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Mes bras déployés comme des ailes

Sentent le vent de ma course mortelle

Mes mains à leur extrémité

À frôler des murs sont toutes irritées

Mais elles sont mon seul échappatoire

À moi qui fuis dans ces couloirs

 

Mes oreilles à l’affut du moindre bruit

Rappellent à ma course le son qu’elle induit

Elles voudraient tant m’aider

Afin que je puisse enfin m’évader

Mais l’écho de cette immense caverne

Je le sais bien, les berne

 

Mes pieds, pour éviter le trépas

Souffrent à chacun de mes pas

Ils tentent méticuleusement de se poser

Afin, malgré la course, de ne pas nous exposer

Ils espèrent, sous eux, ne pas sentir le vide

Qui nous conduirait à une chute morbide

 

Mes narines battent la cadence de mes pieds

Elles tentent de nous sortir de ce guêpier

En trouvant l’odeur salvatrice

La pluie, la mer, un iris…

Qui nous permettrait de nous échapper

Et éviter de nous faire rattraper

 

Mon corps tout entier s’acharne

Sauf un sens qui jamais ne marne

Qui me plonge dans la nuit

Et me cause tous ces soucis

Ma mort précoce aurait-elle pu être évitée?

Si aveugle jamais je n’avais été.

 

Mes bras déployés comme des ailes

Je sens le vent de ma course mortelle

J’espère sous moi ne pas sentir le vide

Qui me conduit à une chute morbide…

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