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Notes d'auteur :
Mise à jour le 27/05
Delphin ouvrit péniblement les yeux. La lumière blafarde du néon de la chambre l’éblouissait. Une douleur aigue à travers sa tête ainsi que les effets de l’anesthésie l’obligeaient à garder les yeux à demi-fermés. Il se demanda pendant quelques secondes où il était. Il ne voyait rien qui pouvait le mettre sur la voie. Tout était blanc autour de lui.
-Delphin. Comment tu te sens ? lui demanda une voix masculine et familière.
-…Pa ? dit-il d’une voix qu’il reconnut à peine.
Il avait la bouche et la gorge sèches comme jamais.
Il cligna des yeux plusieurs fois, espérant que sa vision s’améliorerait. Il distingua la silhouette un peu floue de son père, un fauteuil et une table.
Que s’était-il passé ? Où était-il ? Il n’arrivait pas à réfléchir… Encore moins à se concentrer sur un point… Il se sentait nauséeux. Il essaya de se redresser mais la sensation s’accentua.
-Doucement… Tu es à l’hôpital, lui dit son père tout près de lui. Tu as eu un accident de surf.
Ces mots sonnèrent faux ou en tout cas, pas tout à fait vrais. Il n’avait jamais eu d’accident. C’était un sentiment, il n’avait pas besoin d’y réfléchir. De toute façon, il n’y arrivait pas. Pourquoi ? Il n’en avait aucune idée. Et il avait trop mal à la tête pour essayer de se souvenir.
-Je vais chercher une infirmière.
Delphin entendit les pas de son père s’éloigner. Ses sens lui revenaient peu à peu mais ses mains et ses pieds étaient toujours un peu engourdis. Il voyait plus nettement la chambre dans laquelle il était. Une chambre individuelle blanche.
Une perfusion lui tiraillait la peau sur le dos de la main gauche mais ce n’était pas cela qui le gênait le plus. Il leva doucement sa main droite vers sa tête et sentit le bandage. Il sentait que celui-ci était plus épais au-dessus de sa tempe droite. C’était de là que venait la douleur. Elle était à peine supportable. Il ferma les yeux en espérant que cela l’atténuerait.
Il entendit soudain un groupe de personnes entrer et rouvrit les yeux.
Sa mère se précipita vers lui.
-Oh, Delphin ! J’ai eu tellement peur…
-Chérie, s’il te plait. Laisse le médecin l’examiner.
Celui-ci sourit d’un air aimable et rassurant pour s’approcha du jeune homme.
-Bonjour, Delphin. Comment vous vous sentez ?
-… Mal.
Il avait toujours la nausée mais n’avait rien à vomir.
-Vos constantes sont bonnes. On va vous remettre un peu de morphine. On se reparle dans quelques heures, d’accord ?
-D’accord.
Quelques minutes plus tard, Delphin sombrait à nouveau.
Quand il se réveilla, la nuit était tombée à travers les stores de la chambre, on ne voyait plus que les lumières des lampadaires du parking. Malgré la nuit noire, il n’avait plus sommeil. La douleur, elle, semblait encore endormie. Il profita de cet instant de répit pour essayer de se souvenir de l’évènement qu’il l’avait conduit ici.
Il savait qu’il avait pris sa planche et était parti surfer. Il se revoyait sur sa planche, assis car il n’y avait pas de vagues. La mer s’était agitée brusquement. Le ciel s’était couvert d’un coup… Soudain, tout avait changé. Les flots s’étaient comme enragés…
Il grogna un peu. La douleur s’était réveillée. Ses souvenirs restaient dans le brouillard. Las d’avoir la sensation d’être fait de coton, il s’assoupit.
Il rêva de ce qu’il supposa être son accident. Il ressentit sa planche sous lui, les vagues qui le faisaient tanguer. Il sentit l’eau sur son visage. Une grosse vague l’avait fait chavirer. Un éclair argenté passait près de lui. Il ne se demandait pas ce que c’était, il le savait et il en avait une peur bleue.
