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Notes d'auteur :
Le thème est une citation aujourd'hui : La nuit était papier - nous étions encre, Adonis : jeunes dans la nuit
Candace était une véritable ombre dans la nuit. L’absence de lumière à l’exception de quelques fenêtres dans les hauteurs l’aidait bien sûr. Un peu plus loin devant, l’une des Flyers, ce groupe qui se pensait les rois de la ville, avançait en suivant les murs se pensant subtile. La pauvre. Candace la remarquait autant que n’importe quel passant, mais, après tout, rien ne lui échappait. L’autre était peut-être bien dissimulée pour les gens ordinaires en fait. Elle la fixa disparaitre au coin de la rue, s’assurant qu’elle ne s’attardait pas.

De son côté, Galadrielle approchait, elle aussi, du point de rencontre par une ruelle parallèle au chemin emprunté par Candace. Toute aussi subtile, personne ne remarqua sa présence pourtant imposante avec tout ce qu’elle transportait. Elle rejoignit Maxime qui était déjà là et tous deux attendirent leur comparse.

Candace ne prit que quelques minutes supplémentaires pour arriver à son tour. Ils se saluèrent d’un hochement de la tête, sachant très bien que tout bruit était un risque qu’ils se fassent repérer. Galadrielle ouvrit son sac et commença à distribuer les pinceaux et la peinture parmi eux, elle déposa le reste, sur le sol, plus accessible tandis que Maxime dépliait le plan qu’il avait lui-même fait et l’accrochait au centre du mur sachant très bien qu’ils le déplaceraient plusieurs fois pendant la nuit. Il attacha ses cheveux en une queue de cheval pour les retirer de son visage et se mit à l’oeuvre.

Il fallut plusieurs heures pour que le tout commence à prendre forme. Peu à peu, des immeubles modernes faisant contraste avec la ville où eux-mêmes se trouvaient commençaient à se détacher sur un ciel étoilé. Malgré la beauté et le luxe qui se dégageaient des bâtiments, il y avait une atmosphère lourde qui se dégageait de l’oeuvre, comme si les pinceaux des trois artistes les dépeignaient plus gris, plus sombres que ce qu’ils étaient vraiment. Ce ne fut que lorsque la nuit s’acheva qu’ils terminèrent leur peinture, le soleil serait le premier témoin de leur message mystérieux.

Ils étaient partis depuis un bon moment quand les premiers rayons du soleil touchèrent le haut de la peinture. Sous les étoiles peintes une à une, les édifices descendaient jusqu’au sol, en une magnifique illusion les faisant paraitre plus grands qu’ils ne l’étaient, mais ça ne s’arrêtait pas là. Au sol, à la base du mur, chacun des éléments qui figuraient sur les briques était aussi reflété sur le sol, dans une image et un réalisme impressionnant. Si ce n’était que d’un petit détail, on aurait cru que la ville se reflétait dans une mer bien calme. Le seul problème pour réfuter cette supposition était la couleur. Un rouge teignait le sol et par le fait même les structures d’acier qui s’y reflétaient. Le rouge de la défaite, le rouge de la conquête, le rouge du sang.
Note de fin de chapitre:
Voilà pour ce troisième texte! Il se passe dans un monde fictionnel de style science-fiction que j'ai créé dans le cadre du nano.
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