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Notes d'auteur :
Marvin Gaye - What's going on
PARTIE III : JOHNY WRIGHT

21. Révélations

Les liens du sang ont une force étrange […]. Euripide

Peter revint à lui dans le noir.

Il n’avait pas la moindre idée de l’endroit où il se trouvait mais il savait qu’il était allongé sur un lit pas trop inconfortable. Mais il n'était pas à l'hôtel, réalisa-t-il. Puis il entendit un bip strident et un bourdonnement sur sa droite.

Il essaya de bouger mais s’arrêta aussitôt. Ce n’était vraiment pas une bonne idée : tout son corps criait grâce. Il avait l’impression que ses muscles ne savaient plus comment fonctionner ou qu’un camion venait de lui rouler dessus. Il entendait toujours le bip, à intervalles réguliers.

Son second réflexe fut plus primaire. Il fallait qu’il boive. Il mourrait de soif, il ne se rappelait même pas avoir déjà eu la gorge aussi sèche. Il voulut appeler, dire quelque chose mais sa langue semblait collée à son palais.

- Peter …

Il reconnaissait cette voix. Jenny. Il souleva lentement ses paupières au moment où quelqu’un allumait la lumière.

La jeune femme se tenait debout à sa gauche. Ses cheveux blonds formaient une tignasse autour de son visage aux traits tirés, tendus par la fatigue et l’inquiétude. Elle fronçait les sourcils. Il lui avait connu meilleure mine.

Il tenta de se redresser et Jenny se précipita pour l’aider. Avec son aide et celle d’une infirmière qui venait d’entrer dans la chambre, il réussit à se mettre en position assisse, appuyé contre l’oreiller étonnamment frais de son lit.

- Bonsoir, monsieur Westerfield, lui dit-t-elle d’une voix enjouée. Bon retour parmi nous.
- Je suis à … l’hôpital ? parvint-il à ânonner.

Il entendit Jenny pouffer de rire à côté de lui. Elle se tourna vers l’infirmière en souriant.

- Il a toujours eu un grand sens logique, confia-t-elle d’un ton badin. Perspicace et tout ce qui va avec, c’est mon Peter.

L’infirmière lui tendit un gobelet d’eau, comme si elle avait lu dans ses pensées. Elle glissa une paille entre ses lèvres désespérément sèches et il aspira goulûment.

- Je vais aller chercher un médecin, je reviens, annonça-t-elle quand il eut terminé. En attendant, restez tranquille et essayez de vous détendre.

Elle quitta la petite chambre d’hôpital et Jenny en profita pour se rapprocher. Elle saisit sa main entre les siennes. Elle souriait toujours.

- Ça va ?

La voix de Peter était pâteuse et sa bouche le démangeait encore mais il réussit tout de même à lui demander :

- Qu’est-ce …. Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Rien de très réjouissant, j’en ai bien peur, mais vous avez eu de la chance : on a réussi à vous rafistoler, dit une voix masculine.

Un homme vêtu d’une blouse blanche un peu trop serrée au niveau de la taille venait d’entrer, accompagné de l’infirmière.

Le jeune détective soupira - il s’en doutait - et laissa ses yeux faire le tour de la pièce exiguë. Un minuscule poste de télévision sur un support pivotant siégeait dans l’angle supérieur droit, quelque part au-dessus de la tête chauve du médecin. Seule la petite lampe de chevet éclairait la pièce, la fenêtre ne laissait filtrer que l’obscurité de cette nuit printanière.

- Je suis le docteur Cohen, se présenta l’homme.

Peter aurait bien aimé se conformer aux amabilités d’usage et lui répondre qu’il était enchanté de le rencontrer mais il craignait que ce ne soit un peu trop demander à sa gorge enflammée. Sans parler du fait qu’il commençait à sérieusement s’inquiéter. Que lui était-il arrivé bon sang ?