Il se réveilla en sursaut, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Il eut du mal à retrouver son calme. Qu’est-ce que c’était ? Il était presque sûr que c’était la cause de son accident. Il n’arrivait pas à la voir distinctement, ni à se souvenir pour le moment de ce dont il s’agissait. Il savait juste que cela se déplaçait très vite et que cela lui avait fait peur.
Il somnolait quand le médecin et l’infirmière revinrent.
-Comment te sens-tu aujourd’hui ?
-J’ai toujours mal.
-Le choc a été violent. C’est une belle fracture du crâne que tu as. Ça va demander du temps pour se soigner.
-Combien ?
-Au moins un an. La douleur va s’estomper au fur et à mesure… Mais il y a aussi la blessure psychique. Le traumatisme que ça a entraîné. C’est ça qui est le plus long à guérir.
Le médecin marqua une pause.
-La bonne nouvelle, c’est qu’on n’a pas décelé d’autres blessures au scanner. On va pouvoir diminuer la dose d’anti-douleurs. Tu vas pouvoir essayer de te rappeler ce qu’il s’est passé. Ton père m’a dit que tu n’avais jamais eu d’accidents avant.
-…Non.
-Tu surfes depuis longtemps ?
-Plusieurs années.
-Tu as un chiffre précis en tête ?
-Non.
-Il y a quelque chose qui se serait passé et aurait pu causer l’accident ? Quelque chose qui t’a distrait ? Prends ton temps pour répondre.
Delphin essaya d’y réfléchir mais il ne se souvenait pas de grand-chose, à part…
-Je sais que j’ai eu peur quand j’étais sur l’eau. La mer s’est agitée d’un coup.
-Quelque chose d’autre ?
-Non.
-…D’accord. Je reviendrais demain.
Et le médecin sortit.
La mère de Delphin entra. Elle avait quitté tailleur et chemisier pour une tenue plus confortable.
-Comment tu te sens, mon chéri ?
-Bizarre…
-Essaye de te reposer.
Delphin s’allongea sur le côté et ferma les yeux. Il entendit la respiration de sa mère près de lui et ce fut le dernier son qu’il entendit avant de s’endormir.
Les jours s’enchaînèrent. Tous les jours, un médecin venait lui poser des questions pour évaluer le traumatisme.
-Où est-ce que tu habites ?
-10 rue des dunes, Tréboul.
-Comment s’appellent tes parents ?
-Ellen et Alain Tevenn.
-Est-ce que tu peux me donner ta date de naissance ?
-Le 12 mars 1991.
-Tu as d’autres proches qu’eux ? Des grands-parents ?
-Oui. Mes grands-parents du côté de ma mère habitent à Brighton. Je vais les voir à chaque année à Noël.
-Et du côté de ton père ?
-Ils sont morts, il y a plusieurs années.
-Où habitaient-ils ?
-A Tréboul.
-Hmmm… La mémoire à long terme n’a pas l’air affectée. C’est très encourageant. Demain, je te poserai des questions sur des évènements plus récents. Mais repose-toi. Ce sont des exercices très éprouvants.
Le médecin sortit et sa mère entra.
-Ça s’est bien passé ? dit-elle avec un accent britannique.
C’était souvent le cas quand elle était nerveuse ou en colère. Il se souvenait de ce détail. Il se souvenait qu’il parlait anglais lui aussi. Y arriverait-il à nouveau ?
-Oui.
-Qu’est-ce qu’il a dit ?
-Que ma mémoire à long terme semble ok.
-Tant mieux.
-Demain, il testera ma mémoire à court terme.
-Est-ce que tu te souviens de quelque chose de récent ? D’avant ton accident ?
-Pas vraiment.
Une lueur d’inquiétude passa sur le visage de sa mère.
-Repose-toi, dit-elle. Tu as besoin de repos.
