Lien Facebook



En savoir plus sur cette bannière

- Taille du texte +

Notes :
Participation détournée au Christmas Challenge.

Avec The Night Circus nous avons décidé d'écrire 24 textes répondant à 24 thèmes différents, histoire de vous faire patienter à notre manière jusqu'à Noël. N'hésitez pas à aller lire ses textes et à nous donner vos avis !

Passez tous de bonnes fêtes !

Un grand merci à Bevy, Norya, Marjo, Alex et Mathilde pour leur soutien !
Notes d'auteur :
Elsa aime se promener, quand elle a du temps à tuer. Tant pis s'il fait froid et si le ciel est menaçant. Londres, elle le sait, réserve toujours des surprises.
Il y a une espèce de sérénité qui se dégage de la démarche d’Elsa. Elle marche sans but précis, une fois de plus. Juste pour se retrouver en tête à tête avec elle-même dans cette ville qu’elle aime tant.

Londres a revêtu ses habits de lumière. Noël arrive. La fête. Les cadeaux. La queue dans les magasins d’Oxford Street et dans les lieux touristiques les plus prisés.
Elsa s’en moque. Elle profite, le nez bien emmitouflé dans une grosse écharpe en laine. Ses cheveux roux sont remontés en un chignon négligé qu’elle a fixé avec un crayon de papier et quelques mèches s’en échappent, bien trop bousculées par le vent qui souffle fort.

Le ciel est menaçant. La jeune femme voudrait qu’il neige, au moins un peu. Elle n’a pas vu de flocons depuis son arrivée et ça lui manque. Elle traverse les rues bondées puis se retrouve dans des passages presque déserts mais garde le sourire. Elle continue de découvrir la ville dès qu’elle a un peu de repos et elle se sent vivante et libre, là, près de Westminster Bridge.

Elle promène son regard d’Est en Ouest, curieuse de découvrir un bâtiment qu’elle n’aurait pas remarqué jusqu’à présent. Quand quelque chose lui plait, un détail, un graffiti ou un parapluie oublié contre un mur en pierres, Elsa dégaine son téléphone et prend une photo qu’elle essayera de retoucher plus tard.


Big Ben est tout proche. Gigantesque, imposant, magnifique. Il est quatorze heures pile. Elsa contemple l’horloge et s’invente une histoire d’amour impossible entre l’aiguille des heures et celles des minutes. Elle imagine la première qui piétine et attend impatiemment que la seconde la rejoigne. Drame amoureux, histoire destuctrice, Elsa détache son regard de la pendule du « Gros Ben » avec un petit pincement au coeur qu’elle se refuse d’expliquer.

Dans trois semaines, la jeune femme ira retrouver sa famille en France et, bizarrement, ce programme ne l’enchante pas vraiment. Cela fait un an et demi qu’elle a posé les pieds à Londres et même si rien n’est simple, elle n’échangerait sa vie pour rien au monde.

Elle s’arrête un instant sur le pont et s’appuie contre la rambarde. Un peu plus loin, sur sa droite, le London Eye s’élève. Elsa regarde la roue qui tourne doucement et savoure chaque instant de cet après-midi hivernal. Cela fait deux heures qu’elle se promène sans but précis. Deux heures avec elle-même, loin du HCH, du CoffeeT et de leur clientèle respective. Loin des soucis, loin de ses rêves et de ses espoirs. Loin de tout.

Ou presque.

Quelqu’un pose la main sur son épaule, la sortant de sa rêverie. Elsa se retourne, surprise.

Londres, plus de huit millions d’habitants et un nombre incalculable de touristes.

Elle dévisage un instant l’homme qui lui fait face et essaye de calmer tant bien que mal son coeur qui bat la chamade. Comme d’habitude, il porte son manteau bleu marine et son sac à dos contenant son appareil photo. Comme d’habitude, il est mal rasé et ses cheveux grisonnants donnent l’impression d’avoir été coiffés avec les pieds du réveil.

Harrison Dean. Le seul et l’unique.

Un détail change la donne, cependant, et déstabilise un peu plus la jeune femme : il semble avoir mis de côté son air bougon et la fixe de son regard perçant avec un franc sourire avant de lancer la conversation.

Elsa jette un oeil sur l’horloge de Big Ben. Il est quatorze heure dix. La petite aiguille des heures peut enfin souffler, celle des minutes, plus grande et rassurante, vient de la rejoindre.

Et tant pis si elle ne reste pas longtemps, que vive l’instant présent.

Note de fin de chapitre:
J'espère que ce premier texte vous a plu. J'ai été heureuse de retrouver Elsa pour ce premier texte !

A demain, n'hésitez pas à me laisser une petite trace de votre passage et à faire de même chez The Night Circus :)
Vous devez vous connecter (vous enregistrer) pour laisser un commentaire.