De neige by Noix de coco
Summary: Une rencontre à un moment donné, une jeune femme angoissée, un vieillard étrange.
Et s'ils étaient faits pour se connaître et franchir leurs barrières ?

Deuxième partie traitant de leur avenir, car le futur n'est pas forcément tout tracé et que des imprévus arrivent. Quels choix, quelles décisions prendre. Seuls Maelys et Natanyel sont capables de le faire.
Categories: Romance Characters: Aucun
Avertissement: Scènes érotiques
Langue: Français
Genre Narratif: Nouvelle
Challenges:
Series: Aucun
Chapters: 2 Completed: Oui Word count: 6893 Read: 5224 Published: 03/02/2010 Updated: 11/04/2010
Story Notes:
A l'origine de cette histoire, un rêve... avec un personnage de manga. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en ai pas la moindre idée.
Ce rêve ne me quittait plus et à force d'y repenser, j'ai imaginé ce scénario. Quels meilleurs moyens pour oublier quelque chose que l'écriture et la parole ?
Voici donc mon réve quelque peu modifié...

1. Chapitre un : De neige by Noix de coco

2. Chapitre deux : Petite fille by Noix de coco

Chapitre un : De neige by Noix de coco
Maëlys repassa une main nerveuse dans ses cheveux, tentant de remettre à sa place une mèche de cheveux rebelle. Dire qu’elle était nerveuse serait un euphémisme, elle était morte de trac. Mille et une questions trottaient dans sa tête et ses pensées n’avaient aucun sens. Bon sang, qu’est-ce-qui lui avait pris ce fameux matin ? Qui donc l’avait poussée à ce geste impensable ? A ce simple souvenir, une marée rouge envahit son visage encore juvénile.

Un mois déjà … Un mois qu’elle ne dormait plus, qu’elle tremblait à l’idée de le revoir. Au début elle avait frémi en pensant qu’il ne la contacterait pas et finalement, elle vacillait à l’idée qu’il ne viendrait pas.

Tout avait commencé un beau matin d’avril. Les yeux encore endormis, Maëlys était montée dans le bus qui la mènerait à la faculté où elle faisait ses études. Constatant que, comme d’habitude, il n’y avait pas la moindre place, elle s’était appuyée contre la paroi du bus, face aux strapontins occupés. Machinalement, elle observait les personnes assises près d’elle. Ici un homme qui finissait sa nuit, là, une jeune étudiante potassait des cours. Face à elle, un homme aux cheveux blancs qui lisait un journal. Rien d’extraordinaire jusqu’au moment où l’homme leva les yeux vers elle, et où leurs regards se croisèrent. Instantanément, elle sentit son cœur se mettre à battre plus fort et une envie folle naquit en elle. Elle ouvrit son sac à main précipitamment, espérant y trouver un crayon et un bout de papier vierge. Elle ne savait pas trop pourquoi, elle sentait juste qu’elle devait le faire, là, maintenant et vite ! Plus qu’une minute avant le terminus. Elle ne pouvait pas laisser filer cette chance. Cet homme qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam, ce vieillard aux cheveux blancs mais au visage si pur et jeune encore, elle ne pouvait pas le laisser partir ainsi.

Enfin, elle trouva ce qu’elle cherchait, griffonna dessus prénom et numéro et se tourna vers la porte en même temps que le bus s’arrêtait. Il se déplaça après avoir soigneusement plié les feuilles de sa gazette étalée sur ses genoux et vint à ses côtés. A nouveau leurs yeux se croisèrent et elle sentit son regard brûlant effleurer son corps. Avant même qu’elle ne se soit lancée, elle entendit une voix lui parler :
« Monsieur, excusez-moi, est-ce que vous accepteriez que l’on se rencontre ? »
Inutile de dire qu’elle fut stupéfaite lorsqu’elle constata avec horreur que c’était d’elle que provenait la voix calme et posée. Depuis quand elle s’adressait ainsi à des personnes inconnues ? Depuis quand est-ce que les hommes aux cheveux blancs lui plaisaient ? Elle n’en avait pas la moindre idée et elle se sentit rougir. Ses joues chauffèrent en un instant, suivies de près par son nez et son front dégagé. Ridicule, c’est ce qu’elle était. Il regarda sa main tendue qui présentait le bout de papier puis la fixa dans les yeux.
Maëlys se mordit la langue pour ne pas craquer instantanément. Pourvu qu’il ne refuse pas, pourvu qu’il ne refuse pas, elle ne cessait de se le répéter, prise de panique. Elle sentait qu’elle aurait pu s’écrouler à ses pieds de honte et de désespoir. Pathétique oui… elle l’était.
Après un instant qui lui sembla très long - quelques secondes à tout casser pourtant – il empocha son bout de papier ridicule et sortit dans la rue, sans se retourner ni la regarder. Assurément, il ne l’appellerait pas. Qui l’aurait fait d’ailleurs ?
Un punk à crête passa à ses côtés, lui sourit d’un air narquois et descendit du bus en ricanant, elle n’en fût que plus honteuse.

