Lien Facebook



En savoir plus sur cette bannière

- Taille du texte +

Notes d'auteur :
Bonne lecture !

Mise à jour le 02/08
Delphin se réveilla brutalement et se redressa. Ses yeux se posèrent sur le décor familier de sa chambre.
Ses vêtements lui semblèrent étonnamment lourds. Sous sa main, les draps étaient mouillés et froids. Ils poissaient mais pas de sueur. Il reconnut dans l’air une odeur d’iode. Ses vêtements mouillés étaient imbibés d’eau de mer et ils avaient trempé tous les draps jusqu’au matelas.
Il se leva et découvrit des traces d’eau sur le tapis entre la porte de sa chambre et son lit. Il était allé à la plage dans la nuit. C’était la seule explication. Il n’en avait qu’un très vague souvenir…
Il réagit à tout cela avec calme. Il se sentait reposé et le fait d’avoir dormi dans des draps mouillés n’avait pas altéré son sommeil, au contraire. Il décida d’ouvrir la fenêtre pour chasser l’humidité ambiante, mit ses vêtements à laver et alla prendre une douche chaude. La mémoire lui reviendrait peut-être.
Quelques flashs lui revinrent en sentant l’eau couler sur sa peau. Des reflets d’argent, une impression de paix… Il aurait bien voulu que ce sentiment dure. Il se sentait encore bien pour le moment mais dans quelques heures, cette sensation aurait disparu.
Lorsque Delphin descendit, il trouva le rez-de-chaussée vide. Ses parents avaient repris leurs habitudes. Il était temps qu’il reprenne les siennes. Il se dirigea vers le frigo, son ventre commençait à crier famine. Son corps avait été durement éprouvé durant la nuit, il fallait qu’il reprenne des forces.
Malheureusement pour lui, ses parents n’étaient pas du genre à manger copieusement le matin. Le frigo était presque vide. Cela changeait considérablement des petits déjeuners anglais auxquels il avait été habitué ces trois dernières années.
Il refermait la porte du frigo quand la porte qui menait au garage s’ouvrit. Son père venait d’arriver.
-Salut, fiston. Comment ça va ?
-ça va, répondit-il d’une voix éraillée.
-Tu viens de te lever ?
-Il est quelle heure ?
L’horloge de la cuisiné indiquait midi passé. Delphin haussa les épaules, comme son père l’avait dit la veille : il était en vacances.
-Qu’est-ce que tu fais là ? demanda-t-il à son père.
-J’ai un peu de temps avant de reprendre. Je suis venu voir si tout allait bien.
-Ça va.
-Tu as bien dormi ? demanda son père d’une voix inquiète.
-Oui, comme d’habitude, répondit Delphin après quelques secondes d’hésitation.
Ce n’était pas un mensonge mais son père laissa passer quelques minutes avant de reprendre la parole. Suspectait-il quelque chose ? Il n’avait pas vraiment pensé au bruit qu’il aurait pu faire.
-Il y avait des traces d’eau ce matin dans l’entrée. Tu es allé à la plage ?
-Oui.
-En plein milieu de la nuit ?
-… Oui, répondit Delphin en pensant que ça inquièterait sûrement son père.
-Tu es somnambule ?
-Non. Non, je sais que j’y suis allé. J’étais conscient.
La vérité c’était que ses souvenirs de la soirée étaient flous. Ce n’était que des sensations et elles auraient très bien pu être issues d’un rêve mais il ne voulait pas affoler ses parents, ni éveiller leurs soupçons quant à sa consommation de drogue.
-Bon. Qu’est-ce que tu vas faire aujourd’hui ?
-Je vais voir Thomas.
-Tu lui passeras le bonjour. Oh, et tu penseras à faire quelques courses ? Et tu étais d’accord pour préparer le dîner.
-Oui, oui.
Il se prépara une tasse de café et quelques toasts.
-Si tu as besoin de quelque chose ou si tu as des envies, n’hésite pas.