Cette fois, Delphin fit un rêve plus précis. Il était toujours sur sa planche de surf, les pieds dans l’eau. La mer était désespérément plate. Quelque chose lui frôla soudain la plante du pied. Légèrement surpris, il pensa qu’il s’agissait d’un poisson. Mais une masse d’écailles argentées apparut à fleur d’eau, ainsi qu’une chevelure rousse. Il tomba soudain de sa planche et se retrouva dans l’eau. La créature mi-femme mi-poisson le regardait de loin puis se précipita vers lui…
Il se réveilla en sursaut, en sueur.
-Delphin… Tu as fait un cauchemar ?
Il hocha brièvement la tête. Quelque chose lui criait que c’était ce qu’il s’était passé. C’était pourtant impossible.
Sa mère l’enlaça, pour le rassurer. Mais cela ne l’apaisa pas.
-J’ai besoin d’être seul un moment, dit-il.
Elle parut surprise.
-Tu es sûr ?
-Oui.
-Bon… je te laisse alors. Tu m’appelles si tu as besoin.
-Oui.
Une fois seul, il essaya de se remémorer son rêve et son accident. Il avait bien le souvenir d’une chevelure rousse. C’était sûrement le contraste flamboyant et bleu outre-mer qui l’avait marqué. Ainsi que la créature en elle-même. C’était impossible. Même si c’était vrai, il ne pouvait pas raconter ça. On le prendrait pour un fou.
Lorsque le médecin revint, il avait une nouvelle série de questions :
-Je vais procéder progressivement. Qu’est-ce que tu as fait pendant les vacances d’été ?
-Pas grand-chose.
-Il s’est passé quelque chose de particulier ? Tu as rencontré de nouvelles personnes ?
C’était un peu flou mais il avait l’impression que oui.
-Oui. De nouveaux voisins se sont installés en face de chez nous.
-Tu leur as parlé ?
-Oui. J’ai essayé.
Il avait bien la sensation de n’avoir fait qu’essayer, ça n’avait pas marché. Il revoyait un homme aux cheveux châtains et une jeune fille aux cheveux roux. Comme la sirène.
-Tu as fait ta rentrée début septembre. Tu es dans quelle classe ?
-En 1ère L.
-Avec tes amis ?
-Oui.
Mais il avait un gout amer dans la bouche. Quelque chose ne s’était pas passé comme prévu. Mais quoi ?
-C’est pas mal. Est-ce que tu te souviens d’autre chose ? Des points que je n’ai pas abordés ?
-… Ce sont plus des impressions…
-C’est encourageant. Ça veut dire que tu es en train de récupérer tes souvenirs. On va faire une petite pause et je passerais te voir dans deux jours. On se verra donc lundi.
-C’est déjà le week-end ?
-Oui.
Le lendemain matin, ses deux parents vinrent le voir.
-Comment tu te sens ?
-Ça va. Je n’ai plus envie de vomir dès que je bouge.
-Tu vas devoir rester sous perfusion encore une petite semaine. C’est une mesure de précaution.
Delphin aurait donné cher pour une assiette de pâtes, même natures.
-Ta mère m’a dit que tu faisais des cauchemars. C’est passé ou c’est toujours le cas ?
-Je ne dors pas très bien, avoua-t-il.
Quand il ne faisait pas de rêves, il repensait à ce qui avait précédé son accident. Il y avait sûrement un lien.
-Tes amis passeront te voir cet après-midi. Ils étaient très inquiets. Ça va aller ? Ou tu préfères qu’ils passent un autre jour ?
-Non, ça va aller. Je vais me reposer.
Il dormit un peu plus d’une heure puis vers deux heures de l’après-midi, on frappa à la porte.
Lionel et Thomas entrèrent.
-Salut !
-Tu as une sale tête.
-Je sais, dit Delphin.