- On vous a tiré dessus, lui expliqua le médecin comme s’il devinait sa question muette. Heureusement, vous n’avez été touché qu’à la jambe. L’un des policiers m’a raconté que la seconde balle avait raté votre crâne de seulement quelques centimètres. L’autre femme n’a pas eu votre chance, ajouta-t-il gravement.

- L’autre femme ? répéta Peter.
- Oui, Barbara Simmons, intervint Jenny. Tu ne te souviens pas ?
- Vaguement.
- Tu étais chez elle quand … c’est arrivé. La fusillade.

Il hocha la tête, les souvenirs remontant peu à peu à la surface.

- Elle est morte ? souffla-t-il, la gorge nouée.
- Non mais elle est dans un sale état, expliqua Jenny.

Il se tourna vers le docteur Cohen qui secoua la tête.

- Je n’en sais pas plus, à part qu’elle est toujours au bloc. Mais revenons-en à vous. Vous devriez guérir rapidement, on a remis votre jambe en état.
- J’ai mal … côté droit.

Le médecin hocha la tête.

- C’est compréhensible. En tombant après le premier coup de feu, vous vous êtes fêlé une côte. Malheureusement, on ne peut faire rien pour ça, à part vous donner des analgésiques et laisser Dame Nature faire son travail. Votre côte devrait vous faire souffrir encore quelques jours mais ça passera. Oh, et vous aurez aussi besoin de béquilles au début. Désolé, ajouta-t-il en avisant la petite grimace de Peter. Des questions ?
- Quand est-ce que je vais pouvoir sortir ?

Il était heureux de constater que sa voix revenait progressivement à la normale.

- Quoi, vous voulez déjà nous quitter ? plaisanta le médecin. Ne vous inquiétez pas, vous devriez pourvoir sortir demain après-midi, normalement.

Il hocha la tête et le remercia.

A peine la porte s’était-elle refermée sur les deux soignants qu’elle s’ouvrit de nouveau, laissant cette fois apparaître un inspecteur de police. Il était en civil mais Peter, qui les côtoyait régulièrement depuis des années pour son travail, avait appris à les reconnaître même sans leur uniforme.

- C’est l’inspecteur Ackles, lui indiqua Jenny d’une voix où on distinguait un peu de contrariété.
- Celui qui enquêtait sur les meurtres ?

Elle hocha la tête en pinçant les lèvres puis salua d’un signe de tête rapide celui qui avait refusé d’écouter lorsqu’elle lui avait affirmé qu’il était impossible que la mort de sa tante et son mari ne soit un meurtre-suicide. Au vu des événements de ces dernières semaines, Peter comprenait son amertume.

- Lui-même. Je suis juste là pour un petit entretien de routine, expliqua l’inspecteur Ackles en s’approchant du lit. Comment allez-vous, monsieur Westerfield ?
- J’ai connu mieux.
- Bon … Puisque vous êtes de retour parmi nous, est-ce que vous pouvez m’expliquer ce qui s’est passé ?

Peter fut soulagé de constater qu’en se concentrant, il se rappelait au moins en partie de ce qui s’était passé l’après-midi.

- Je suis allé chez les Simmons parce que je voulais interroger Barbara à propos de l’un de ses employés, Andre Gold. Comme elle n’était pas à son travail et qu’elle ne répondait pas non plus au téléphone, je suis allé chez elle.

Il marqua une petite pause pour rassembler ses souvenirs.

- Barbara était dans l’entrée quand je suis arrivé. Elle avait l’air … bizarre, un peu effrayée même si sur le coup, je ne l’ai pas vraiment réalisé. Elle ne voulait pas me laisser entrer. Et puis, alors que je commençais à l’interroger, la porte s’est ouverte en grand et là, j’ai vu Andre derrière elle. Il … il …
- Prenez votre temps, monsieur Westerfield.

Peter hocha la tête et s’éclaircit la gorge.

