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Notes d'auteur :
Un supermarché. Deux amis. Trois choix... Bien trop pour moi !
- Déjà le jour de ma naissance, je n’y suis pas arrivée seule. Avec les ventouses, ils ont dû me sortir, alors tu vois… Je crois que je voyais déjà la galère dans laquelle j’allais être, je voulais rester au chaud. J’ai été incapable de prendre la première décision de ma vie, à savoir serrer les gencives et accepter les contractions de ma mère, et vivre, enfin ! C’est pourtant tout ce qu’on me demandait alors comment tu veux que je sois capable de prendre une décision importante maintenant ?!


Elle m’observe, étonnée, si bien que je me sens obligée de préciser.


- Forcément que je te demande ton avis, dès le début je suis mal partie, je te dis.

- Oui, enfin, « importantes », t’as pas l’impression que t’exagères un peu, là ? Nos questions existentielles du vendredi soir au pub, je veux bien, mais bon, là, franchement… D’ailleurs en parlant de pub, si on veut trouver une table à l’Albion il va peut-être falloir qu’on se magne un peu, tu crois pas ?

- Justement ! C’est là où je me désespère… Toi tu t’es pas posée la question deux minutes. T’as pris ton truc et puis voilà… Et moi je galère, comme d’hab. Mégabonnasse peut-être, désespérante, surement !

- On peut pas avoir la lumière à tous les étages, tu sais.

- Tu vois, moi, si tu me posais la question, je te répondrais tout de suite que les vertes, elles sont franchement moches et que les bleues elles iraient pas chez toi.

- Je sais, c’est bien pour ça que j’ai pris les oranges. Mégabonnasse je te dis !


Je regarde Lydie et on éclate de rire aussitôt. Comme souvent, quand on part en virée ensemble.

Mon regard passe d’elle à ce que j’ai dans les mains.

Eternelle indécise, je lui demande à l’aide silencieusement.

Elle se contente de taper du pied pour montrer son impatience, factice je le sais.


- Ça va, je lui dis. Ça fait juste une heure qu’on est là. Tu m’as trainée à Primark pendant quatre heures, à Londres.

- Oui, elle répond en rigolant. Mais on pouvait bouger, à Primark, on n’est pas restée quatre heures devant un stand de guirlandes à savoir laquelle entre la doré et l’argentée ira mieux sur ton sapin. Et à Londres, on n’avait pas rencard à l’Albion prévu après Primark.

Il est dix-neuf heures bientôt. Le magasin va fermer, la voiture est garée de l’autre côté du parking et il fait un froid de canard.

La dernière phrase de Lydie vient de me donner le coup de grâce. Je regarde les guirlandes une à une, imagine notre pub préféré se bonder petit à petit, fixe à nouveau les guirlandes…


- Tu sais quoi ? je lui demande en reposant les décorations. On s’en fout. On reviendra demain !
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