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Notes d'auteur :
Nom de l'épreuve : La dernière réunion

Résumé de l'épreuve : Andy, Chloé, Henry et Louis se retrouvent pour célébrer le succès de Plumes en Folie. Imaginez le déroulement de cette réunion.

Contraintes : Veuillez à respecter la personnalité des personnages et leurs tics de langage. L'histoire se déroulera chez l'un des deux organisateurs qui n'est pas votre chef d'équipe. Limite : un minimum de 1000 mots est requis.

Délai de réponse : Vous avez jusqu’au 3 mai 23h59 pour y répondre.
Au premier étage de la librairie

Henry consulta sa montre à gousset. Il ne lui restait que quelques minutes pour trouver la boutique de Mademoiselle Darcy s’il souhaitait arriver à l’heure. Et il avait horreur d’être en retard. Il releva la tête et parcourut la rue du regard. Une boutique de livres-salon de thé, ça ne devait pas être si difficile à trouver. Et il ne pouvait demander son chemin. A force de fréquenter les jeunes dames qui constituaient son équipe hardie, il avait fini par comprendre que ses manières étaient quelque peu désuètes pour l’époque dans laquelle il avait atterri. Il fit un tour sur lui-même pour contrôler qu’il ne l’avait pas passé sans la voir… Et faillit renverser Louis Mercier qui s’apprêtait à lui taper sur l’épaule.

- Ah, mon cher Louis, bien le bonsoir ! Je suis bien aise de vous voir, je crains fort d’avoir perdu mon chemin.
- Je m’en doutais, cher Comte. Vous y étiez presque, regardez, c’est juste ici, répondit Louis en indiquant une devanture défraîchie.

Voyant l’enseigne représentant une théière, le comte ne put s’empêcher de pester contre lui-même. En effet, il y était presque.

- Allons-y, alors. L’exactitude est la politesse des rois, vous dirait un de vos anciens rois de France.

Louis emboîta le pas au comte qui avançait, décidé, vers la boutique. Il ouvrit la porte d’un geste impérial, faisant résonner la petite clochette de cuivre qui pendait à l’intérieur. Le rire cristallin qui retentissait à l’étage se tût et un bruit de cavalcade se fit entendre dans les escaliers.

- Louis, Henry ! Vous avez trouvé ! s’exclama Chloé.

Sans plus de cérémonie, elle serra Louis dans ses bras et plaqua deux bises sur ses joues. Le comte se raidit, conscient qu’il n’y couperait pas. Ce n’était pas des manières que de baiser le visage des hommes à tout-va ainsi, les moeurs s’étaient fort dégradées en France. Chloé relâcha le jeune organisateur et allait enlacer de même le comte quand elle s’arrêta brusquement.

- J’oubliais, dit-elle avec un sourire pétillant. Les bonnes manières, n’est-ce pas, cher Henry ?

Elle lui tendit la main, paume vers le sol. Le comte lui accorda un sourire satisfait et s’inclina pour baiser la main tendue.

- Heureux de vous revoir, Mademoiselle Darcy, salua-t-il.
- Oh, Henry, ne soyez pas si pompeux, appelez-moi Chloé ! Venez tous les deux, Andy est déjà là.

Elle leur indiqua l’escalier qui menait au premier, son appartement.
A l’étage, Andy était occupé à observer un morceau de sucre en train de s’imbiber de thé brûlant. Il leva la main à leur entrée.

- Un instant je vous prie, Chloé ma jolie. Nous voilà en présence, je vous le dis, d’un véritable morceau de science.

Les trois autres s’arrêtèrent. Chloé et Louis se jetèrent un coup d’oeil amusé, tandis que le comte s’outrageait en silence de l’impolitesse du jeune homme. Le carré de sucre finit de fondre et Andy releva la tête.

- Comte Henry, mon cher ami ! Avez-vous fait bon voyage, depuis votre pays plein de nuages ? demanda-t-il en lui serrant la main.
- Excellent, Andy, excellent. J’apprécie que vous vous en souciez.

Andy salua ensuite Louis et Chloé invita les deux nouveaux arrivants à s’asseoir.

- Ainsi nous voilà déjà à l’aboutissement, le temps est passé si rapidement ! Mais que de merveilles écrites par ces claviers effrénés, c’était un réel ravissement de les chapeauter !
- Je suis en tout point d’accord avec vous, Andy, j’ai été époustouflé par les jeunes dames que j’ai guidées depuis janvier.

