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Notes :
Texte écrit il y a six ans, inspiré d'un texte écrit à la même époque par Vërowyn.

Peut-être trouverez-vous ce texte bizarre, répétitif, il doit être le plus obscur que j'ai écrit.
Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée !
Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,*


la mouette crie ce cœur qui se blesse, ce cœur qui se vide bercé par les flots. Elle s’est cassé l’aile, il l’a écorchée ce rocher, il n’a pas voulu être ramené. Les rumeurs obtiennent toujours raison, le vent aura raison de lui. Mais son âme n’arrêtera pas sa danse, le fardeau de son cœur aura à supporter à l’éternité. Entre l’eau et la pierre le lien est créé, le bois est putrescible. Seule elle était condamnée, pour toujours restera enfermée. Il l’a refusé, pour elle il errera à l’éternité. Le lien est crée, le vent partout peut vagabonder. De pierre son cœur devenait, une dernière sensibilité n’a réussi qu’à le fissurer, de pierre il est devenu. Pourtant il était l’innocence même, plein de pitié, celle que les autres auraient dû avoir pour elle, plein d’amour, personne pour le recevoir. Il en fut un enfin, la fissure restera toujours gravée. La mouette peut bien pleurer, la marée descend, qui peut affirmer que l’eau salée lèchera à nouveau le granit pailleté ? Pourtant le lien est créé, à jamais resteront liés. Si purs et si calmes, il n’y a que la tempête pour les rassembler. Nous sommes ensorcelés, à jamais elle est envoûtée. Elle s’est trop concentrée, sans mouvement on est pétrifié. Elle ne peut même plus pleurer. Pour toujours rester enfermée, teint pâle et pensée arrêtées. L’eau et la pierre à l’éternité sont aimantées. Son cœur rêvait de voler mais son âme s’est résignée. Elle était si fragile, maintenant elle peut résister. Lorsque l’on mérite l’auréole on s’ouvre à l’éternité. Scintiller comme la lune en pleine journée. La lune toujours influe sur la marée. Seule la pierre à l’éternité un message peut renfermer, sauf érodée. À jamais tu étais condamnée, rien n’aurait dû te troubler. Tu as osé y songer, tu t’en es ôté la possibilité. Mais pour toujours la folie lie, les mouettes rieuses toujours pleureront.

Mais tandis que ton sein de pierre est habité
Le vaste cimetière unira les trous vides ?*
Note de fin de chapitre:
* Mallarmé, "Don du poème" pour les vers d'ouverture, "Angoisse" et "Las de l'amer..." pour les vers de cloture.
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