Lien Facebook



En savoir plus sur cette bannière

- Taille du texte +

Notes d'auteur :
Les trois contraintes supplémentaires :
- Votre texte sera écrit majoritairement à la première personne
- Votre chapitre doit se dérouler en été
- Un de vos personnages est une femme
Cressida avait la chance de dormir toujours aussi profondément, alors que je m’étais agité toute la nuit et que je savais que cette fois, je ne me rendormirais pas. Trop de choses tournaient dans ma tête, je me demandais ce qui allait se passer pendant cette journée.
Soudain, un bruit attira mon attention, tel un bruissement, un mouvement d’air faisant voler des feuilles mortes.
Je me levai rapidement et me dirigeai vers une lumière qui provenait des ruines de l’autel. Je ne comprenais pas d’où venait cette lumière, il n’y avait rien. J’en étais à échafauder des hypothèses quand une voix douce retentit dans mon dos.
- Oh, ils m’ont envoyé un jeune homme, cette fois ? C’est agréable, cela me change des brunes ingénues.

Je me retournai. Une femme d’une extraordinaire beauté se tenait devant moi. De longs cheveux châtains qui ondulaient bas dans son dos, une toge d’un blanc immaculé ornée d’une ceinture en or. Une vision de merveille, indubitablement.
- Tu peux fermer la bouche, jeune damoiseau, ce n’est pas une attitude à avoir devant une déesse, déclama l’apparition.
- Une… déesse ? Mais comment est-ce possible ?
- Eh bien, tu parais bien peu vif d’esprit, c’est bien dommage au regard de ta beauté et de ton corps sculpté comme un athlète. Vous avez mis des offrandes à mon nom, bien évidemment que j’allais apparaître !

Je n’en revenais pas. Déméter, la grande Maîtresse de la moisson et de l’agriculture. Je n’aurais jamais cru qu’elle pourrait un jour se tenir devant moi, simple mortel.

Déméter s’avança vers moi et posa sa main sur mon torse. J’étais pétrifié. Que voulait-elle ? Elle fait glisser sa main vers mon épaule et je ne pus réprimer un frisson. Soudain, Déméter se crispa et son sourire se mua en rictus. Qu’avais-je donc fait ? N’aurais-je donc pas pu rester de marbre à son contact comme devaient le faire les Dieux de l’Olympe ?
Je compris vite que ce n’était pas moi qui étais en cause. Déméter avait remarqué la présence de Cressida, qui venait de se réveiller derrière moi
- Alors ton village n’a pas fait mieux que les autres, n’est-ce pas ? Lui m’a envoyé la pimbêche des lieux ? cracha-t-elle d’un ton venimeux.

Elle s’éloigna de moi et se dirigea vers Cressida qui, à son tour, tout comme je l’avais été, semblait subjuguée par la beauté de Déméter.
J’étais terrifié. Qui pouvait savoir de quoi était capable une Déesse ? Je me souvenais avoir entendu des récits de mon grand-père racontant l’histoire de jeunes filles envoyées aux Dieux et qui ne revenaient jamais.

Déméter regardait Cressida de la tête aux pieds, semblant jauger ses qualité, ou bien cherchant quel sort elle allait lui réserver.
- Mais comment une femme aussi insignifiante que toi peut-elle avoir l’amour d’un être tel que ce jeune homme que je viens de croiser ? gronda-t-elle.

Je n’en revenais pas. Depuis le début de cette histoire, je savais quel était le danger, la réaction de Déméter face à Cressida, mais je n’aurais jamais cru que je pourrais être au centre du problème. C’était donc de ma faute. Il fallait faire quelque chose avant que ça ne tourne au drame.
Vous devez vous connecter (vous enregistrer) pour laisser un commentaire.