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V
OSSEMENTS



Quand les lames ne tourmenteront plus leur chair
Le pouls doux et suave de la glaise
Au rythme du pourrissement les mettra à l'aise
Réduira en poudre les os couleur de pierre
Ô que vienne le Printemps!


†††

Tes os n'ont plus peur maintenant,
Après la fin du pourrissement
Nuit, mort, oubli après le tintamarre
Sans nom, tu crèves deux fois dans le noir.


†††

Il y a dans la terre
Un squelette aux bras ballants
Qui a franchi une frontière
En uniforme il y a très longtemps.


†††

De pauvres souvenirs qui errent
Des os goûtant à la poussière
Légende en devenir naguère
A présent en poudre dans l'air


†††

Sur la route menant aux défuntes ruines
Entre deux noirs fantômes d'arbres
On voyait un squelette riant,

Et tête en arrière, comme d'humeur sanguine
Il s'esclaffe de son adieu aux armes,
Hante la route en chantant.


†††

Sur le plateau la sombre crypte sylvestre
honorant le sacrifice,
Chuchote à un crâne arraché de son squelette
quelques maléfices.
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