A mon cousin by GG 1952
Summary: Tribulations de deux adolescents dans le Paris des années soixante dix
Categories: Amitié/Famille, Amitié/Famille Characters: Aucun
Avertissement: Aucun
Langue: Français
Genre Narratif: Nouvelle
Challenges:
Series: Aucun
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 350 Read: 205 Published: 18/07/2022 Updated: 18/07/2022

1. Chapitre 1 by GG 1952

Chapitre 1 by GG 1952
Ils étaient deux garçons.

Des cousins, des amis, des frères de sang, des jumeaux en quelques sortes.

L'un n'était que sagesse, l'autre que déraison, à la modération du premier s'opposait la folie du second et malgré ou plutôt du fait de ces différences ils étaient unis comme les doigts de la main.

Au tout début de l'enfance ce ne fût pourtant pas l'entente cordiale.

La maturité de l'un supportant difficilement la puérilité de l'autre.

L'un bon élève, l'autre cancre.

A était physiquement un enfant épanoui, B se construisait avec grande difficulté.

Puis vint l'adolescence et à ces antagonismes se substitua une belle complicité.

Les deux garçons s'étaient enfin trouvés.

Bien sûr À veillait toujours sur B s'inquiétant de la fragilité de ce drôle de cousin.

Ce furent des vacances en commun, des séances de cinéma, d'inoubliables parties de pêche, des regards vers des donzelles inaccessibles, des voyages en Espagne.

L'Andalousie était de loin leur région préférée, les boissons n'étaient pas chères et les filles gentilles et peu farouches.

La mère de A s'inquiétait un peu de ces virées qui duraient quelquefois plusieurs jours et il lui arrivait de maudire B ce faux frère qui dévergondait son garçon.

En Andalousie les rencontres amoureuses se succédèrent.

Les petites andalouses:Eliana, Francesca, Lisa, Anna Maria, ne mirent pas beaucoup de temps à déniaiser les deux jouvenceaux.

Pour A l'entreprise fût aisée, le môme avait de sacrées dispositions.

Pour B cela s'avéra bien plus compliqué.

Mais à force de patience et après quelques visites au Petit Trianon et dans d'autres lupanars de la rue Frochot il finit, lui aussi par grimper aux rideaux.

A ce jour il n'en n'ai toujours pas redescendu, et comme le chante si bien l'ami Serge.

Dans ses incontrôlables rêveries nocturnes il s'en va voir les petites femmes de Pigalle, c'est son péché, sa drogue, son gardénal.
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