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Notes d'auteur :

Thème : Fondu (ah par contre, si vous le trouvez dans le texte faites moi signe '^^)
Bonne lecture !

Essoufflée, Viviane arriva devant la maison mitoyenne des parents d’Eva. Elle distingua directement la voiture de police qui était garée devant. Cela la rendait bizarrement nerveuse. Elle devait directement expliquer son raisonnement devant la police. Et vérifier son hypothèse aussi. Sa gorge se nouait déjà d’appréhension. Mais peut-être que cela faciliterait ou légitimerait ses découvertes ? La sonnette retentit à l’intérieur et ce fut Madame Ducroq, les yeux rougis par les larmes et un mouchoir sous le nez qui la fit entrer.
– Mes condoléances, avança Viviane. Je voudrais bien parler à Michaël, Octave et peut-être aussi la police.
Puis, décidant qu’elle avait fait suffisamment de politesse et qu’elle avait un meurtrier à trouver, elle se dirigea vers le salon. Les regards se posèrent sur elle. Heureusement toutes les personnes dont elle avait besoin se trouvaient là. Plus besoin de vagabonder dans les rues.

– Viviane ? s’étonna Octave. Je croyais que tu étais rentrée chez toi.
– Oui, mais je suis repartie. Je voulais te voir. Et puis Michaël aussi. Je peux ?
Cette dernière phrase était adressée aux trois policiers qui la fixaient avec intérêt.
– Et vous êtes ?
– Viviane Torset. Une camarade de classe d’Eva.
Autant garder les choses simples, n’est-ce pas ? Aucun besoin de leur expliquer qu’elle n’avait pas pu empêcher la victime de manger ce chocolat fatal.
– Vous avez les résultats des médecins légistes ? interrogea Viviane tout en espérant ne pas se montrer trop curieuse. Enfin, je veux dire… est-ce que vous avez récupéré le portable d’Eva ?
Un des policiers éclata de rire puis lui désigna une place. Cela lui paraissait un peu déplacé mais bon. La mère d’Eva renifla de plus belle dans son mouchoir.
– Asseyez-vous, mademoiselle.
– La jeune fille a succombé à un empoisonnement à la ciguë, expliqua un autre. Malheureusement nous ne savons pas encore comment elle a pu l’avaler.
– Tandis que son portable, nous ne l’avons pas vu. Nous supposons qu’elle l’a laissé chez elle, puisqu’il n’a pas été trouvé.

Viviane hocha la tête. L’empoisonnement était donc vérifié et son hypothèse de base donc vraie. Et alors, le portable devait être… Elle tendit la main sous la table basse et en tira ledit portable. Après tout, il n’avait pas pu aller très loin dans la maison.
– En effet, le voici. Il a bien dû rester ici.
Comme si c’était plausible qu’Eva ignore les recommandations de ses parents et oublie son portable ! Octave du moins ne pouvait pas y croire, lui qui était si connecté. Elle lança un regard aux policiers puis décida de tenter quelque chose.
– Octave, déverrouille-le, s’il te plaît.
Le garçon pâlit de plusieurs nuances et ses yeux se remplirent de larmes quand il se saisit de l’appareil. Il secoua la tête.
– Je… je ne peux pas.
– Michaël, demanda Viviane en essayant de cacher son sourire satisfait.
Sans aucune hésitation, le demi-frère d’Eva entra le code et rendit le portable à Viviane. Celle-ci ouvrit rapidement les messages. Aucune trace de celui envoyé à Jeanne. Octave avait probablement dû l’effacer en chemin. Puisqu’il connaissait le code de sa meilleure amie…
– Pourquoi caches-tu le fait que tu connaisses exactement son code, Octave ? Peut-être sais-tu qu’un message a été envoyé depuis ce numéro ? Peut-être sais-tu aussi comment le poison est arrivé dans le chocolat exact qu’allait manger Eva ?

Octave avait encore pâli au fur et à mesure des questions. Les policiers ne savaient plus trop qui observer et Viviane goûtait le plaisir d’avoir une longueur d’avance sur eux. Sauf sur Octave qui tremblait même maintenant.
– Qu’est-ce que ça veut dire ? s’exclama le plus petit des policiers.
Comme Octave ne semblait pas décider à répondre, Viviane reprit la parole.
– Quand Jeanne a offert un chocolat à Eva, j’ai eu la drôle de sensation que ce n’était pas normal. Ensuite quand Eva est… enfin après j’ai demandé aux autres et puis j’ai appris que le portable d’Eva avait envoyé un message à Jeanne la forçant à donner ce chocolat spécifique à la pistache à Eva sous peine de révéler un secret. Et j’ai appris que seuls Octave, Michaël ou Jonathan auraient pu empoisonner les gâteaux. Or Jonathan ne pouvait pas avoir envoyé le message car il ne connaissait pas le code d’Eva. Et Octave a caché le fait qu’il le connaissait tout comme il a caché qu’il a pris le portable d’Eva pour supprimer le message et l’a ramené ici.

– C’est vrai, Octave ?
Le garçon était blanc comme du lin mais tenta une grimace.
– Non, elle invente tout cela pour s’innocenter ?
Viviane écarquilla les yeux. Non, mais qu’est-ce qu’il croyait ?! Les policiers le regardèrent de travers. Le point d’interrogation avait été clairement audible et ce fut ce qui empêcha Viviane de protester vivement. Le garçon fondit soudain en larmes.
– Je ne voulais pas la tuer ! J’ai tout essayé. Changer de classe, la convaincre de changer de classe, l’empêcher de réviser… tout ! Il fallait que je devienne le premier de la classe. Ma mère m’a dit…
Viviane détourna les yeux. Pourquoi avait-elle envie de consoler un meurtrier ? Et comment avait-elle pu suspecter, en ayant raison en plus, qu’un de ses amis soit un meurtrier ? Dans quel monde vivait-elle ?

Note de fin de chapitre:

Voilà, c'est la fin de l'histoire et du calendrier. Qu'en avez vous pensez ?
Mais bref. Un grand merci aux Beiges

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