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C'était un bouge mal famé, fréquenté par des malfrats, des petites frappes qui n'avaient comme ligne de conduite que la consommation d'alcool, l'exercice de la violence.

Ce rade était sombre.

Un éclairage tamisé permettait toutefois de distinguer les traits des personnes qui s'y trouvaient;

Hommes aux mines souvent patibulaires, alcoolisées.

Les femmes jeunes, pour la plupart présentaient une beauté dépravée, juchées sur de hauts tabourets, elles s'employaient à vider, à grands coups de Baby, la bourse des pekins qui s'étaient aventurés dans ce coupe gorge.

Le jukebox diffusait des musiques langoureuses, essentiellement destinées à persuader le bourgeois qu'il se trouvait dans un endroit propice à l'éclosion d'amours passionnés.

Toutefois c'était un établissement respectable.

Les filles ne montaient pas.

L'incitation à la consommation était leur seul credo.

De temps à autre, histoire de ne pas perdre la main, elles accordaient, le temps d'une nuit une rapide faveur.

Elles michetonnaient en dilettante et se targuaient
de n'être à la solde d'aucun souteneur.

C'était partiellement vrai, le maquereau se faisait rare dans ce bar parisien.

¢a buvait, ça forniquait, ça jouait du poing, du pied mais toujours dans le strict respect d'un code d'honneur tout droit sorti d'un Borsalino complètement éculé.
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