Louis sourit silencieusement, il était enchanté de voir que cette expérience avait plu à tous. Enfin, Chloé ne s’était pas encore exprimée.

- Je suis un peu déçue par tous ces désistements, moi. Mais c’est vrai que certains défis étaient particulièrement corsés, je ne sais pas si j’aurais pu écrire sur tous, même avec mon imagination.
- Qui doit de plus être magnifiée par l’ensemble de vos lectures, Mademoiselle Darcy.
- Chloé, Henry, Chloé. Vous allez y arriver, le taquina-t-elle. Mais oui, c’est vrai que je lis énormément. En tout cas, c’est quand même super qu’ils aient tous participé, même pour un seul défi ! J’espère que ça fera naître des vocations pour écrire des histoires !
- Je vous vois déjà si fière, de lire un roman écrit par l’une de vos équipières.
- Je le vendrais à des milliers d’exemplaires ! s’enthousiasma la jeune femme.

Louis leva sa tasse brûlante.

- Trinquons ! A Korongo et ses admirateurs ?
- A Korongo et ses admirateurs ! répétèrent en choeur Chloé, Andy et Henry.

Les tasses s’entrechoquèrent doucement et les quatre comparses se sourirent. Puis Andy, qui semblait ne pouvoir se retenir, ajouta.

- Que c’est beau d’avoir vu tant d’ardeur !

Chloé sourit devant ce tic de langage qu’elle trouvait au demeurant assez charmant. Elle se prit à rêvasser, peut-être était-ce lui son prince charmant débutant, ce poète un peu savant fou. Elle secoua la tête en soupirant. De toute façon, c’était sûrement la dernière fois qu’elle le voyait, à quoi ça servait de se faire des idées maintenant ?

- Vous êtes bien pensive, ma chère, murmura le comte à ses côtés. Serait-ce la fin de cette aventure qui fait passer ses ombres sur votre visage ?
La jeune femme jeta un coup d’oeil aux deux autres, plongés dans un débat apparemment passionnant qui faisait intervenir de l’encre de seiche, des sachets de thé et une clepsydre. Elle souleva un sourcil sans comprendre, puis se tourna vers le comte.

- Les petits vont me manquer, c’est vrai. Mais vous trois aussi, vous savez.

Le comte s’empourpra délicatement.

- Enfin, mademoiselle Darcy, on ne dit pas ces choses-là. Vous devez garder les sentiments que vous nous portez au fond de votre coeur. Et d’ailleurs, qui vous croirait si vous disiez que vous avez rencontré un comte né au XVIe siècle et que vous éprouvez une affection toute amicale pour lui ? Personne, vous le savez bien, vous seriez brûlée pour sorcellerie.
- Ah, cher comte, discuter avec vous, c’est comme lire un livre d’Histoire ! C’est terminé la chasse aux sorcières, depuis bien longtemps, rit Chloé.
- Pas à mon époque, mademoiselle Darcy, pas à mon époque…

Un pli soucieux barra le front du comte et Chloé se mordit la lèvre, désolée d’avoir rappelé de mauvais souvenirs à son ami.

- Comment allez-vous rentrer d’ailleurs ?

Louis, qui avait entendu la question, interrompit sa conversation avec Andy.

- Korongo a fourni une de ses plumes qui devrait permettre à Henry de retourner à son époque sans problème. Je peux vous faire confiance pour ne parler de tout cela à personne, Comte ?
- Bien évidemment, cher Louis, comme je le disais à Mademoiselle Darcy, la chasse aux sorcières est à son apogée chez moi, il serait bien hasardeux de ma part, et dangereux, d’échanger sur mes rencontres printanières avec qui que ce soit à mon retour.

Louis hocha la tête en signe d’assentiment.

- Korongo a-t-il dit quand Henry devait nous quitter, Louis ?
- Pas avant la fin de Plumes en Folie, dans quelques jours, je pense. Ca vous convient ?
- Tout à fait, mon cher.
- C’est donc la dernière fois que nous sommes réunis, conclut Chloé. Nous devons trinquer à notre rencontre, alors !

A nouveau, les tasses se levèrent.

- A notre rencontre !
Note de fin de chapitre:
Alors, d'après vous, Chloé et Andy vont-ils partager une idylle qui deviendra LA rencontre de Chloé ? Henry va-t-il finir brûlé pour sorcellerie à cause d'un mot qui lui aurait échappé ? Et que va devenir notre maître du jeu, ce cher Louis ?
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