Pourtant malgré ses certitudes, il l’avait rappelée. Cela faisait déjà dix jours qu’elle ne dormait plus, qu’elle était incapable de se concentrer et de travailler. Trois partiels ratés pour un inconnu, c’était bien cher payé. Soudain, son portable avait sonné alors qu’elle était chez elle, rêvassant encore de lui. La bouche sèche, elle avait constaté que le numéro lui était inconnu et elle avait décroché.
La discussion lui semblait surréaliste, à vrai dire, elle n’y croyait plus, n’y avait d’ailleurs jamais cru. Sa voix si sûre dans le bus semblait être sur une montagne russe tant elle tremblait, grimpait dans les aigus et redescendait la seconde suivante.
« Bonjour, vous êtes bien Maëlys ? »
Elle avait réussi au prix d’un grand effort à articuler un minuscule oui.
« Je suis l’homme à qui vous avez donné votre numéro dans un bus. Je sais que cela fait plusieurs jours déjà …»
Mentalement, elle se dit que cela faisait dix jours et quinze heures qu’elle attendait ce moment.
«… Mais j’aurais aimé savoir si vous accepteriez que l’on se voie. »
Toutes ses tensions s’envolèrent et elle retint le cri de joie qui voulait lui échapper.
« Oui, avec plaisir.
- Là où ça risque de ne pas être facile c’est que je n’ai guère de soirées de libres. Dans quinze jours, cela vous irait ? »
Quinze jours ? C’était bien long mais elle ne refusa pas, elle était tellement euphorique !

C’est ainsi qu’elle se retrouvait impatiente, allant et venant dans son appartement impécablement astiqué, incapable de se poser et d’attendre son arrivée. Son repas était en train de cuire doucement dans le four, sa table était montée, l’alcool au frais et les verres sur la petite table basse devant son canapé. Tout à coup, quelqu’un frappa à la porte et Maëlys se leva comme si elle venait d’être piquée par une guêpe. Essuyant ses mains moites sur sa jupe, elle tira sur ses bas noirs pour les remonter, puis inspira profondément et alla ouvrir la porte.

La déception l’envahit lorsqu’elle réalisa que ce n’était que sa voisine qui était en panne de sel. Elle retourna dans son salon, de plus en plus persuadée qu’il ne viendrait pas. Il avait déjà vingt minutes de retard. De toute façon, qu’aurait-il eu à y gagner ? Il devait être marié, peut-être avait-il déjà des enfants. Avec sa belle gueule et ses yeux à tomber, malgré ses cheveux de neige, il devait bien avoir quelqu’un dans sa vie.
Qu’avait-elle à lui offrir, elle, jeune femme de vingt-trois ans, engluée dans ses études interminables ? Ce n’était certes pas avec son physique plutôt commun qu’elle pouvait espérer l’attirer.
Elle se releva, arrêta la musique d’ambiance qu’elle écoutait depuis quelques minutes et la remplaça par un album de Metallica – aux grands maux, les grands remèdes - alla droit dans sa salle de bain et ôta avec humeur son fond de teint, son maquillage sur lesquels elle s’était acharnée. Elle enleva les petites pinces et les piques qui maintenaient ses cheveux relevés et les laissa retomber en boucles souples. A quoi bon faire des folies ? Il n’allait jamais venir et elle n’aurait plus qu’à s’en prendre à elle-même, pleurer sur une épaule invisible et oublier toutes les émotions qu’elle venait de traverser.

Aguicher et donner son numéro, inviter un homme chez elle, cela ne lui ressemblait pas. Où était passée la jeune femme timide et chaste qui ne vivait que pour ses études ? Sa mère l’aurait giflée si elle l’avait su.
C’est à ce moment-là, lorsqu'elle fût démaquillée et décoiffée, que la sonnerie de la porte retentit. Interdite, elle s’observa dans le miroir qui lui faisait face. Toute couleur quitta immédiatement son visage et elle sentit la panique l’envahir. Et si elle avait fait une grossière erreur ? Et si c’était un pervers ? Après tout, elle n’en savait rien ! Si ça se trouve, c’était peut-être sa voisine qui venait lui ramener son sel.

Ricanant intérieurement, désormais persuadée qu’il ne viendrait plus – après tout, il avait maintenant une heure et demie de retard – elle alla ouvrir la porte à son enquiquineuse de voisine… et tomba nez à nez avec un torse masculin élégamment habillé d’une belle chemise de soie prune.
« Maëlys ? Je suis Natanyel. »
Une main apparut dans son angle de vue. Stupéfaite, elle n’osait bouger, c’est à peine si elle respirait encore. Son corps ne semblait plus capable d’action, tout son sang semblait l’avoir quittée. Lentement, au prix de violents efforts, elle leva les yeux vers lui et un sourire fendit son visage et éclaira son regard. Elle s’écarta et le laissa entrer derrière elle.
« Je suis désolée, je pensais que vous ne viendriez plus et je … j’ai. C’est que … »
Elle bégaya, se sentant rougir devant la musique bruyante, les coussins qu’elle avait déplacés ; elle avait l’impression de voir son intérieur avec les yeux de l’inconnu : sur la table basse, elle remarqua le faux pli du napperon sur lequel était disposées deux coupes, combien la photographie de sa chienne restée chez ses parents faisait ridicule sur son mur blanc. Et cette photo qu’elle avait prise de nuit d’une chouette, n’était-ce pas ringard ? Il allait vraiment la prendre pour une folle.

