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Notes d'auteur :
"T’es là, tu marches sur ce quai de gare et je te tiens la main. Je sais que t’as mal. Pas parce que je te serre fort, mais parce que tu t’en vas."
T’es là, tu marches sur ce quai de gare et je te tiens la main. Je sais que t’as mal. Pas parce que je te serre fort, mais parce que tu t’en vas. T’as mal parce que j’ai tenu à t’accompagner. Pour être sûre que tu fais le bon choix, même si je doute, sur ce point-là.


Tu avances vite, tu voudrais que je te lâche, je le sais. Tu culpabilises, tu te sens mal. Mais le lâche, dans l’histoire, c’est toi, alors je décide de tenir bon et d’accélérer le pas.


Je t’avoue que je ne te comprends pas.
On a préparé ces fêtes pendant des jours. Réfléchi au menu, décoré notre appart.
Et tu pars quand même.
Et je ne sais pas, au fond. Je ne sais plus. Ou alors j’ai toujours su.

Tes cadeaux sont restés là où je les ai cachés, sous notre lit. Les miens seront certainement encore en haut du placard, bien emballés. Tu n’as pas pu les prendre, dans ta petite valise.


Je devrais te détester de me condamner à passer Noël seule, tu sais. A faire le lâche, à fuir, tout ça parce que tu es perdu. Mais je n’y arrive pas. Je crois que mon coeur s’est transformé en pierre quand tu m’as regardé dans les yeux ce matin et que tu m’as annoncé tout ça.

Le bordel immense dans ta tête.

Le besoin de partir pour réfléchir, pour respirer.

Et l’existence de l’autre, qui, plus que m’anéantir, n’a fait que confirmer mes doutes.


J’avais prévu d’être forte, tu sais, le jour où tu me l’annoncerais. J’avais deviné tes silences, compris tes absences, depuis bien longtemps déjà.

Je voulais être fière, te laisser partir sans te regarder, attendre que tu claques la porte et puis passer à autre chose.


Je me déteste, à cet instant précis. A te suivre sur ce quai bondé de gens qui partent en vacances retrouver leur famille ou leurs amis pour Noël. Je serre ta main, je voudrais que tu restes. Enfin, je crois. Je voudrais surtout que tu me dises que tout va bien, que tu vas revenir et qu’on fêtera Noël plus tard, tant pis si c’est pour le 15 aout, je voudrais juste savoir.

Comme si le destin continuait de jouer dans ton sens, tu stoppe net devant la voiture 7 du train.

Tu vérifies ton billet avant de me regarder avec un air triste et désolé. Je sais que t’as mal, au fond, et c’est ce qui me bouffe le plus.

Elle ou moi, tu te poses la question.

Par surprise, tu embrasses délicatement mon front.

Je devrais reculer, te faire une scène, te demander, hystérique, à quoi tu joues ou si t’as décidé une fois de plus de me prendre pour une poire, mais je te laisse faire et je profite de ce contact. Tes lèvres sur ma peau, peut-être pour la dernière fois.


Et puis quand tu montes dans le wagon, je fais pire.

Je te regarde et te murmure un dernier « je t’aime ».

Trois mots, mais tu pars quand même.

Note de fin de chapitre:
Je ne suis pas super fière de ce texte... Mais mon inspiration m'a joué quelques tours pendant l'écriture et j'espère qu'il vous plaira quand même !
A demain ;)
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