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Notes d'auteur :
Déjà un grand merci pur toutes vos reviews du texte précédent elles m'ont fait énormément plaisir !

Le groupe de @Carminny, @lilychx et @Layi s'est précipité dans le salon, où les portraits de famille paraissent de plus en plus inquiétants et grimaçants, paraissant dévisager les importun.es du haut de leurs cadres en argent.

Thème : Délicate ascendance
Contraintes :
- Votre chapitre doit se dérouler l'après-midi.
- Votre chapitre doit se dérouler par un temps ensoleillé.
- Vous devez insérer une citation de votre choix sur le thème de la famille.

Le rituel d'une famille de sorcière le jour de Noël.

638 mots selon http://compteur-de-mots.net/ sans compter la citation de Victor Hugo.

Merci a Xuulu pour la correction !
Aie dans les veines le doux lait de ta mère, et le généreux esprit de ton père ; sois bon, sois fort, sois honnête, sois juste ! Et reçois, dans le baiser de ta grand-mère, la bénédiction de ton grand-père. Victor Hugo


C’étaient les quelques mots qui accompagnaient le cadeau. Ma mère fait ça chaque fois qu’elle doit offrir un présent important. Elle cherche une citation désuète ayant un rapport, même lointain, avec le présent. Elle dit que ça lui ajoute un petit quelque chose.

Le cadeau en lui-même est un petit pochon fait d’un tissu vert aux reflets de bronze. On pouvait voir qu’il était doublé d’un velours fin violet sombre. Un ruban jaune agrémenté d’une petite plume tachetée retenait le présent fermé. Autour de moi, se tenaient ma mère et ma sœur. Un magnifique sourire accroché à leurs lèvres.

On était le vingt-cinq décembre au beau milieu de l'après-midi. Et la tempête de neige du matin avait finalement laissé place à un grand soleil illuminant les montagnes alentours. On aurait dû fêter Yule quatre jours avant, mais nos emplois du temps et la météo nous avaient empêchés de nous retrouver plus tôt. On avait donc profité des festivités de Noël pour se retrouver toutes les trois un peu à l'écart du reste de la famille.

Regroupés en cercle dans le jardin, la neige nous montait jusqu’aux genoux et le soleil n’était pas assez puissant à cette époque de l’année pour nous réchauffer. Nous expulsions de la buée à chaque respiration, emplissant l’air qui nous entourait d’un million de petites gouttes qui se transformaient en paillettes au contact de l'air froid et scintillant sous l’éclat du soleil pâle de l’hiver.

Ma mère regarda autour de nous pour s’assurer qu’aucun voisin ne nous épiait. Même si plus grand monde, actuellement, croyait en ces choses ni ne faisait la chasse aux sorcières, il était tout de même délicat de pratiquer nos rituels en plein après-midi. Mais nous n’avions pas le choix. J'étais enceinte de mon premier enfant et il devait recevoir la magie de nos aïeules. Nous aurions aimé que ma grand-mère puisse se joindre à nous pour que le lien magique soit d’autant plus puissant, mais elle n’avait pas pu entreprendre le voyage à temps.

C'était la première fois depuis on ne savait plus combien de générations que le premier-né de la famille serait un garçon. C'est la première fois que nous pratiquions ce rituel pour un mâle. Et on ne savait pas si les ancêtres seraient enclins à le bénir comme le reste de son ascendance.
Après tout? la sorcellerie est surtout une histoire de femmes dans notre famille. Et il serait certainement très délicat d’y introduire un homme. Les habitudes après autant de générations à éduquer des sorcières seraient très dures à changer. Pourtant, former un sorcier n’était pas si différent. Mais peut être que ma grand-mère y verrait un affront fait à notre ascendance. Il n’y avait toujours eu que des femmes dans la famille. Les seuls hommes étaient les pièces rapportées, le mari sans une once de magie. Là pour assurer une descendance et non la descendance en elle-même. Et moi, pourtant, m’affranchissant de toutes les règles tacites de la famille, je donnerais naissance à un garçon.

Le cœur battant en harmonie avec ma mère et ma sœur nous incantions pour attirer tous nos ancêtres morts et toutes les forces de l’univers. À la fin de l’incantation, le pochon s’ouvrit délicatement. Une lumière d’une intensité encore jamais vue dans la famille jaillit. Elle était douce et chaude, elle resta en suspens entre nous pendant quelques instants avant de venir se loger au creux de mon ventre. Je sentis en moi mon fils se remplir de la magie de nos ancêtres. Il était heureux et moi aussi.

Ce serait un sorcier doux et puissant comme son père.
Note de fin de chapitre:
J'espère que ce petit texte vous a été agréable à lire. Je sais que le thème principale est pas suffisamment présent mais j'ai eu beaucoup de mal à trouver de l'inspiration pour ce texte là. J'espère que je 'en sortirais mieux pour le prochain.
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