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La cathédrale de Kisadyn était un dédale de pierres de long en large, mais aussi de haut en bas. Le capitaine, habitué à la vie en mer, s’y trouvait perdu. Rien n’avait ici l’aspect d’un navire. Rien qui ne puisse lui donner un indice sur la route à trouver pour déféquer en paix. Le premier escalier qu’il vit, il le descendit en serrant les cuisses, de peur que ne s’échappe un autre de ces gaz liquides, à l’odeur pestilentielle. Même si le besoin de se vider avait pris la première place de ses préoccupations, le litre de liqueur ingurgité faisait tanguer la tour, comme sa galère en pleine tempête.


Heureusement, il ne croisa personne. La journée s’étant transformée en soirée, le haut lieu de culte avait des allures de cimetière. Au moins, l’odeur n’allait gêner aucun nez de prêtre en soutane. À l’étage en dessous, Rulaskys ne craignait pas de chier dans les appartements du Saint Juste, tout du moins l’espérait-il. Mais, qu’avait-il mangé pour que son estomac en devienne si fâché ?


Ici encore, ses entrailles se tordirent, lui soutirant un petit cri de douleur. Marchant les genoux collés l’un à l’autre, s’aidant des mains et des murs, luttant contre la gîte de son cerveau baigné dans les vapeurs d’alcool, le capitaine titubait. Il avait dans l’espoir de trouver une porte, un seau qui voudrait bien accueillir ce qui lui déchirait le bas du ventre. Il prit la première porte devant lui, certain d’accéder au purgatoire.

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