Là, tout de suite, Delphin n’avait pas envie de parler. Il voulait manger tranquillement. Il jeta un coup d’œil dehors, côté jardin, et voyant qu’il ne pleuvait pas, s’installa sur la table de la terrasse.
Il entendit le bruit du micro-onde puis les pas de son père se diriger vers lui. Il s’assit.
-Bonne idée. Il fait beau aujourd’hui.
Dès que son père fut reparti au travail, Delphin envoya un sms à Thomas. Il savait que son ami avait parfois de l’herbe sur lui et il en avait besoin pour passer une meilleure soirée que celle de la veille. Thomas mit beaucoup de temps à répondre, il n’avait pas l’air d’accord et Delphin dût lui promettre de lui dire comment il en était arrivé là.
Le temps filait et son corps lui rappelait que l’heure de sa dose quotidienne d’herbe se rapprochait et qu’il n’avait rien sur lui.
Vers seize heures, Delphin se rendit à la plage, c’était là qu’il avait convenu de retrouver son ami.
-Tu as ce qu’il faut ? demanda Delphin d’une voix tendue.
Il avait désespérément essayé de se calmer et de se persuader qu’il n’en avait pas besoin, mais c’était peine perdue. Il était bien plus accro qu’il ne le pensait. On n’effaçait pas deux années de consommation en un soir.
-Oui, fit Thomas en masquant une expression pleine de pitié derrière son bob et ses lunettes de soleil. Même si ta demande m’a beaucoup surpris… Merde, Del’, qu’est-ce qui t’est arrivé pour… ?
-Tu l’as ou pas ? s’agaça le blond dont le manque s’accentuait.
-Oui, oui, dit Thomas en fouillant dans ses poches. Voilà.
Delphin lui arracha presque l’herbe des mains. Il n’en pouvait plus. Il avait l’impression qu’il allait s’effondrer s’il ne fumait pas tout de suite. Il alluma son joint, fébrile.
-… Désolé, dit-il après avoir pris une première bouffée.
Thomas le regardait d’un air désolé.
***
-… J’ai l’habitude, dit-il amer.
Thomas avait un peu dealé pour se faire de l’argent de poche. Ce n’était pas une époque dont il était fier. Il avait d’ailleurs très vite arrêté. Déjà parce que sa mère l’avait découvert et ensuite parce que son autre ami Lionel avait fortement désapprouvé et menacé de le dénoncer aux flics. Thomas, qui ne voulait pas plus d’ennuis qu’il n’en avait déjà, avait tout simplement laissé tomber. Il se demandait même pourquoi il avait fait ça. Peut-être que Delphin y était pour quelque chose, ou plutôt l’absence de celui-ci. Quand Delphin était là, la limite à ne pas franchir était claire. Enfin, c’était le cas avant.
Maintenant il se détestait d’avoir accepté la demande de son ami et il le détestait de l’avoir poussé à y accéder. C’était n’importe quoi. Il n’arrivait pas à croire que son ami était en train de fumer à côté de lui et se comportait comme un vrai toxicomane. Depuis combien de temps fumait-il ? Il était sûr que ce n’était pas le cas avant qu’il parte.
-…Tu veux en parler ? demanda-t-il sans croire une seconde que Delphin se confierait.
Son ami mit un moment avant de répondre.
-… Je fais des cauchemars depuis mon accident. La même scène en boucle… Les médocs ne marchaient plus.
-Hm…
Thomas s’écœurait lui-même. Vendre quelques grammes à des inconnus ça allait. Dépanner son ami c’était vraiment au-dessus de ses forces. Il ne voulait pas le voir comme ça. Il ne voulait pas qu’on le voie comme ça.
Que penserait Lionel ? Et Maëlle ? La brune désapprouvait déjà les simples soirées alcoolisées alors la drogue… Ce n’était certainement pas comme ça qu’elle accepterait de sortir avec lui. Elle avait raison. Ça allait trop loin. Si même Delphin se droguait, le monde était dans une sacrée merde. Pire encore, ce n’était qu’une question de temps avant que Maëlle ne soit au courant de ça. Et là, il était presque sûr que ses chances seraient définitivement grillées.