- Andre pointait une arme sur Barbara Simmons. Il m’a « invité » si je puis parler ainsi à entrer mais je suis resté sur le pas de la porte. Au même moment, une voisine qui passait par là a salué madame Simmons et j’ai profité de la diversion pour me jeter sur Andre. Et …
- C’est là que tu as été touché, finit Jenny à sa place.

La gorge à nouveau sèche, il hocha une nouvelle fois la tête et Jenny lui prit la main.

- Tu as vraiment eu de la chance, tu sais.
- Je sais.

Il laissa passer quelques instants de silence avant de reprendre son récit :

- Après, c’est le trou noir, avoua-t-il. Je ne me souviens que des cris et de la douleur.
- M. Gold a tenté d’abattre madame Simmons, lui raconta le policier. Elle a été touchée au coeur mais elle est encore en vie même si les médecines jugent son état critique. Gold a pris la fuite. La voisine a réussi à rentrer chez elle et a prévenu la police mais quand nous sommes arrivés sur les lieux, il n’y avait plus que Barbara Simmons et vous. Pourtant, on a fait vite.

Selon Peter, il n’y avait rien d’étonnant à cela. Nul doute que la police ne se serait pas déplacée aussi rapidement si l’appel provenait d’une des cités de South Side. Enfin, il n’allait pas s'en plaindre.

- Et donc Gold est toujours en fuite ? demanda Jenny.
- Non, la police de l’Etat l’a attrapé alors qu’il tentait de passer la frontière avec le Massachusetts. Il est en route vers le poste.
- Il a dit quelque chose ? A propos des meurtres de ma tante et de son mari ? Ou de monsieur Simmons ?
- Il a juste réclamé un avocat.

La jeune femme secoua la tête, l’air écoeurée et détourna le regard. Elle clignait rapidement des yeux, comme pour retenir ses larmes et cette fois, ce fut Peter qui lui prit doucement la main. Elle lui adressa un petit sourire triste.

- Ne vous en faites pas, leur assura l’inspecteur Ackles. On va l’avoir.

OOoOo


- C’est absolument écoeurant, décréta en maugréant Peter.

Il repoussa le plus loin possible son plateau-repas. Avisant le regard mauvais de son ami, Jenny se mit à rire avant de mordre à pleines dents dans son sandwich au bacon.

- Je t’aurais bien donné un peu de mon sandwich mais je crois que je n’ai pas le droit. Ordre de l’infirmière, expliqua-t-elle d’un ton faussement désolé. Navrée. Dis-toi que tu sors dans quelques heures.

- Espèce de sorcière.

Pour faire bonne mesure, il lui donna un petit coup de pied avec sa jambe gauche, non-plâtrée.

- Hé ! protesta la jeune femme. Tu as failli me faire tomber du lit. Fais gaffe si tu veux pas que je te casse l’autre jambe !
- Tu n’oserais pas …
- On parie ? demanda-t-elle en se redressant sur ses genoux.

Au même moment, on toqua à la porte. Jenny descendit du lit et alla ouvrir. L’inspecteur Ackles entra et les salua rapidement. Ils n’avaient plus eu de ses nouvelles depuis la veille au soir quand il avait interrogé Peter sur la fusillade.

- Vous avez du nouveau ? s’enquit aussitôt Jenny en refermant la porte.
- En effet.
- Gold a avoué ?
- Je voulais d’abord vous parler de Barbara Simmons en fait. Son opération s’est bien déroulée. Elle est toujours dans un état sérieux mais hors de danger désormais.

Peter hocha la tête.

- Et pour ce qui est des meurtres ? demanda Jenny. Est-ce que Gold dit quelque chose ?
- Il a avoué.

Les deux amis restèrent bouche bée.

