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Notes d'auteur :
De ces matins neigeux, il y a d’abord le silence. Calme, apaisant. Reconnaissable entre tous.
De ces matins neigeux, il y a d’abord le silence.
Calme, apaisant.
Reconnaissable entre tous.

Tu es encore au chaud dans ton lit, mais tu le connais par coeur, ce silence réconfortant.
Un dimanche bien au chaud sous la couette, tu sais que bientôt il faudra te lever, mais tu profites encore ; les petits ne sont pas réveillés.

Tu aimes cet instant de tranquillité. A la luminosité de votre chambre, pas de doute possible sur le temps qu’il fait dehors. Tu aperçois d’ailleurs vaguement les points blancs qui tombent, derrière les rideaux.

Les couvertures remontées jusque sous ton menton, tu essayes de te tourner discrètement pour ne pas réveiller celle qui dort à tes côtés. Ta mission accomplie, tu la regardes tendrement.


Elle semble dormir à poings fermés et ronfle un peu. Toi, tu souris devant ce spectacle et tu l’observes sans un bruit. Ses cheveux sont un foutoir sans nom, emmêlés, décoiffés, ils ont perdu une fois de plus la bataille contre l’oreiller et pourtant, là, dans le calme de votre chambre, elle est encore plus belle, simplement.

Tu t’approches doucement, embrasses délicatement sa joue une, deux, trois fois. Une fossette se creuse sur sa pommette alors qu’elle sourit, encore à moitié endormie. Tu aimes cette sensation de vos deux corps réchauffés dans cette pièce si froide alors que dehors, les flocons continuent leur valse lente et incessante. Tu voudrais que le temps s’arrête et vous laisse, elle et toi, dans cette espèce de troisième dimension agréable, loin de toute votre réalité de jeunes parents.

Ta fine barbe doit la chatouiller car tu sens qu’elle remue son nez, là, tout contre ta joue. La couverture glisse de son côté, laissant apparaitre son épaule et elle se serre aussitôt contre toi pour lutter contre le froid.

Tu continues tes papouilles, tes baisers s’étendent à son cou et ce n’est pas pour lui déplaire, elle commence à te les rendre, elle aussi.

Ce matin s’annonce parfait, depuis votre lit, c’est certain. Vos corps se parlent, se frôlent, s’ajustent, vos baisers deviennent plus fougueux et…


- MAMAAAAAAAAAN ! PAPAAAAAAA ! IL NEEEEEEEEIGE !


Deux petites têtes blondes débarquent dans votre chambre et sautent sur le lit en trombe.

Thomas et Antoine ont quatre ans et sont un beau mélange de leurs parents.

Un instant déçus de ce retour à la réalité, vous vous fixez l’un l’autre avant de tourner votre regard vers les jumeaux malicieux.

Tu te rallonges sur le dos et t’écartes un peu vers l’extrémité du lit pendant que ta chère et tendre fait de même pour laisser de la place aux petits.


- On se lève ?! demande Thomas, à peine recouché.

- On peut aller faire de la luge ? renchérit son frère.

- Et un bonhomme de neige ?

- Maman, on mange une raclette ?!


Tu relèves légèrement la tête, la regardes, lui souris.

De ces matins neigeux, il y a d’abord le silence.
Calme. Apaisant.
Jusqu’au réveil des enfants.
Note de fin de chapitre:
Merci à Crystallina pour les corrections des coquilles restantes
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