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Notes :
L'année dernière, j'ai participé au Combat à Mort organisé sur forum HPF par Catie. Aujourd'hui, je fouillais mes brouillons et je me disais que j'aimerais bien republier ce texte écrit au jour 69. Il traite d'un sujet grave (lisez donc bien les avertissements).

Je me suis inspirée par endroits de la chanson Les Camélias de Feu! Chatterton.
Notes d'auteur :
AVERTISSEMENTS : cadavre, sous-entendus de meurtre, psychose
Tu baignes.

Tu baignes, et je suis en nage.

Mon front est baigné de sueur, laquelle tombe à grosses gouttes sur ton corps qui gît, gigantesque regret au fond de mes bras ; moi, en brasse, qui t'embrasse, toi, en surface, qui ne nages plus.

Et mes mains. Rouges. Et cette auréole. Rouge. Et ta bouche, rouge, aux craquelures irriguées par les adieux au tourment. Un beau tableau ; comme s’arrête le temps. Les horreurs ne fleuriront plus au bord de tes lèvres. Ta tête, comme baignée de coquelicots dont les pétales se défont, un à un, se détachent, emportés, par le torrent – pas de mes larmes – et qui sombrent dans l’eau, sombre, se diluent dans le silence de l’étang.

Comme s’étend le moment.

Un temps.

Flotte l’instant.

Puis, les pétales, liquides, visqueux, séreux, boueux, poisseux, se font vase. Et ton corps se fait vase. Espèce de cruche ! Tu marines et tu macères dans la vase, tes murmures et tes manières dans leur dernière stase. Ta peau est boursouflée ; ma peau sèche n’est plus tienne. C’est fini. Tes paupières sont mouillées, pas les miennes. Mon cœur est gorgé de rancœurs, tes poumons pourris d’eau.

Ma folie est étanche et je tremble et tu trempes. Dors, dors, l’enfant d’eau.

Tu baignes. Tu baignes. Tu baignes.

Tu baignes. Tu saignes. Tout baigne.
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