- Votre tante et son mari, Mark Simmons. Tout.
- Je croyais qu’il avait réclamé la présence d’un avocat ?
- C’était le cas. Mais entre-temps, la voisine de madame Simmons l’a formellement identifié et il était en possession de l’arme ayant servi durant la fusillade lorsqu’il a été arrêté hier. Et je ne doute pas que les tests balistiques prouveront que cette arme a aussi servi à tuer les Quinn et Mark Simmons.

Peter lança un coup d’oeil à Jenny qui s’était rassise au bord du lit, à ses pieds.

- Je pense qu’il a essayé de s’en sortir mais maintenant qu’on l’a acculé, il s’est rendu compte qu’il n’avait pas le choix et il se montre plutôt coopératif, reprit Ackles.
- Pourquoi un tel revirement à votre avis ? Vous croyez qu’il espère un arrangement ?

Jenny releva brusquement la tête et darda son regard bleu sur l’inspecteur de police. Celui-ci haussa les épaules, comme s’il considérait la question pour la première fois.

- Difficile à dire mais ça semble compromis. Avec trois meurtres et deux autres tentatives, le procureur risque de ne pas se montrer très complaisant. Surtout avec les élections et les émeutes le mois dernier.

Peter avait beau ne pas être de Charlestown, il comprenait qu’il serait désastreux pour l’image du procureur de donner l’impression de se montrer complaisant avec un meurtrier blanc quand son bureau avait passé autant de temps à essayer de mettre le double meurtre sur le dos des membres de gang noirs.

De son côté, Jenny semblait un peu plus rassurée lorsqu’elle prit la parole :

- Inspecteur, vous ne nous avez pas dit pourquoi ..? Est-ce qu’Andre Gold m’a expliqué pourquoi il avait fait ça ? Il n’a pas l’air déséquilibré.
- Non, il a toute sa tête. Et maintenant qu’il sait qu’il risque de prendre perpète, il est loquace. Il semble assez fier de ce qu’il a fait.
- Fier ? répéta Peter.
- Il dit qu’il a vengé sa … Est-ce que vous avez déjà entendu parler de Uliana Golovkina ?

Cette fois encore, Peter se tourna vers la jeune femme mais elle ne le regardait pas. Elle paraissait avoir compris quelque chose. Elle fronça les sourcils, les yeux rivés sur l’inspecteur Ackles.

- Uliana, murmura-t-elle.

Puis :
- Andre est son fils, n’est-ce pas ?

Ackles se contenta de hocher la tête.

Peter se souvint de l’article que Sally Quinn avait précieusement gardé toutes ses années et de ce que Barbara Simmons avait raconté à Jenny. Uliana était morte en couches à cause de la négligence du couple mais son fils avait survécu à l’accouchement et avait été confié, quelques heures à peine après son décès, à un couple adoptant. C’était un petit garçon. Andre Gold.

- Le vrai nom d’Andre Gold est Derek Bishop, continua le policier. On a trouvé un permis de conduire et une carte de sécurité sociale à ce nom dans ses affaires. Il vit dans le Maryland. Il dit avoir découvert son adoption à la mort de sa mère adoptive qui lui avait laissé une lettre.
- Sauf que sa mère ne savait probablement pas qui était sa mère biologique ni ce qui lui était arrivé en donnant naissance à Andre. Enfin, je veux dire Derek. Je doute que les Simmons aient raconté le rôle ils avaient joué dans la mort de Uliana.

Même Daniel Ariyoshi, leur fidèle associé et dans le cas de Mark Simmons, amant, l’avait ignoré, se rappela Peter.

- Mais alors comment a-t-il su que sa mère était morte à cause des Simmons et de ma tante ? Tu crois que c’est grâce à Raquel Payton ? continua Jenny en se tournant vers Peter.
- Qui est Raquel Payton ?

Le jeune détective avait presque oublié la présence du taciturne policier.

- C’est une ancienne prostituée qui a fait adopter son bébé par l’intermédiaire de Save Children. Elle réalisait un documentaire très critique sur l’association et notamment les récentes rumeurs de maltraitance.
- Réalisait ? releva Ackles.
- Elle est morte il y a peu. Mort naturelle, ajouta Peter en réponse au sourcil inquisiteur du policier qui s’était courbé. J’ai vérifié.