Pourtant, c’est avec simplicité qu’il l’invita à s’asseoir à ses côtés sur le sofa après qu’elle ait ramené la bouteille de blanc sucré qu’il ouvrit.
Un silence inconfortable s’installa entre eux, seulement interrompu par les paroles de James Hetfield et le bruit plus discret du vin coulant dans les verres qu’il remplissait.
« Je tenais à m’excuser pour ce retard, » dit-il, alors qu’elle sursautait en l’entendant parler. « J’ai été retenu par mon travail. Une urgence de dernière minute que je n’ai pu éviter, je n’ai pas eu une minute à moi pour vous prévenir. Avant de venir ici, j’ai bien essayé de vous appeler sur votre portable mais il était éteint. »
Un point pour lui… Ce fichu portable qu’elle ne pensait jamais à allumer. Ainsi il avait un travail prenant ? Information intéressante.
« Ce n’est pas grave. Si je comprends bien, vous avez un travail qui prend tout votre temps ? »
Il la regarda et dans ses yeux, elle lut combien il aimait son métier et que même s’il était désolé, il n’avait eu d’autre choix.
« C’est exact, je suis interne en dernière année à l’hôpital et nous avons eu une urgence. Vous n’avez pas entendu les multiples sirènes qui ont retenti dans toute la ville plus tôt dans l’après-midi ? Un grave accident de la route, de nombreux blessés mais par chance aucun mort. Notre hôpital, étant le plus proche du lieu de l’accident, a été mobilisé en premier afin de gérer au plus pressé les blessés. »
Il était donc encore étudiant ? Curieusement, elle lui donnait bien plus que la trentaine. Mais c’était sans nul doute lié à sa chevelure étrange. Elle eut un sourire en repensant à la première vision qu’elle avait eu de lui et de son journal, un vieillard pénard allant faire ses courses matinales.
« Et vous, puis-je vous demander ce que vous faites dans la vie ?
- Oui, naturellement ! J’étudie les animaux à la fac de sciences. Je suis en dernière année de licence et comme vous l’aurez constaté, je ne suis pas très douée malheureusement pour les prendre en photos. Ce qui me pose parfois quelques petits soucis dans mes études. »
Il éclata de rire en même temps qu’elle, détendant légèrement la situation.

Elle tendit la main vers sa coupe et la leva à hauteur de visage.
« A la vôtre, Natanyel ! »
Elle but quelques gorgées, laissant aux saveurs le temps de prendre possession de sa bouche, appréciant l’odeur délicate qui s’en dégageait et qui montait à ses narines frémissantes. Comme d’habitude, cela suffisait à la griser. Tandis qu’il savourait le vin qu’elle avait choisi pour eux, elle le détailla. Il avait un beau visage, dont la mâchoire prédominait. Ses yeux étaient très bleus, comme une eau limpide de montagne. Il avait aussi une bouche très sensuelle, particulièrement lorsqu’il se léchait les lèvres machinalement. Une étrange sensation envahit le creux de son ventre, une sensation qu’elle n’avait que peu connu pour n’avoir jamais été dans les bras d’un homme. Sa respiration se fit plus intense, son souffle plus court. Ses yeux n’avaient de cesse de revenir à ses lèvres pulpeuses, comme aimantés. Elle se sentait faible tout à coup, complètement ivre mais pourtant, elle ne l’était pas. Quel était ce charme qui s’échappait de son corps, cette attraction mystérieuse qui l’avait poussée à lui donner son numéro ? Elle se leva, en proie à une véritable frayeur, et se dirigea rapidement vers la cuisine, prétextant le four à arrêter.

Elle ne pouvait pas se laisser aller ainsi, elle ne pouvait pas écouter son corps qui lui rappelait bruyamment combien elle avait été seule toute sa vie. Non, c’était tellement mal, on le lui avait rappelé un bon nombre de fois. Sa mère attendait d’elle la perfection, une excellente moyenne, des résultats parfaits à ses examens, elle ne pouvait pas écouter son désir, ses sentiments naissants. Elle l’avait promis à sa famille, elle n’aurait pas de rapports avec le sexe opposé avant son mariage. Curieuse lubie qu’elle n’avait jamais comprise mais à laquelle elle avait donné son aval.

