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Notes d'auteur :
Londres, cette ville qu'il déteste. Cette file d'attente interminable pour entrer dans ce musée qu'il a tout sauf envie de visiter... Oui mais...
Il y a au moins quarante minutes de queue. Dehors. Dans le froid. Et il oublie de dire que ça fait déjà une heure qu’ils sont là. Il fait moche, gris, humide. Il y a un brouillard tel qu’il a du mal à savoir qui est devant lui et si la file d’attente dévie, à un moment ou à un autre.

Il trépigne, trépigne… Mais sa patience à des limites.

Il a l’impression que c’est sans fin, cette attente, et il maudit son idée. En tournant la tête légèrement, il remarque que sa copine le regarde, surexcitée, et même s’il est heureux de lui faire plaisir - bien-sûr, ce n’est pas un monstre - il n’a qu’une envie : faire demi-tour et rentrer à l’hôtel.

Tout ça pour une fichue poupée de cire des One Direction. Et parce qu’il aime la jolie rousse qui lui tient la main, aussi, forcément.


Les gens sautillent sur place, se soufflent dans les mains ou se frottent le dos pour se tenir au chaud. Lui, il désespère. Il n’a jamais été vraiment attiré par cette ville, déjà. Londres. Une capitale comme une autre, à ses yeux. Mais pas pour Marie, alors il a fait l’effort.

La ville s’est drapée de ses plus belles décorations ; Noël approche. Juste dommage qu’avec ce brouillard on ne voit pas grand-chose.

Ludovic plisse les yeux, essaye de mesurer la longueur de la file d’attente. Logiquement, ça ne devrait plus être très long. Il n’ose pas poser sa main sur la barrière, le froid a dû la glacer. Il se demande comment font ceux qui vivent ici. Comment ils supportent cette humidité ambiante mêlée aux gaz d’échappement des véhicules qui passent et repassent.

Marie, à ses côtés, sort le nez de sa grosse écharpe et s’approche de lui. Elle lui dépose un baiser sur la joue et lui chuchote à l’oreille :


- Merci pour ce cadeau de Noël en avance.


Ludovic sourit, se relâche un petit peu. Marie est une grande fan de ce groupe dont elle attend avec impatience de voir les reproductions de cire. Lui ne peut pas les voir, mais fait l’effort, pour elle.
Et encore, si elle savait…

Il plonge la main dans sa poche et joue discrètement avec la boite qui s’y trouve. Il sourit pour faire genre, mais au fond de lui la pression commence à monter.

Nous sommes début décembre. Londres a revêtu son manteau d’hiver. Dans la poche de Ludovic, une bague de fiançailles.

Le jeune homme n’aime ni cette ville, ni ce musée, encore moins faire la queue pour y rentrer. Mais quand il regarde Marie, il se dit qu’il l’aime, elle.

Et que ça suffit.
Note de fin de chapitre:
A demain ;)
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