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Notes d'auteur :
Nom de l'épreuve : Poètes en fête

Résumé de l'épreuve : Prenez un objet du quotidien (vous pouvez prendre le mot objet au sens large) et écrivez un poème dessus.

Contraintes : Votre poème devra faire au moins 6 vers, rimés. La métrique est libre. Délai de réponse : Vous avez jusqu’au 11 avril 23h59 pour poster votre poème.
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Sérieusement, quelqu'un doutait-il de l'objet du quotidien que je choisirais ? :)
Chaussette !

On te donne mille noms : chaussette ou socquette,
Tu peux aussi te nommer bas, chausse, collant, mi-bas,
Mais tu es toujours la même, essentielle à chaque gambette
Et ton absence nous met souvent dans un grand embarras.

Que ton rôle soit d’orner ce pied que l’on aime si mal
En décorant souvent la chair du mollet, tibia et péroné,
Mais surtout orteils, métatarses, calcanéum et astragale
Et tous les tendons et la peau de ce qu’on appelle pied

Ou de ton doux cocon réchauffer ces petits petons
En les recouvrant de laine, de dentelle ou de coton
Afin que les orteils ne se recroquevillent plus,
Même sous l’assaut du froid le plus soutenu

Tu es toujours là, habituellement avec ta jumelle appariée,
Et tu apportes chaleur et couleurs aux petits et aux grands pieds.
On te porte parfois sans raison, même s’il fait très beau,
Car rien n’est plus doux que ton contact contre la peau.

Mais il arrive malheureusement que ta jumelle t’abandonne,
Qu’au fond d’un tambour de lave-linge, elle s’emprisonne,
Alors te voilà réléguée au rang des chaussettes célibataires,
Celles qu’on ne portera plus faute de pouvoir réunir la paire.

Tu retrouves parfois une seconde vie, des années plus tard,
Quand ta jumelle est enfin retrouvée au fond d’un placard,
Mais jamais on ne te jette, car on garde l’espoir,
D’un jour, à nos panards, soudain pouvoir te revoir.

Les anticonformistes ne feront d’ailleurs pas tant de façons,
Et, qu’importe ! avec une autre célibataire te porteront.
Mais les plus grands de tes adorateurs sont ceux qui prennent garde
A ne pas te laisser seule, qui toujours au fond du tambour regardent !

Car quand tu es improbable, que tu portes une cape ou des pompons,
Tu es le symbole de l’excentricité, de la réussite et de la rébellion,
Et tes porteurs sont tous fiers de t’exhiber au bas de leur pantalon,
Car ils démontrent ainsi qu’ils ne sont, eux, pas de simples moutons.

Chaussette, socquette, bas, chausse, collant, mi-bas,
A rayures, à poils, à paillettes, marrantes ou simplement unies,
Ton existence donne des couleurs et de la saveur à ma vie
Et il est certain que sans toi je ne vivrais pas !
Note de fin de chapitre:
Pour le plaisir :

Jamais je ne suis loin de mon autre jumelle,
On m'associe souvent au parfum vomitif
D'une partie du corps qui n'est pas vraiment belle,
Localisée fort loin de l'organe olfactif !

Copyright Naheulbeuk ;)

J'espère que ce petit poème vous aura plu !
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