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Les gens n'ont qu'un reflet, moi j'en ai trois, six, sept.

Je suis une reine sombre, à la couronne noire et pointue. Je suis pâle, élégante, sévère, drapée de velours et de soie. Dans ma forteresse de papier, des soldats en cartons sans âme sont prêts à exécuter le moindre de mes ordres.
À mes côtés, le roi barbu, épaules larges, front altier.
En bas de mon trône imaginé, mon amant, sa vigueur, sa jeunesse, sa loyauté déchirée entre son roi et sa reine.
A mes pieds, mon double, mon reflet.

Il existe quatre tours semblable à la mienne et nous nous livrons une guerre sans merci.
Et pourtant, nous nous ressemblons tellement.
Au nord, la souveraine porte contre son cœur un diamant écarlate. Elle est moins guerrière que je ne le suis, mais elle partage mes traits et mes atours, elle aussi aime le roi, elle aussi aime son Jack.
Elle est comme moi, et comme les autres.
A l'Est, un cœur orne le front blanc de ma double, à l'Ouest un trèfle.

Nous sommes les Dames, nous sommes une, quatre, huit.

Nos guerres sont des jeux d'enfants, comme toutes les guerres. Mais les nôtres ne font pas couler de sang.
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