Elle sentit des mains chaudes se poser sur ses épaules glacées et elle sursauta, manquant lâcher son plat plein de sauce.
« Maëlys, je vous en prie, inutile de paniquer ainsi. Je ne vais rien vous faire. Je pense d’ailleurs que je vais partir, je vois bien que vous êtes mal à l’aise en ma compagnie. Je ne comprends pas trop ce qui vous a poussée il y a un mois à me donner votre numéro, mais je vais vous laisser à présent.»
Il retournait dans le salon, allait reprendre sa veste qu’il avait posée sur le dossier d’une chaise et s’en aller, quitter sa vie alors qu’il venait à peine d’y entrer. Elle ne pouvait pas le laisser partir ainsi alors qu’elle était si heureuse qu’il soit venu. Son cœur battait si fort à nouveau, ses jambes étaient molles mais surtout, elle avait envie de lui, d’apprendre à le connaître. Elle voulait connaître ses origines, la raison de sa chevelure immaculée, elle avait surtout très envie de sentir ses doigts à nouveau sur ses épaules, elle voulait avoir à nouveau des frissons lorsque ses doigts la toucheraient.

La poignée de la porte dût s’abaisser car elle en entendit le clic habituel qui fit office de déclencheur en elle.
« Non ! »
Le cri s’échappa à ses lèvres sèches tandis qu’elle parcourait rapidement les quelques mètres qui les séparaient. Immobile, il l’attendait, une main sur la poignée, l’autre maintenant sa veste sur son épaule.
« Non ! Ne pars pas ! Je veux que tu restes, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas qui vous êtes mais je veux que vous restiez avec moi. Ne me quitte pas s’il-te-plait.»
Implorante, nerveuse, elle mélangeait tutoiement et vouvoiement, perdait le fil de ses pensées, bloquant fermement la main qui appuyait sur la clenche. Elle n’avait même pas conscience de son corps qu’elle avait plaqué au sien, de leurs souffles qui s’accéléraient et de sa veste qu’il avait laissée tomber au sol. Elle ne retint pas son gémissement lorsque sa bouche s’écrasa sur la sienne, lorsque ses lèvres malmenèrent les siennes et que sa langue vint la caresser. Elle sentit sa main dans son dos, l’autre qui caressait ses courbes et tout naturellement, elle leva la main vers ses cheveux… La première chose qui avait attiré son regard, ses cheveux… Doux, délicatement parfumés. Elle se sentait partir, elle était toute chose : son corps était là mais son esprit semblait être ailleurs, elle était comme disloquée.

Il glissa une main sous ses genoux, la souleva et l’amena vers sa chambre. Il la déposa et s’allongea à ses côtés.
« Viens Maëlys. Viens me chercher. »
Il souriait, le bougre, se moquait gentiment d’elle et de son inexpérience. Mais cette bouche, elle l’attirait trop. Elle s’approcha à nouveau, inclina la tête et commença à jouer avec lui. Sans préambule, il déboutonna sa chemise soyeuse, la laissant découvrir son torse imberbe. Zone qu’elle ne tarda pas à explorer des mains, des lèvres et de la langue. La petite niaise se transformait en femme fatale, la tête leur tournait, leurs sens étaient aiguisés par leurs caresses mutuelles.
« Natanyel… Je ne … Je n’ai … Je suis …»
La bougresse rougissait à présent, décidément, cela devenait une habitude en sa présence. Elle posa une main timide sur son bas ventre, érigé sous ses dessous. Une timidité sans précédent la clouait sur place, elle avait terriblement envie de le toucher et en même temps, elle n’osait pas. Comment aurait-elle pu ? Que devait-elle faire ? Elle avait bien quelques idées mais cela lui semblait par trop osé. Elle frissonnait de froid, d’appréhension et se sentait ridicule. Partir...

Elle pensa un instant à fuir, ses jambes se replièrent sous elle, ses muscles se bandèrent instantanément et cherchèrent un appui pour partir vite, elle voulut s’arracher à ses bras mais deux grandes mains chaudes se posèrent alors sur ses épaules – encore – et doucement, il vint embrasser son visage, la bascula sur le dos et se glissa entre ses cuisses. Sachant ce qui allait se passer, elle occulta le souvenir de sa mère. Qu'est-qu'une promesse après tout, sinon des mots chargés de sens à un moment M ? Ce n'était pas ça qui allait changer quelque chose à sa personnalité, à ses qualités et au travail qu'elle fournissait afin de sortir bien diplômée. Aujourd'hui, dans les bras de cet homme étrange, elle décidait de se prendre en main, de prendre ses premières décisions.