-Si tu pouvais éviter de dire à Maëlle que… commença-t-il. Je voudrais qu’il me reste un tout petit espoir de sortir avec elle…
-Vous ne sortez toujours pas ensemble ? s’étonna Delphin.
-Depuis que tu es parti, j’ai dû lui demander une bonne dizaine de fois… Elle ne m’a jamais dit oui.
Le blond sourit d’un air moqueur.
-Oh ! Ça va !
-C’est important de ne pas perdre espoir… dit Delphin en écrasant son mégot.
-Oui, tu t’y connais en espoir… « L’espoir fait vivre » comme on dit. Au fait, tu as recroisé Alexia ?
-Non, répondit le blond glacial.
Le changement d’atmosphère fut brutal. En dépit des effets de l’herbe, Delphin semblait très tendu au nom de sa voisine rousse.
Elle passa soudain près d’eux. Thomas guetta la réaction de son ami, il l’avait ignorée. Pas un regard, rien. Quelque chose était brisé en lui ou alors son esprit était parti avec les effets relaxants du cannabis.
Thomas suivit Alexia du regard. Elle rejoignit une connaissance sur le trottoir devant la plage. Un type blond cendré aux vêtements noirs. Sylvain Druand, un ancien camarade de classe.
-Eh bien… Ça faisait un bail que je l’avais vu, lui, lâcha-t-il.
Delphin se tourna puis retourna rapidement à la contemplation du sable à ses pieds.
Voyant qu’il n’en tirerait pas grand-chose, Thomas décida de changer de sujet.
-J’avais dans l’idée d’organiser une fête pour ton retour, dit-il. Ici, un soir.
-D’accord… répondit mollement Delphin.
-J’ai prévu d’inviter Lionel, des filles… On peut inviter Tom aussi. Il doit s’ennuyer sur sa chaise haute…
-C’est un poste d’observation.
-Ouais, peu importe. Objectif : détente ! Ça te permettrait de te changer les idées…
Delphin avait l’air d’avoir été particulièrement seul ces trois dernières années. Il semblait n’avoir rien dit à personne sur son état et cela inquiétait Thomas. Lui d’ordinaire si joyeux, si plein de vie… Bon, un peu moins depuis qu’il avait croisé le chemin d’Alexia mais la rouquine mise à part, il avait été comme ça.
-D’accord. Tu veux faire ça quand ?
-Quand tu veux. Je n’ai rien de prévu.
-Moi non plus.
***
Delphin quitta la plage et Thomas une heure plus tard. L’herbe atténuait à peine la douleur qu’il ressentait. Alexia et Sylvain Druand -un de ses amis- se fréquentaient. Il était jaloux. Malgré ce qu’Alexia lui avait fait subir, il enviait Sylvain. Il aurait donné beaucoup de choses pour parler à la rousse. Mais pour lui dire quoi ?
Il était presque arrivé chez lui quand il vit quelqu’un attendre devant la maison. Il ne la reconnut que par la couleur de ses vêtements, c’était Maëlle.
-Maëlle, qu’est-ce que tu fais ici ?
Elle sourit en le reconnaissant.
-Je suis venue te voir puisque Lionel m’a dit que tu étais rentré… Alors l’Angleterre ?
-Bien.
Elle le dévisagea.
-Tu as une sale gueule, lâcha-t-elle.
-Merci, c’est gentil. Moi aussi, je suis content de te voir… dit-il en allant ouvrir la porte d’entrée.
-Tu ne répondais pas à ton téléphone donc je suis venue. Qu’est-ce qui t’arrive ?
-J’étais avec Thomas. Tu voulais venir ? lui demanda-t-il en se tournant vers elle.
-... Vous avez… fumé ? demanda-t-elle.
-Seulement moi.
Elle eut l’air scandalisée.
