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Notes :

Histoire écrite en dehors du concours de Noël 2020 (elle ne sera pas terminée à temps mais j'essayerai de la terminer quand même ; pour voir ma participation, il faut se diriger vers mon nouveau texte : le partage de Noël).

Notes d'auteur :

Bonjour à tous,

Je vous présente mon texte pour le concours de Noël organisé par Bibi2. Il sera présenté en plusieurs petits chapitres.

Je vous souhaite une bonne lecture

Madrid – décembre 1930


Un vent glacial s’engouffra dans la rue bordée d’immeubles de plusieurs étages. Le courant d’air refroidit tout sur son passage, et prioritairement les madrilènes qui avaient osé braver les températures hivernales. Josefina s’arrêta dans son ascension et enfouit son visage dans son écharpe pour se protéger comme elle le put de la morsure impitoyable. Ses sinus captèrent alors automatiquement la douce odeur qui était rattachée au tissu. Une flagrance légèrement amère d’où s’élevaient quelques notes sucrées d’orange.

Le froid disparut instantanément et Josefina ressentit alors l’effervescence qu’elle avait quittée presque une heure plus tôt. La caresse des draps portant leur chaleur réchauffa sa peau glacée et dégourdit ses membres jusque-là frigorifiés par le froid. Le sentiment de bien-être qui la surprit en plein milieu de la nuit la revigora et elle en oublia pendant un instant les températures hivernales. Tout ce qui comptait était ce souvenir bouillant. Cette étreinte qui n’avait duré qu’un temps mais dont elle se souvenait chaque flagrance.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, Josefina poursuivit son ascension avec un plaisir confus. Elle rougissait comme une écolière mais savourait l’interdit de ses actes, le secret caché. Ainsi, lorsqu’elle poussa la porte du petit restaurant dans lequel elle travaillait presque tous les soirs de la semaine, elle adressa un immense sourire à la réceptionniste qui, surprise, le lui rendit avec amusement.

- Bonsoir Josefina, heureuse de venir travailler ?
- J’aurais préféré rester chez moi, comme tout le monde, rectifia la jeune femme en sortant son nez de son écharpe. Mais les fêtes approchant les clients risquent d’être de moins en moins désagréables et c’est un très bon point.

Josefina passa la double porte réservée au personnel et se dirigea droit vers son casier, dans lequel elle prit sa tenue de serveuse : une robe noire élégante et sobre accompagnée d’un tablier blanc. Elle n’eut qu’à se décharger de son manteau et ses nombreuses couches avant d’aller se changer dans les toilettes.

Puis très vite, la soirée commença et Josefina dut oublier sa bonne humeur pour se concentrer sur son service. La salle fut comble du début à la fin. Des familles, des couples ou des amis étaient venus se rassembler avant les fêtes de fin d’année, savourer un bon repas pour oublier les températures historiquement basses de la saison.

Josefina avait l’habitude de se concentrer pour son travail, se mettre en quatre pour satisfaire ses clients et empocher le plus de pourboire possible. Ce soir-là cependant, une certaine appréhension grandissait dans sa poitrine. L’idée s’insinuait doucement en elle. Les fêtes de fin d’année approchaient et avec elles l’obligation de retourner dans sa famille. Quitter la ville pour retourner à la campagne. Quitter ses obligations pour en retrouver des vieilles qu’elle avait souhaitées abandonner. Faire face à sa mère et ses frères. Tenir le cap et garder la tête froide alors que sa mère allait lui vouloir lui présenter de nouveaux prétendants, prétextant qu’elle avait largement dépassé l’âge de rester célibataire, seule.

Plus les années passaient et moins Josefina trouvait les excuses pour retarder ce moment. Cette année serait différente, plus complexe encore. Car, hormis le fait qu’elle avait maintenant vingt ans révolus, elle avait trouvé quelqu’un dans sa vie. Une personne qui avait su la toucher en plein cœur, la faire sentir plus femme que femme. Mais sa mère ne pourrait jamais l’accepter.

Après tout, Gabriela ne remplissait pas les qualités du gendre idéal.

Les fêtes de fin d’année promettaient d’être spéciales cette année.

Note de fin de chapitre:

Voilà mon prologue pour vous présenter mon personnage, Josefina et le début de ses fêtes de Noël !

N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé. Un grand merci pour votre lecture.

A bientôt.
Plume

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