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Il y quelque temps, mon fils, un charmant garçon me dit :

Papa, je deviens comme toi : hypocondriaque.

Je m'insurge, m'inscris en faux au regard de cette allégation.

Mais non, bon, c'est vrai.

J'ai mal partout.

À la tête le lundi.

Au cœur, le mardi.

Au ventre le mercredi.

La plante des pieds le jeudi.

La racine des cheveux le vendredi.

Et le samedi répétition générale, j'ai mal partout.

Mais heureusement, il y a le dimanche.

Jour de repos, jour béni des dieux.

La pleine forme.

Inquiétant !

Heureusement ! Revient le lundi.

Bon de là à me considérer comme hypocondriaque !

Il y a un pas que je franchis avec allégresse.

Par contre depuis quelque temps déjà, je me suis rendu compte que j'étais fortement accompagné.

Moi qui pensais naïvement être une exception, un cas isolé, je me suis trouvé des alter ego un peu partout.

Sur les cinq continents.

À l'exception des pôles.

Les cas seraient rares, presque inexistants ?

L'ours polaire serait doté d'un mental d'acier.

Thoreau aurait des esquimaux pour descendants !

C'est décidé.

Je m'en vais vivre dans les bois ou sur la banquise.

Fiston ? Tu m'accompagnes ?
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