Elle passa sa main lentement dans ses cheveux blancs, releva la tête vers lui et plongea ses yeux d'émeraude dans les siens si purs, si beaux... Consciente qu'elle pourrait s'y perdre et s'y noyer. Alors, centimètre par centimètre, il se glissa en elle jusqu’à sentir son corps se contracter en spasmes autour de lui. Un doux sourire illuminait son visage radieux et serein, elle aurait tout son temps pour apprendre à le connaître, elle en était sûre.
End Notes:
Allez, quelqu'un a une idée de mon personnage ? On le trouve dans Naruto ...
Chapitre deux : Petite fille by Noix de coco
Author's Notes:
Après avoir lu vos commentaires, je me suis demandée ce qu'il pourrait bien arriver à nos jeunes amis, ce qu'ils allaient devenir. Petit à petit, cette suite s'est imposée. J'espère qu'elle plaira autant que le début.
NdC
Ses paupières s’ouvrirent lentement, se laissant le temps de s’habituer au soleil qui giclait dans la pièce à travers les rideaux de dentelle teinte. Il observa avec attention le poids qui pesait sur son épaule. La tête aux lourdes boucles bougea un peu et une petite main vint se poser sur son torse, lui intimant l’ordre de ne pas bouger. Il sourit, repensant à la soirée mémorable qu’ils avaient passée la veille puis à la passion qu’elle avait déployée pour lui donner du plaisir. Il s’étonnait toujours de la voir se tortiller et se démener sur lui, pensant plus à son plaisir qu’au sien. Elle avait très vite compris comment le faire monter aux rideaux et il lui en était reconnaissant.
Intérieurement, il s’avouait qu’il avait eu peur au début de leur relation en constatant qu’elle était vierge et la timidité dévorante dont elle était la proie.
Ses bras se resserrèrent autour d’elle et il repoussa une petite mèche qui tombait devant son beau visage ; il reconnaissait aussi ses qualités et aimait être avec elle. Jamais elle ne cherchait les embrouilles avec lui. A dire vrai, la vie semblait presque simple à ses côtés.

Il ne savait pas très bien ce qu’il ressentait pour Maëlys, mais il aimait sa compagnie, elle était joyeuse et rigolait énormément. Après ses longues journées d’astreinte à l’hôpital, pouvoir parler et penser à autre chose le soulageait des horreurs qu’il voyait quotidiennement. Sa main gauche, libre, se posa sur la rondeur de son flanc et entreprit de la caresser avant de remonter vers la taille élancée et les seins menus qui se gonflaient au rythme lent de sa respiration. Il dégagea son épaule, et l’observa quelques instants. Il n’était pas impossible qu’il soit tombé amoureux de la jeune femme après tout. Mais pour l’instant, l’heure n’était pas aux réflexions amoureuses mais plutôt au plaisir. Il descendit vers ses longues cuisses fermes, les écarta lentement et apposa sa bouche sur son intimité humide. La respiration de son amie ne resta pas égale et très vite le plaisir la tira de ses rêves.

Après l’amour, Maëlys s’était rendormie. Une vraie marmotte, pensa le jeune homme soucieux. Les traits tirés, un pli amer creusant l’espace entre ses sourcils, il réfléchissait intensément. Il se souvenait encore de son appel, la veille. Il avait décroché alors qu’il était au travail, après avoir reçu quatre appels très rapprochés de sa part. Elle savait pourtant qu’il n’était pas joignable à l’hôpital, il fallait donc que ce soit important ou grave. A l’autre bout, il l’entendait gémir, pleurer et renifler à la fois. Il n’avait aucune idée ce qu’il se passait et l’inquiétude n’avait pas tardé à l’envahir.
« Maë, qu’est ce qu’il y a ? Tu es blessée ? Tu es malade ? Parle-moi petite fille. Qu’est-ce-qui se passe ? » A ce mot doux, il l’avait entendue pleurer encore plus fort, incapable de se retenir de manière décente.
« Nat, faut que tu rentres, maintenant. J’ai besoin de toi, de te parler et ça ne peut pas attendre. Je ne peux pas attendre. »
Elle avait gémi un « s’il-te-plait » avant de raccrocher.
Choqué et étonné, inquiet également, il était allé voir son supérieur et lui avait demandé s’il pouvait partir, promettant de le remplacer à l’occasion.
Il était allé directement à son appartement, après s’être changé rapidement dans les vestiaires de l’hôpital sous les regards appréciatifs des quelques internes présentes.
Il n’avait pas eu à utiliser ses clefs ni à sonner. Elle avait ouvert immédiatement, guettant visiblement l’ascenseur qui le mènerait à son logement. Hagarde. Ses yeux étaient rougis par les larmes, ses cheveux emmêlés d’avoir été trop tiraillés, des larmes coulaient encore sur ses joues blêmes. Lui qui était habitué à son humeur égale et à ses sourires était réellement mal à l’aise.
Que pouvait-il donc s’être passé pour qu’elle soit dans cet état ?