Il voulait ajouter que c’était avant qu’il aurait fallu se montrer aux aguets et sceptique. Une plus grande rigueur dans l’enquête sur la mort des Quinn aurait peut-être pu sauver Mark Simmons. Le trafic dont s’était rendu coupable le vieil homme en compagnie de son épouse avait beau être odieux, il ne méritait pas de mourir comme ça, abattu dans son propre bureau.

- Pour en revenir à Derek Bishop, il a décidé de venir passer quelques mois à Charlestown pour en découvrir plus Save Children. D’après ses propres dires, il n’est pas venu avec des intentions malfaisantes mais lorsqu’il a entendu parler des rumeurs de maltraitance, il a commencé à s’interroger sur les Simmons.
- Et c’est là qu’il a décidé d’aller travailler pour eux ?
- Oui, il s’est dit que c’était le meilleur moyen de découvrir la vérité. Mais pour ne prendre aucun risque, il a préféré ne pas y aller à découvert, si je puis m’exprimer ainsi. Il s’est dit que prendre l’identité d’un autre enfant adopté grâce à SC était le plus judicieux, expliqua Ackles. Les Simmons l’ont immédiatement engagé. En fait, ils paraissaient encore plus enthousiastes quand Andre,
enfin Derek, leur a parlé de son adoption et il a obtenu la position de secrétaire de madame Simmons.

Peter comprenait. En pleine tourmente, les Simmons avaient dû voir l’arrivée du jeune homme au sein de leur association comme un vrai don du ciel et un sacré coup de pub. Quel meilleur moyen de contrecarrer les rumeurs de maltraitance et le prochain documentaire de Raquel Payton ? Il ne se rappelait que trop l’empressement avec lequel le couple leur avait parlé d’Andre Gold lors de leur première rencontre. Barbara Simmons avait particulièrement insisté sur le caractère réussie de son adoption.

- En tout cas, ce que Derek Bishop a découvert en travaillant pour Save Children ne lui a pas plu. Pire, ça l’a mis dans une rage folle et il a décidé de de se venger de ceux qu’ils estimaient coupables. D’abord votre tante, dont le nom apparaît sur l’acte de naissance. Ensuite, Mark Simmons. Il a raté de peu sa femme au cimetière puis chez elle, hier.

Donc Ned, le mari de Sally, n’avait vraiment été qu’une victime collatérale. Il n’avait rien à voir avec toute cette histoire. Etant donné que Sally avait préféré s’adresser à son ex-mari lorsqu’on l’avait fait chanté, il y avait fort à parier que Ned ne connaissait rien de son passé à Save Children. Il s’était juste trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, comme Jenny et Peter en avaient fait l’hypothèse auparavant.

C’était étrange, finalement. Les deux amis n’étaient pas loin d’avoir trouvé le mobile. Ils avaient compris que les trois meurtres étaient liés, à Save Children et entre eux. Mais ils avaient toujours pensé qu’il fallait regarder du côté des rumeurs de maltraitance, des fameuses « mauvaises adoptions » comme on disait pudiquement à Charlestown pour retrouver l’assassin. Mais au premier abord, celle du jeune Derek Bishop semblait s’être bien passé. Il n’avait pas connu l’alcool, les drogues et la violence comme Sean Vogel. Son adoption ressemblait plus à celle de Peter que le détective ne voulait l’admettre.

Mais alors quel genre d’enfance avait connu Derek Bishop, alias Andre Gold, pour que le lien envers une mère biologique certes disparue dans des circonstances tragiques mais qu’il n’avait jamais connue ne le pousse à usurper l’identité d’un adolescent mort, à tuer de sang-froid trois personnes et tenter d’en assassiner deux autres ?
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