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Un automne, ton écho a surgi : nos deux premiers mots, nos deux premiers espoirs, qui sans se voir, ont commencé à s'entremêler. C'était le début du tressage.

Au fil des mots, ton reflet s'est formé à travers le barrage qui nous séparait. Je t'imaginais en peignant le cuivre des feuilles, craignant que tes traits naissants ne soient fugaces. Tu étais de plus en plus net le lendemain, et le surlendemain, pourtant, je n'osais t'approcher. Je n'avais que ton langage sans sons, sans visage, et sans couleurs, mais je m'y attachais toujours plus vivement. Le tressage se rallongeait, et mon cœur s'ouvrait.

Quand tu es enfin apparu, tout s'est rompu : mes craintes, mes doutes, et mes songes diffus ont laissé place à une évidence. Tu étais le rouge de cet amour rêvé, de cette nature en mutation, de ce bouquet chaleureux, de ces bijoux harmonieux, de ma robe de parade.

Au fil des mots, je distinguais ta voix dans la monotonie d'un jour de pluie. Je dessinais ta silhouette quelque part, au milieu de mes souvenirs. Des noms, des textures, des lieux, te rendaient toujours plus concret. Ton sillage était le mien, ta tristesse, la mienne, ton souffle, le mien. Je t'approchais enfin pour mieux te découvrir, te sentir, t'aimer. Ensemble, on a continué de tresser notre histoire, conscients que le chemin à parcourir était encore long.

La tresse rouge était toutefois en lieu sûr, dans notre cœur.
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