« Maë, qu’est-ce qu’il y a de si important et grave que tu ne pouvais pas me le dire au téléphone ? »
Il n’avait pas eu le temps d’inspirer que déjà elle se jetait contre sa poitrine, et éclatait en sanglots.
« Nat, oh Nat, quelle horreur. Qu’est-ce que je vais devenir. Nat, c’est l’horreur », elle n’avait de cesse de répéter cette litanie contre sa chemise qu’elle humidifiait de ses larmes.
Il l'avait repoussée doucement vers le salon, il n’aimait pas se donner en spectacle devant tout le monde et une voisine n’aurait pas tardé à montrer le bout de son nez et à poser des questions auxquelles il n’avait pour l’instant aucune réponse.
« Hé, petite fille, parle-moi. »
Ses mains s'étaient posées sur son front un peu chaud, ses yeux de professionnel n'avaient pu s’empêcher de constater son teint blafard. En prenant dans les siennes ses paumes, il en avait profité pour vérifier son pouls qu’il trouva rapide. Mais elle n’avait pas l’air malade malgré ses cernes et sa crise de nerfs. Il lui avait tendu un mouchoir dans lequel elle avait plongé son nez et il en profita pour leur servir deux grands verres d’eau. Il était revenu s’asseoir à ses côtés et attendait qu’elle se décide à parler. Il avait suffisamment l’habitude pour savoir que la crise n’allait pas tarder à passer et qu’une fois les larmes taries, elle pourrait à nouveau s’exprimer sans hoqueter de chagrin.

Il avait glissé sa main sous ses cheveux, sur sa nuque qu’il massait du bout des doigts et finit par relever doucement son visage. Ses yeux embués s'étaient accrochés aux siens et au lieu de toute parole, elle lui avait tendu un papier froissé et taché d’avoir été trop lu. Il avait immédiatement reconnu un résultat de prise de sang pratiqué en laboratoire et ses yeux avaient glissé rapidement sur les mots BhCG puis positif avec un taux qui indiquait une grossesse évolutive de cinq à six semaines. Son sang s' était retiré de son visage immédiatement, il avait senti son propre cœur se mettre à palpiter et la pièce commencer à tourner tout autour de lui. En entête, c’était bien le nom de Maëlys qu’il avait lu.

Comme piqué par une mouche, il s'était levé, la laissant coite et muette, la mâchoire tremblante des larmes qui n’allaient pas manquer de remonter à ses yeux désespérés, alla directement à la salle de bain et passa sa tête sous le jet d’eau froide. Lorsqu’il releva la tête, ses pensées tourbillonnaient dans son cerveau, il calculait des dates, réfléchissait intensément à ce qui allait se passer. Il n’avait aucun doute sur sa paternité : il avait vu les petites tâches de sang sur les draps après leur première fois. C’était il y a un peu plus de cinq semaines maintenant.
Empoignant ses cheveux blancs à pleine main, tirant dessus désespérément, il avait poussé un long gémissement. Comme il s’en voulait à ce moment-là ! Il se souvenait très bien que dans la passion de leur première soirée, avec le verre de vin - il avait tellement peu l’habitude d’en boire – il n’avait pas eu le réflexe de les protéger, elle et lui. Il se savait indemne de toute maladie, et du fait de sa virginité, il y avait peu de risques pour qu’elle soit porteuse de quelque chose.
Excepté le fruit de cette nuit de folie, avait-il ricané amèrement.

Relevant les yeux, il s'était observé dans le miroir. Ses cheveux étaient plaqués sur son front et son crâne. Il n’y a que humides qu’il pouvait les dompter. Même le gel n’y pouvait rien. Depuis son cancer quinze ans plus tôt et la chimiothérapie dont il avait fait les frais, après la chute totale de cheveux qu’il avait connue, la repousse l’avait effrayé. Comment accepter qu’à quinze ans, il ait la chevelure d’un vieillard ? Mais il s’y était habitué et cela n’avait finalement pas déplu aux jeunes femmes dont il faisait la consommation. Il avait tellement cru mourir que la vie lui était chère. Jamais jusque là il n’avait envisagé de donner la vie. Il était en dernière année, l’an prochain, il serait titularisé. Un enfant ne serait pas forcément une catastrophe. Il s’était étonné lui-même de penser ainsi ; quelques mois plus tôt, avec une autre fille, il aurait insisté pour qu’elle avorte, quitte à tout prendre à sa charge : il n’était pas un mufle non plus.
Une indescriptible sensation de vertige avait pris part de lui, il avait observé ses mains tremblantes qu’il ne contrôlait qu’à grande peine. Il aurait aimé s’asseoir sur le carrelage froid, fermer les yeux et ne plus penser. A rien.
Mais il s'était souvenu qu’il n’était pas seul. Pauvre Maëlys terrorisée qu’il avait laissée seule...