Il s’était regardé dans le miroir lors d’un passage à la salle de bain et avait fait l’amer constat qu’il avait une tête à faire peur. Entre le bandage, le manque de sommeil réparateur et le choc de l’accident et les besoins de l’opération, il ne ressemblait plus vraiment à ce qu’il avait été.
-Comment tu te sens ?
-Ça va. Fatigué, mais ça va. Et vous ?
-Oh bah nous, tu sais, la routine. Le seul truc qui a changé c’est que les filles viennent vers nous pour nous demander de tes nouvelles, sourit Thomas.
-Tout le monde était rassuré quand on leur a dit que tu t’étais réveillé. Ils te souhaitent de guérir vite, dit Lionel.
-Ce sera long, d’après les médecins.
Quelques secondes de silence s’écoulèrent.
-On va te laisser. Maëlle aussi veut te parler.
-Ah ?
-On reviendra.
-A la prochaine, mec.
-Salut.
Ils sortirent et Maëlle entra. Elle avança dans la chambre, les larmes aux yeux. Quand leurs regards se croisèrent, elle se précipita sur lui et l’enlaça.
-Je suis tellement désolée, dit-elle des sanglots dans la voix.
-Po-Pourquoi ? demanda Delphin surpris par son geste.
-J’ai l’impression d’avoir encouragé Alexia… C’est vraiment nul de ma part…
-… Tu n’y es pour rien…
Maëlle relâcha son étreinte. Son visage affichait une moue contrariée et triste.
-Je dis ça… est-ce que tu te souviens de tout ?
-Non, dit Delphin, mais j’y travaille.
-Tu te souviens d’Alexia ?
-Vaguement. Je ne me rappelais pas de son prénom…
Maëlle eut une grimace comme si elle avait peur d’avoir fait une bêtise.
-J’allais m’en rappeler de toute façon.
Elle fit les cent pas pendant quelques instants.
-… Tu me donnes le tournis… dit Delphin en reportant son regard sur un point fixe.
-Oh pardon, fit Maëlle en s’arrêtant aussitôt. C’est que… Je ne sais pas si c’est à moi de tout te dire…
-Pourquoi ? C’est si grave que ça ?
-… Oui.
Elle se reprit.
-Je pense que le mieux c’est que tu essayes de t’en souvenir par toi-même.
-Mais tu disais que tu l’avais encouragée… A quoi tu l’as encouragée ?
-Elle te détestait alors que tu étais fou d’elle… Ça t’a distrait et tu as eu ton accident… Je ne lui ai pas dit du mal de toi… Mais je n’ai rien dit. C’est comme si j’étais complice. Del’ ?
-… j’ai besoin d’être seul, dit-il.
-Je m’en vais. Repose-toi.
Et elle s’en alla.
Delphin passa le week-end à réfléchir à tout ça.
Des choses se remirent en place dans sa tête. Il ne se souvenait pas de tout en détail. Il se souvenait d’Alexia et de l’accusation qu’elle avait portée à son encontre. Il savait qu’ils n’étaient pas en bons termes. Il n’avait pas la moindre idée du pourquoi.
Cette nuit-là, il vit la sirène de plus près en rêve. Son visage lui était familier et étranger à la fois. Et il avait peur. Vraiment peur.
Le lundi matin, le médecin revint vérifier sa mémoire.
-Est-ce que tu as des choses à dire avant qu’on commence ?
-Je rêve de mon accident quasiment à chaque fois que j’essaye de me reposer.
-C’est un progrès. De quoi te souviens-tu ?
Delphin le lui raconta, en omettant évidemment le détail de la sirène qui bien que récurrent ne l’aiderait pas.
-Et je me souviens de votre nom : Duval.
-Où nous sommes-nous rencontrés pour la première fois ? demanda le médecin avec un sourire.
Delphin revit un éclair roux dans sa mémoire, entendit le crissement de pneus d’une voiture qui freine et un geste de surprise de sa part.
-Vous… avez failli m’écraser ? hésita Delphin.
