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Je me souviens de ce matin comme-ci c’était hier. J’avais enfilé mes vêtements aussi vite que possible car je ne voulais pas arriver en retard à l’école. On était au mois de juin, c’était mon dernier jour de cours et il me restait encore tellement de choses à faire comme passer mes examens d’entrée au lycée et faire mes adieux à mes amis. Ma mère était déjà dans la voiture et elle m’attendait. Je sortis de la maison et refermai la porte derrière moi, je gravis les marches de l’escalier, ouvris la porte de la voiture et m’assis. Ma mère démarra la voiture, elle était aussi pressée que moi. Elle fit marche-arrière mais ne vit pas le camion arriver à toute vitesse à temps. Voilà tout ce dont je me rappelais quand je me suis réveillée. Je me retrouvais dans une chambre d’hôpital, j’avais mal partout et lorsque j’essayais de lever ma tête, je sentis une main me frôler le front. Dans la confusion je dis : Maman ?

J’entendis quelqu’un pleurer, j’ouvris les yeux et essayai de tourner la tête. Je vis ma tante Miranda en larme au fond de la chambre, je refermai mes yeux par peur de savoir la raison qui l’avais mise dans cet état. Je respirai un bon coup et rouvris mes yeux. Mitch, le mari de ma tante me caressa les cheveux un long moment avant de prendre la parole. J’ai toujours aimé la sensation de ses doigts dans mes cheveux.

- J’ai un aveu à te faire Cara, dit-il aimablement.

Je n’ouvris pas la bouche mais il savait que je l’écoutais alors, il continua à me parler.

- Le docteur nous a dit que tu vas bien et que tu peux quitter l’hôpital cette nuit si tu veux. Il prit une pause et continua à parler. Tu étais dans le coma depuis 1 mois et ta mère … ta mère … elle est morte, dit-il les larmes aux yeux.

Cette nouvelle était tellement affreuse que je me suis mise à pleurer, j’avais tellement mal au coeur mais il me prit dans ses bras jusqu’à ce que je me calme.

- Qu’est-ce-que je vais faire maintenat ? dis-je les larmes aux yeux. Ma tante s’approcha de moi et me caressa les cheveux.

- On va d’abord s’occuper de l’enterrement et ensuite tu partiras avec nous en Caléonie pour faire ton lycée, terminer tes études et même vivre là-bas si tu le souhaites.

Cette idée me ravie malgré la douleur que je ressentais au fond de mon coeur. Une semaine plus tard c’était l’enterrement de ma mère. Tous mes amis étaient là pour me consoler. Je discutais avec l’une de mes meilleures amies Chana quand, je vis mon petit-ami Nate s’approcher de moi. Il me prit dans ses bras, fit la bise à Chana et me demanda: – Comment te sens-tu ?

- Je vais beaucoup mieux merci de me le demander, répondis-je d’une voix calme. C’était la première fois que mes larmes ne coulaient pas quand on me posait cette question. Comme tous mes amis étaient près de moi, j’en profitai pour leur annoncer mon départ.

- J’ai quelque chose à vous annoncer, dis-je d’une voix un peu hésitante. Je sentis leurs regards se poser sur moi.

- Alors, commençais-je, ma tante et son mari vivent à Caléonie donc je dois partir avec eux.

- Pour les vacances ? demanda Nate alors que je savais parfaitement qu’il avait compris ce que je voulais dire. Mais quand il posa cette question, je sentis mon coeur se serrer.

- Non …

- Bonjour tout le monde ! me coupa ma tante qui venait d’arriver.

- Bonjour madame ! répondirent mes amis en coeur. Elle se tourna vers moi et me dit:

- Cara, nous avons réservé un vol qui part demain matin de très bonne heure alors fais tes adieux maintenant.

- Oui, tatie. répondis-je malgré moi.

Personne n’avait pleuré à part Chana qui avait éclaté en sanglot. Voir ma meilleure amie pleurer fit monter les larmes à mes yeux. Je l’a prit dans mes bras et nous pleurâmes jusqu’à ce que nos larmes cessèrent de couler. J’avais fais mes adieux à tous mes amis et maintenant, il ne restait plus que Nate mon petit-ami, du moins pour l’instant car j’avais entendu dire que les relations longues distances ne fonctionnaient jamais. Il fit quelques pas vers moi, me caressa les cheveux puis le visage et à ce moment là, je me rendis compte à quel point je l’aimais.

- Je pense qu’il vaut mieux pour nous deux que nous soyons juste des amis maintenant. dit-il en détournant le regard.

- Tu veux dire que tu souhaites que l’on se sépare ? demandais-je le coeur lourd.

- Ce n’est pas que je le souhaites mais je pense juste que c’est la meilleure chose à faire, s’efforça-t-il de répondre.

- Pourquoi ? le questionnais-je en essayant de contenir mes larmes tant bien que mal.

- Tu ne connais vraiment pas la reponse !? s’écria-t-il.

- Ça suffit ! intervint Chana. Je dors chez toi ce soir et je pars avec toi, me dit-elle heureuse.

- Merci ! Je suis trop contente ! m’exclamais-je.

Nate nous regarda, nous souhaita un bon voyage et s’en alla sans se retourner. Quelques minutes après, ma tante nous amena à la maison. Nous passâmes à table puis nous allâmes nous doucher chacun à notre tour. À 23h, nous étions tous au lit. Le lendemain matin, à 7h30 nous étions tous déjà prêt pour prendrr le vol de 10h. Nous fermâmes la maison et prîmes un taxi. À 8h40, nous étions à l’aéroport. Quand 10h arriva, nous montâmes dans l’avion et à 10h10 il décolla enfin.

J.
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