Inquiet et navré de l’avoir laissée en plan au moment où elle quémandait son soutien, il avait ouvert la porte pour la retrouver en pleurs, comme il l’avait laissée vingt minutes plus tôt. Il s’était assis à ses côtés, avait passé une main sur son épaule opposée et l’avait attiré sur sa poitrine.
Sa voix grave s'était faite murmure et caresse :
« Pleure encore petite fille si tu en as besoin mais sois rassurée. Je ne vais pas te laisser ainsi. Je suis prêt à assumer s’il le faut. Je ne t’oblige à rien, tu choisiras ce qui te paraîtra le mieux… »
- Je peux pas… Je peux pas. » Les mots butaient dans sa bouche comme la première fois qu’il était venu chez elle. Il avait vite compris qu’en cas de stress, elle se mettait à bégayer.
« Je comprends que tu ne veuilles pas de cet enfant, si tu as besoin d’argent pour payer ton passage à l’hôpital, n’hésite pas à me le dire : je contribuerai puisque nous étions deux. C’est normal Maë. »
Mais elle l'avait coupé d’un hurlement :
« Non, je peux pas avorter ! Tu ne comprends pas, je suis coincée avec ce bébé. Natanyel, je ne peux pas avorter ! C’est contre moi, je ne peux pas faire ça. Non pas par idées religieuses mais par convictions personnelles. Je ne peux pas avorter. Pas alors que c’est notre faute... J’ai été si naïve, je n’ai pas fait attention au retard que j’avais. J’y suis tellement habituée ! Mes cycles n’ont jamais été réguliers. Je ne me suis inquiétée que ce matin, lorsqu’en me levant, j’ai été prise de nausées et de vomissements. C’est là que je me suis rappelée les paroles de ma mère. Oh Nat, qu’est-ce qu’elle va dire ? Hein ? »
Elle criait à présent, dressée devant lui, visiblement plus terrifiée par sa mère que par cette grossesse qui leur tombait dessus.
« Nat, ma mère m’avait fait promettre de ne jamais coucher avant le mariage justement pour éviter ce genre de catastrophe. On n’en a jamais parlé mais elle m’a eue très tôt, mon père n’est qu’un père adoptif. Elle n’a pas su se résoudre à avorter elle non-plus. Et son compagnon lui avait fait croire qu’il serait à ses côtés alors qu’elle a du vivre sa grossesse et son accouchement seule. Elle m’a élevée comme elle l’a pu par la suite. J’avais promis… J’avais promis. »
A nouveau, elle avait pleuré, de manière incontrôlable, pauvre poupée repliée en fœtus contre le mur blanc.

Il s’était accroupi devant elle, l'avait prise dans ses bras, caressait ses cheveux, évitant de tirer dessus :
« Tu n’es pas seule Maëlys. Je suis là moi aussi. Et cet enfant, nous l’élèverons ensemble si c’est ce que tu veux. Je ne te laisserai pas seule pour affronter tout ça. Je resterai à tes côtés. »
Il avait relevé sa tête vers lui, presque de force, et l’obligea à le regarder :
« Est- ce que j’ai l’air de mentir Maëlys ? Regarde-moi, est-ce que je n’ai pas toujours tenu mes promesses depuis que je te connais ? Je sais que c’est tôt, qu’on n’en est qu’à nos balbutiements, mais je tiens à toi. Je suis prêt à vivre avec toi, et à élever notre enfant. Ce sera dur, il faudra sûrement que l’on fasse des sacrifices mais je serai là. »
Il l’avait embrassée pour sceller sa promesse et ils s’étaient retrouvés dans le lit, à faire l’amour avec violence, car c’est de ça dont ils avaient besoin pour se retrouver.

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Il en était là, n’avait pas la moindre idée de ce qu’ils allaient devenir. N’était-il pas en train de faire une grosse erreur ? Ses parents n’étaient plus là pour l’aider et ses études n’étaient pas encore payées, allait-il pouvoir assurer un avenir à cet enfant ? Il sortit doucement du lit, se servit un bol de thé et s’habilla en silence pour ne pas réveiller Maëlys.
L’idée de tout quitter lui traversa l’esprit. Il savait ce qu’il allait faire. Tout lui paraissait finalement si simple ! Il prit ses clefs et partit sans un regard sur la pièce derrière lui.

Maëlys se réveilla en entendant la porte claquer. Inquiète, elle fit le tour en un regard de sa chambre, espérant y trouver une lettre, quelque chose indiquant qu’il allait revenir. D’un bond, elle sauta hors du lit, se jeta sur la porte qu’elle envoya se fracasser sur le mur derrière elle et se rua dans le salon. Il ne lui fallut pas plus de deux minutes pour faire le tour de son appartement et réaliser qu’elle était seule. Il n’avait pas tenu sa promesse, à croire que les hommes ne valent rien et ne tiennent jamais leurs engagements. Elle n’eut pas le temps d’y penser plus longuement qu’une première nausée matinale la jetait dans ses toilettes, heureusement à quelques pas.
Une grosse demi-heure plus tard, toujours barbouillée mais l’estomac vide, elle se décida à appeler sa mère. Elle savait déjà que la scène serait insupportable et que celle qui l’avait élevée ne manquerait pas de critiquer ouvertement sa conduite scandaleuse.
Assise sur son lit dont elle venait de border les draps pour s’occuper l’esprit avant l’insupportable appel, elle se préparait au pire. Il était certain que sa mère allait hurler et s’énerver, peut-être même allait-elle lui raccrocher au nez. A dire vrai, Maëlys n’avait aucune idée de ce qui allait se passer, aujourd’hui et demain. Elle pensait pouvoir compter sur sa mère mais si ce n’était pas le cas, que devrait-elle faire ? Qu’allait-il se passer pour elle ? Devrait-elle accoucher sous X, avorter ou vivre des allocs et abandonner ses études pour garder son enfant, faute de moyens ?
Elle n’osait imaginer vivre ainsi. Cela lui semblait par trop affreux.