-Mais qu’est-ce qui t’est arrivé ? S’il y a une personne sur Terre dont j’étais sûre qu’elle ne toucherait jamais à ça, c’était toi…
-Une fracture du crâne, voilà ce qui m’est arrivé, dit Delphin en s’asseyant.
-C’est arrivé à d’autres et ils ne sont pas tombés dans la drogue… répliqua Maëlle en s’asseyant en face de lui.
-Que veux-tu que je te dise ?
-La vérité. Oui, tu as eu un terrible accident mais il n’y a pas que ça…
-Depuis, je fais le même cauchemar tous les soirs. Excuse-moi de vouloir dormir.
Elle se tut quelques minutes ce qui eut pour effet de le faire culpabiliser.
-C’est pas une excuse, je sais, dit-il, mais c’est le seul truc qui marche.
-Je suis désolée. Et là, je me sens ridicule car je ne voulais pas parler de ça…
-De quoi tu voulais parler ?
-D’Alexia. Ou c’est comme le sorcier dont il ne faut pas prononcer son nom ? dit Maëlle d’un ton qui se voulait léger.
-Je m’en fiche, dit Delphin en haussant les épaules. Je sais qu’elle sort avec Sylvain.
-Et tu n’as pas l’air d’en avoir rien à faire. Je ne le sens pas ce type…
-Qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? Tu crois que je vais prendre le risque de l’approcher ?
-Je sais que tu n’as aucune raison de le faire vu ce qu’elle t’a fait subir. Sache qu’elle le regrette vraiment. Elle a avoué qu’elle avait menti sur le harcèlement et elle est venue te voir à l’hôpital. On s’est croisées. C’est elle qui a prévenu les secours. Je ne sais pas comment elle a fait… Moi je me serais effondrée… surtout après… (Elle s’interrompit) Mais attends, tu ne sais pas pour sa mère…
Ce dernier mot éveilla sa curiosité. Il n’y avait toujours eu qu’Alexia et son père de l’autre côté de la rue. Depuis plus de trois ans c’était comme ça.
-Quoi, sa mère ?
-La mère d’Alexia est morte avant qu’elle n’emménage ici. Un suicide, Alexia a tout vu.
-… je … je ne savais pas…
Cela expliquait tout ou presque. Pourquoi elle était si renfermée, pourquoi elle avait paru le détester dès qu’ils s’étaient vus et pourquoi elle était partie lors du repas.
-Tu ne t’es jamais posé la question ? Où était sa mère ?
-Non.
-Ni pourquoi elle était si contrariée ?
-Non.
Il soupira. Quelque part, cette information le soulageait. De l’autre, elle le culpabilisait un peu : s’il avait été plus malin, il se serait posé davantage de questions…
-Je t’ai fait changer d’avis ? demanda Maëlle avec un léger sourire.
-J’en sais rien.
Il se passa plusieurs minutes de silence. Delphin fixait les motifs de la nappe avec une fascination nouvelle due aux effets de l’herbe.
-Bon, je te laisse, fit Maëlle au bout d’un moment. Faut que j’attrape le dernier bus pour rentrer. A plus !
Et elle prit la direction de la porte d’entrée.
Maëlle partie, Delphin resta un moment assis à la table de la salle à manger. Son joint ne lui avait fait aucun effet. La jalousie était toujours là, son pic planté dans sa poitrine, mêlée à l’amertume des regrets. Il aurait pu essayer de comprendre à l’époque, il aurait pu poser des questions. Pourquoi ne l’avait-il pas fait ? Il se serait épargné beaucoup de souffrance…
Il avait envie de parler à Alexia, de lui dire qu’il savait et qu’il était désolé. Il se rappela quand même elle était responsable de son accident et elle avait montré un tel acharnement qu’il n’était pas sûr d’en avoir vraiment envie. Ce serait plutôt à elle de faire le premier pas si elle voulait s’excuser, mais ça ne semblait pas être sa priorité…
Un bruit de voiture qui se garait le tira de ses pensées. Il jeta un coup d’œil par la fenêtre et reconnut la voiture de ses parents.
