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À l'étang de Mareuil-sur-Ourcq, ils s'en allaient pêcher.

Le plan d'eau n'était guère poissonneux, essentiellement fréquenté par des tanches et des carpeaux dégénérés, mais l'endroit était propice aux amours champêtres.

Verdoyant peu fréquenté, les jeunes gens pouvaient y prendre leurs aises.

C'était l'époque bénie où Cupidon pouvait décocher ses flèches sans se soucier d'un quelconque retour de bâton.

Les filles étaient jolies et les garçons joyeux.

Le maître pêcheur, c'était le gros Didier, bon vivant et très épris de la jolie Chantal qui n'avait de yeux que pour cousin Alain.

Titine et Gégé, parents de Canard qui à cette époque n'était qu'un caneton, étaient les éléments sages et modérateurs du groupe.

Entre deux touches et trois baisers, ils jetaient un coup d'œil protecteur au petit Dominique que la belle et malicieuse Hélène s'était jurée de déniaiser.

Au regard de toutes ses amitiés sympathiques mais peu fructueuses sur un plan piscicole, les épuisettes ne servaient guère et les bourriches restaient désespérément vides.

Ce groupe avait fini par susciter la curiosité des habitants du village voisin.

Et c'est ainsi que des week-ends entiers les villageois venaient, espionner gentiment, ces donzelles peu farouches.

Y avait-il une relation de cause à effet dans le fait que la population de cette bourgade ait été en très peu de temps démultipliée ?

Le service du recensement, en charge de l'enquête, ne s'est jamais positionné.
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