Elle lança l’appel mais au dernier moment, elle raccrocha, le cœur battant à tout rompre. Elle ne pouvait pas appeler de sa chambre, de ce lit dans lequel avait été conçu ce petit être qui ne demandait rien, pas ici alors qu’elle pouvait encore sentir sur sa peau les caresses de Natanyel, alors que l’air embaumait l’amour.

Elle traversa à nouveau son appartement et alla boire un verre d’eau fraîche qui lui fit grand bien. Sa gorge s’asséchait au fur et à mesure que s’approchait le moment où elle devrait parler. Elle n’avait aucune idée de la manière dont elle allait lui annoncer ça.
« Pauvre maman, je suis désolée. Il faut croire que je n’ai pas su comprendre et t’écouter quand tu me mettais en garde contre les hommes.»
Elle s’assit en tailleur sur son canapé, inspira lentement, bien décidée à étouffer son stress et la panique qui tentaient de la submerger. Elle posa alors sa main en travers de son ventre, sous son nombril. Elle s’imagina un moment avec un gros ventre proéminent et l’idée la fit sourire. Finalement, elle arrivait à se persuader qu’elle saurait apprendre et vivre cette expérience. Alors, enfin, elle lança l’appel, prête à se défendre corps et âme, prête à se battre pour son petit.

**********

Le jeune homme entra dans l’ascenseur et appuya sur le bouton pour le troisième étage. Il se sentait heureux bien que nerveux. Mais il savait qu’il avait pris la bonne décision. Pour cela, il était passé en ville, avait trouvé le magasin qu’il cherchait puis était rentré chez lui pour se doucher et s’habiller convenablement. Il avait repris la voiture immédiatement et était arrivé dans l’immeuble de Maëlys. Il espérait pouvoir la surprendre encore couchée, peut-être n’avait-elle pas entendu son départ. Il l’espérait.
Néanmoins, dès que les portes s’ouvrirent, il put voir, agglutinées devant la porte de son amie, les pies curieuses et bavardes qu’étaient ses voisines. La porte malheureusement peu épaisse ne cachait en rien les cris qu’il entendait. Pour tout le monde, c’était l’attraction du jour et tous avaient compris que c’était de grossesse dont ça parlait là-dedans.
Natanyel se racla bruyamment la gorge, faisant sursauter le groupe de curieux et les poussa peu délicatement, entra la clef dans la serrure et referma immédiatement la porte au nez des indélicats.
De là où il était, il voyait les cheveux de Maëlys, ses mains qui s’agitaient devant le portable balancé sur la table basse et dont s’élevait une voix de femme visiblement en colère :
« Petite imbécile, et tu comptes faire comment maintenant qu’il t’a engrossée ? J’espère que tu ne comptes pas sur moi pour élever ton enfant. J’ai eu à te supporter pendant dix-huit ans et ça m’a bien suffi.
- Maman, arrête, je t’en prie ! Natanyel n’est pas ce que tu penses. Oui, il est parti mais j’ose espérer qu’il va encore revenir. Peut-être a-t-il eu besoin de respirer après … »
La jeune femme, dont les larmes coulaient à nouveau sur les joues n’eut pas le temps de finir que la voix la coupait impérieusement :
« Mais qu’est-ce que tu crois, petite niaise ? Il est parti ton homme. Parti, oui oui. Qui voudrait de toi ? Hein ? Tu me le dis ? »

Inspirant un grand coup, Natanyel s’avança dans la pièce et s’adressa au portable :
« Bonjour madame. »
Il vit les épaules de Maëlys sursauter et elle se retourna vivement vers lui, comme en proie à un mirage.
« Je suis Natanyel. Je puis vous affirmer que non, je n’ai pas abandonné votre fille et notre enfant. Cet appel tombe bien, ainsi vous allez pouvoir tout entendre ».
Ce faisant, il avait sorti de sa poche de chemise une petite boîte carrée recouverte de velours rouge. Il l’entrouvrit et s’agenouilla devant la jeune femme qui semblait ne rien comprendre à la situation.
« Maëlys, si tu le veux bien, j’aimerais devenir aujourd’hui ton époux et demain être le père de notre enfant. »
Un instant muette, elle se reprit rapidement et prononça distinctement un « oui » ferme. Tandis qu’un anneau était passé à son annulaire gauche, de la main droite elle refermait son portable.

Finalement, elle n’avait plus rien à dire à sa mère.
End Notes:
Un grand merci à Ellie, Anwa et Azenor pour leur correction et leurs avis. J'ai essayé de prendre en compte leurs conseils, modifiant ici et là quelques passages et quelques temps. Si vous remarquiez des petits soucis de concordance ou de conjugaison, n'hésitez-pas à me le faire remarquer.
NdC
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