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Notes d'auteur :

Thème : Le chant des baleines

Vous retrouverez ici les personnages du 7 décembre, l’image de la forêt, Zola et Lelory. 

Lelory ne pouvait que se questionner sur l’état mental de sa compagne. Zola avait décidé de partir parmi les humains pour apprendre comment ils vivaient et bien sûr Lelory avait accepté de la suivre. Elle venait d’achever son année des naissances, elle était donc libre pour quelques mois. Mais de là à rejoindre le monde des humains pour accompagner Zola? Elle devait complètement être folle. Folle amoureuse oui…

 

 

 

Au moins, elles y allaient sous couverture. Elles portaient depuis déjà quelques jours des vêtements humains et dissimulaient leurs traits atypiques sous de sombres capuche. Plus elles progressaient et plus les humains étaient nombreux. Intuitivement, Lelory marchait plus près de Zola se sentant plus en sureté, même si savait en cas de problème, elle risquait de leur être utile avec ses pouvoirs. Surtout qu’elles se rendaient en mer, ce qui rendrait Zola plutôt impuissante et Lelory encore plus forte.

 

 

 

L’elfe d’eau ne comprenait pas pourquoi Zola avait eu cette idée, ça ne lui ressemblait pas. Sa compagne passait la plupart de son temps en solitaire dans les bois, alors aller se fondre dans une foule d’humains…

 

 

 

Il leur fallut une semaine pour se rendre au port, elles arrivèrent le jour même du départ alors elles se contentèrent de s’installer sur la berge en attendant l’arrivée du navire. Zola ne parla pas beaucoup comme toujours laissant à Lelory le rôle de faire la conversation. Elle tenta de conserver une certaine retenue dans ses propos, évitant de mentionner quelque chose qui trahirait leur provenance. Elle parla de la petite Fabia qui grandissait bien et qui était très prometteuse et de sa mère qui venait de lui offrir une couverture tissée. Elles réarrangèrent leurs provisions, s’assurant d’avoir tout ce qui leur faudrait pour combler les lacunes des repas offerts sur la bateau. Les jugeant satisfaisantes, elles évitèrent de circuler sur le marché, restant plutôt près de l’embarquement.

 

 

 

Quelques heures plus tard, elles avaient mis pied sur le navire et intégré leur cabine commune. Zola semblait un peu pâle alors qu’elles s’éloignaient de la rive tandis que Lelory resplendissait. Jugeant que l’air marin pourrait lui faire du bien, elle tira sa compagne sur le pont. Heureusement pour elles, les autres passagers semblaient tout aussi peu enclins qu’elles à socialiser et l’équipage avait d’autres chats à fouetter. Personne ne leur prêta attention quand elles s’accoudèrent sur la balustrade en regardant l’horizon. Elles discutèrent, enfin Lelory discuta jusqu’à ce que l’heure du repas soit annoncée. Elles rejoignirent donc la salle à manger où elles s’isolèrent et, malgré l’heure peu tardive, les deux elfes se dirigèrent vers leur cabine. Elles tentèrent de reprendre leurs habitudes. Zola sortit une petite plante de ses bagages et médita et Lelory débuta un rituel marin qu’elle n’avait jamais tenté auparavant.

 

 

 

Les jours défilèrent de cette façon. Elles passaient la majorité de la journée sur le pont à regarder l’horizon, des membres de l’équipage les rejoignant parfois pour partager des informations sur la navigation et la mer, elles s’isolaient au repas et retournaient dans leur cabine sitôt le soleil tombé, s’adonnant à leurs activités elfiques.

 

 

 

Ce fut à l’aube du huitième jour que Lelory se réveilla en sursaut. Elle sentait une présence immense plus loin au nord dans les eaux profondes. Elle secoua Zola sachant au fond d’elle qu’il fallait qu’elles aillent sur le pont. L’elfe des forêts bougonna un peu en se frottant les yeux, mais quand elle entendit les explications, elle sembla beaucoup plus réveillée et un sourire illumina son visage.

 

 

 

Elles passèrent une tenue de voyage par-dessus leurs chemises de nuit et montèrent les marches trois à la fois jusqu’au pont. Juste à temps. La présence que Lelory avait sentie se manifesta devant leurs yeux. Mais ce ne fut pas ça qui les captiva. Le chant qui s’éleva des masses sombres les émerveilla. Un son grave et profond, qui semblait venir de partout à la fois. Des baleines. Lelory eut l’impression qu’elles étaient là pour elle et qu’elles lui parlaient directement. Elles chantaient dans une langue qu’elle ne connaissait pas, mais qu’une partie d’elle semblait comprendre. Elle ferma les yeux pour apprécier le moment tentant de sentir les ondulations de leur chant dans l’eau. Elles eurent droit à de longues minutes seules avec ce phénomène merveilleux, mais l’événement eut tôt fait de réveiller les autres occupants du bateau et de les précipiter sur le pont. Si tous gardaient respectueusement un silence total, le charme était rompu. Lelory se tourna vers Zola qui affichait toujours un sourire comblé. Comblée d’avoir vu sa bien-aimée aussi transportée.

 

 

 

— Merci, dit Lelory.

 

 

 

Elle comprenait maintenant pourquoi Zola avait voulu accomplir ce voyage. Pour elle, pour ce moment qu’elle lui dédiait.

Note de fin de chapitre:

Voilà, voilà! On en apprendra un peu plus sur cette année des naissances et le monde des elfes dans un texte plus tard ce mois-ci

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