Il voulut battre en retraite et remonter à sa chambre mais il savait qu’il allait être rattrapé par la préparation du dîner. Autant rester en bas.
Il se leva, jeta un coup d’œil à l’horloge et alla voir si le frigo contenait quelque chose d’inspirant.
-Salut, lança son père.
-‘Lut.
-Qu’est-ce que ça sent ? C’est le frigo qui… ?
Delphin fut pris d’une angoisse soudaine. Il sentait tant l’herbe que ça ? Non, il y avait une vraie odeur bien plus forte. Il rouvrit le frigo pour vérifier et repéra un camembert un peu trop mûr.
-C’est le fromage, dit-il en essayant de ne pas se montrer soulagé.
-Ah. Comment s’est passée ta journée ?
-Bien. J’ai vu Maëlle, la sœur de Lionel.
Il repensa à leur conversation et fut pris d’un coup de blues. Il était dans une impasse. Thomas avait raison : il fallait qu’il se change les idées.
La soirée fut plus éprouvante que la veille, mais il réagit plus vite. Il descendit à la plage après le dîner. Il regarda la mer. Il y avait encore des surfeurs mais ils ne tardèrent pas. La mer était calme. Il avait mal aux jambes, au dos, aux bras. Partout. Au moins les embruns le soulageaient un peu. Et les vagues aussi. Il se laissa immerger par la marée montante.
La houle semblait emmener tous ses soucis avec elle. Elle les emportait au loin, les noyait pour qu’il ne reste à Delphin plus qu’une sensation de quiétude. Il s’enfonçait dans l’eau. Elle était sombre comme dans ses rêves, mais il n’avait pas peur. Au contraire, il était chez lui. Il se sentait apaisé.
Delphin se réveilla brutalement, gêné par la dureté du sol sous lui. Il fut momentanément surpris de se retrouver sur la plage. Ses pérégrinations nocturnes ne l’avaient pas ramené dans sa chambre cette fois. Il avait du sable partout. Ses vêtements étaient encore humides d’eau de mer, mais il s’en fichait : il se sentait bien.
Il resta quelques minutes au soleil, en espérant que ses vêtements finissent de sécher, puis rentra chez lui.
La maison était vide, encore. Ses parents étaient au travail comme d’habitude et il n’en était pas mécontent. Cela lui évitait les questions désagréables du style « Où tu étais hier soir ? Pourquoi tu es plein de sable ? ».
Il se dirigea tranquillement vers la cuisine et se versa un café qu’il but les yeux rivés sur la maison des Duval, de l’autre côté de la rue.
Delphin repensa à sa conversation avec Maëlle. Il pouvait tout recommencer avec Alexia. Ou du moins lui proposer. Il se sentait prêt à lui parler.
Bon, là, il était couvert de sable mais après avoir fait une douche et enfilé des vêtements propres, ça pourrait bien être son objectif de la journée.
Lorsqu’il sortit de la salle de bain, un bruit de moto retentissait dans la rue. Il jeta un coup d’œil par la fenêtre de sa chambre, intrigué. Un motard venait de se garer devant chez les Duval et avant même qu’il se dirige vers la porte, Alexia sortit de la maison, visiblement impatiente de le rejoindre.
Quand elle prit place derrière lui, il jura avoir vu le motard se tourner vers son côté de la rue.
Il avait oublié ce détail. Elle sortait avec quelqu’un. Un ancien ami, en plus.
Il avait du mal à être jaloux. Elle avait été odieuse avec lui, mais il s’était mal comporté avec elle. Il le savait grâce à sa conversation avec Maëlle. Il voulait simplement lui dire qu’il était désolé, c’était tout.
Finalement, il laissa les heures passer sans rien tenter et vers seize heures, les effets du manque se firent de nouveau sentir.
Vous devez vous connecter (vous enregistrer) pour laisser un commentaire.