicules de Kei, que faute de mieux elle se mit à embrasser – elle était en train de se dire que ce n’était déjà pas si mal, quand soudain il se baissa pour être à sa hauteur, saisit délicatement son visage d’une main et l’embrassa. Ayu répondit avec ardeur à ce baiser. Chacun de ceux qu’ils échangeaient lui semblait meilleur que les précédents, elle se demandait vaguement ce que cela pourrait donner dans quelques temps, mais sa réflexion fut interrompue par Kei qui retira sont T-shirt. Ayu arracha le sien et se colla contre lui, désormais incapable de réfléchir à quoi que ce soit alors qu’elle sentait les mains puissantes de Kei parcourir tout son corps.

Sans le faire exprès, elle lui tira les cheveux en essayant de le ramener assez bas pour mieux l’embrasser. Il la saisit par les cuisses et la souleva, peut-être avec un peu plus d’efforts qu’il n’aurait voulu le montrer, pour la plaquer contre le mur alors qu’elle enroulait ses jambes autour de sa taille. Voilà, c’était nettement mieux. Du coin de l’œil, elle le vit sourire quand il lâcha ses lèvres pour embrasser son cou. Elle frissonna.

Soudain, le téléphone de Kei sonna dans sa poche arrière de jean.

Il raccrocha d’une main sans même sortir l’appareil de sa poche, et revint embrasser Ayu. La sonnerie retentit à nouveau, et il l’éteignit une deuxième fois. La troisième fois, Ayu enfonça par accident ses ongles dans ses épaules. Ils s’interrompirent, et Kei la regarda droit dans les yeux.

— Deux secondes.

Il appuya son front contre le mur à gauche de la tête d’Ayu, et porta le téléphone à son oreille. Quand il décrocha, son ton était pour le moins orageux.

— Allô ?

Ayu se mordit la lèvre.

— Dai ?!?

Il referma sa main sur la cuisse d’Ayu jusqu’à lui faire mal, ce qui lui valut une tape énergique dessus. Il la retira et chuchota : « Désolé ! » avant de reprendre :

— Dai, je te mets en haut-parleur, et si tu n’as pas une super bonne raison de nous déranger maintenant, franchement ça va chauffer.

Si ça allait chauffer davantage qu’avant le coup de fil, Ayu avait hâte de voir ça.

— …solé Kei, entendit-elle. J’ai fait remorquer ta voiture jusqu’à chez Ayu, mais il y a trop de paparazzis sur le parking, tu veux vraiment que je la laisse là ?

Ayu bondit et Kei la lâcha pour qu’elle puisse à nouveau sentir ses deux pieds sur le sol.

— Combien il y en a ? demanda-t-il.

— Oh, une dizaine, à vue de nez. Moins qu’hier en tout cas. Mais comme ta voiture est jaune vif et facile à reconnaître, je me demande s’il ne faudrait pas…

Ayu chuchota dans l’oreille de Kei, et il répéta dans le combiné :

— Si tu l’as déjà garée ici, plus la peine de la bouger, abruti, il y en aura toujours qui resteront dans le coin même si tu la déplaces.

— J’ai une question, interrompit Ayu. Est-ce que tu sais comment ils ont décidé de venir ici ?

— Ah. Euh, je pense, enfin, j’ai ma petite idée. En fait, je crois qu’ils m’ont suivi depuis que je suis sorti de chez Sanae ce matin.

Ayu écarquilla les yeux.

— Tu sors de chez Umemaru-san pour venir directement chez moi ?

— Avec ma voiture ? ajouta un Akida-san tout aussi indigné.

— Oui, bon, d’accord, c’était pas ma meilleure idée. Mais du coup, maintenant, si jamais vous sortez avant leur départ, c’est… ça non plus, c’est pas une bonne idée. Bon, je fais quoi ?

Kei et Ayu se regardèrent. Ils n’en savaient diablement rien.

Note de fin de chapitre:

Voilà voilà, que voulez-vous, on ne se refait pas. Yamada-san, boulet un jour, boulet toujours ! (Non, même pas vrai, il est juste dans une période de grand stress et ça n'aide pas à prendre les meilleures décisions. On le comprend et on le soutient.)
Est-ce que tout le monde est prêt pour l'avant-dernier chapitre ??

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