-Oui. Lorsque j’arrivais dans la rue. Nous nous sommes reparlés un peu plus tard ce jour-là. A quelle occasion ?
Oui, ils avaient parlé, Delphin en était sûr mais il n’avait pas la moindre idée du moment en question.
-Je ne me rappelle pas.
-Est-ce que j’ai des enfants, Delphin ?
La question semblait impertinente. Comment le jeune homme l’aurait-il su ? A moins qu’il les ait rencontrés… D’où venait l’éclat roux que Delphin voyait sans arrêt ?
-Je ne suis pas sûr… Je dirais une fille, qui a les cheveux roux.
-Oui, c’est exact. Si tu devais lui donner un âge ?
-A peu près mon âge.
-Oui. Son prénom ?
-Alexia, répondit-il sans hésiter.
Delphin faisait à présent toujours le même rêve et Alexia était dedans. C’était elle la sirène, elle qui voulait le tuer. Elle qui avait provoqué l’accident et lui avait nui.
Le médecin était visiblement inquiet car outre le rêve, la mémoire de Delphin ne faisait plus de progrès.
-Mmm… Je vais demander à un confrère psychologue de passer te voir. Je continuerai à venir bien sûr.
Dès le lendemain, Delphin eut la visite du psychologue : une femme aux cheveux bruns et aux lunettes sans monture et à l’air un peu autoritaire.
-J’ai lu votre dossier. Vous devez avoir un sacré traumatisme…
-Je n’arrête pas de revoir ce qu’il s’est passé ce jour-là, dit-il. En boucle, dès que je dors.
-Vous souffrez d’un traumatisme. Votre corps est choqué de ce qui lui est arrivé. C’est normal. Le choc a été violent et vous avez de la chance de vous en être sorti qu’avec le crâne fracturé. Ça va passer. Vous devez être patient.
Delphin découvrit que la patience n’était pas sa qualité première. Particulièrement car les souvenirs de son accident lui revenaient sans cesse en mémoire et en rêve.
Les trois premières fois, il se dit que c’était comme ce qu’avait dit le médecin. Un choc psychologique qui finirait par passer. Mais ce qui l’inquiétait c’était la répétition systématique de ses rêves accompagnés (toujours) de la même angoisse.
Il y avait d’abord le calme plat. De petites vagues faisaient légèrement tanguer sa planche. Et d’un coup, la mer se déchaînait autour de lui. Il perdait le contrôle de sa planche et se retrouvait au milieu des flots enragés, le souffle court. Par-dessus ça, une créature mi-femme mi-poisson apparaissait, menaçante. Elle fendait les flots pour arriver jusqu’à lui… Et il se réveillait. Pantelant et en sueur.
La peur, c’était bien ça qui le marquait le plus. La peur de mourir. La certitude de mourir ce jour-là. La peur et la certitude de mourir. Il n’avait jamais été aussi peu rassuré au contact de l’océan et pourtant il avait passé les trois-quarts de sa vie en bord de mer… Il n’avait jamais vu celle-ci comme un danger. Jamais.
-C’est normal d’avoir peur, Delphin, lui dit la psychologue.
Il allait passer pour un enfant s’il insistait. C’était bien plus que de la peur. Une simple peur n’empêchait pas de vivre, ne pourrissait pas l’existence à ce point.
-Je ne dors presque pas, dit-il. Je n’arrive pas à me reposer alors que les médecins me disent que je devrais.
-Je vais vous prescrire des médicaments pour vous relaxer.
Il eut l’impression qu’elle avait soupiré et cela l’agaça. Ce n’était pas un caprice, c’était un besoin, vital. Comme recouvrait-il la mémoire sinon ?
-Je vous préviens : ça va vous faire dormir et ça ne vous dispense pas de séances avec moi. Est-ce qu’il y a autre chose dont vous vouliez me parler ?
Il ne pouvait pas parler de la sirène ou c’était l’internement. Il en était persuadé.
-Non, c’est tout, répondit-il.
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