Marathon d'écriture by claclaombrage
Summary: Voici une série de textes écrits dans le cadre d'un marathon d'écriture(24 heures d'ateliers d'écriture en continu). J'écrirai l'heure de remise à la fin du texte et je ne les posterai pas tous, donc il y aura des trous (certains sont atroces). Bonne lecture !
Categories: Inclassable Characters: Aucun
Avertissement: Contrainte (chantage, viol...), Violence physique
Langue: Français
Genre Narratif: Aucun
Challenges:
Series: Aucun
Chapters: 3 Completed: Oui Word count: 760 Read: 9584 Published: 08/03/2011 Updated: 10/03/2011

1. Libre 1 by claclaombrage

2. Le roman by claclaombrage

3. Concours littéraire by claclaombrage

Libre 1 by claclaombrage
Author's Notes:
Premier texte de la journée, remis vendredi à 14h45. Plutôt cliché, mais je n'étais pas inspirée...
Qu'est-ce que l'écriture en fait ? Un moyen d'expression, diront certains. Une aventure, s'exclameront d'autres. Peut-être bien. Peut-être bien, mais ce n'est pas ce que j'en pense. Pour moi, l'écriture est bien plus qu'une aventure. Pour moi, l'écriture est une compagne : passive, mais toujours présente. Tel un animal de compagnie, la première étape consiste en l'apprivoisement de la bête. Lui faire comprendre que bien qu’on l’adore déjà, c’est tout de même nous le chef, voilà une étape primordiale. Ensuite, une fois qu’elle est bien domptée, l’écriture peut devenir une amie. On s’occupe d’elle fréquemment, la délaisse quelquefois, mais on revient toujours.
Et puis vient le moment où on s’y confie. Quand tout va mal, qu’on ne sait plus comment agir ou quoi faire, quand on est seul, triste, abandonné, alors elle est là pour nous. Elle nous écoute, nous comprend, soigne nos plaies et efface nos meurtrissures. Et parfois, quand on la délaisse trop longtemps, elle attend notre retour et boude. C’est la page blanche. Notre amie devient subitement notre ennemie. Et pendant qu’on lui jure qu’on ne l’a jamais abandonnée, qu’on l’aime toujours autant, elle nous revient peu à peu. Un texte à la fois, nous la retrouvons. Et elle redevient ce qu’elle doit être : notre plus grande et plus chère amie.
 
 
End Notes:
Tous les textes sont courts faute de temps... Je n'ai pas non plus eu le temps d'élaborer ou de faire des recherches(pour certains ce serait nécessaire) et tout a été écrit à la main donc c'était plutôt long. Je vais tenter de réécrire exactement ce que j'avais écrit mais je vais tout de même changer quelques trucs ici et là quand une phrase manque de sens... En tout cas j'espère que vous apprécierez malgré ce premier texte peu prometteur.
Le roman by claclaombrage
Author's Notes:
Ici nous devions écrire une prémisse de roman. Remis à 16h15 vendredi.
Elle était horrible. Sa peau était pâle, son teint verdâtre. Ses yeux d’un brun abominablement commun accompagnaient ses cheveux, qui pendouillaient lamentablement autour de sa tête. Mais par-dessus tout, elle était grosse. Elle était énorme, comme un ballon sur le point d’éclater. Elle était obèse, le savait et faisait tout pour changer cet état de faits. Et pourtant, après presque trois mois, rien n’avait changé ! Elle était toujours aussi dégoûtante et repoussante, énorme bouton au visage d’une jolie fille. Elle devrait se cacher, mais ne trouvait pas d’endroit assez volumineux pour la soutirer du regard des autres. Récemment, elle avait débuté un régime. Elle qui ne mangeait déjà aucune viande n’absorbait maintenant que des fruits et légumes, avec un ou deux craquelins parfois comme récompense pour ses efforts. Elle était fière d’elle, elle en était aujourd’hui à un maximum de 500 calories par jour; elle s’améliorait ! Et pourtant, ses amis, sa famille, tous tentaient de la freiner. Ils l’alléchaient sans cesse, lui proposant tantôt un biscuit, tantôt du chocolat. Tant de facteurs faisant d’elle ce qu’elle était malgré elle : une tache dans le décor, désespérément surdimensionnée.
Mais elle changerait, peu importe ce que les autres pourraient croire ou dire. Bientôt, elle débuterait son entraînement spécial, celui qu’elle préparait minutieusement depuis trois mois. Toutes ses journées commenceraient de la même façon : deux heures d’entraînement dans le parc près de chez elle. Ensuite, vers sept heures, elle boirait deux grands verres d’eau pour ne pas ressentir la faim et partirait pour l’école. Pendant la pause du dîner, elle mangerait une légère salade – sans vinaigrette, évidemment – pour rassurer ses amis, puis elle courrait autour de l’école afin de garder la forme. En fin de journée, elle trouverait une excuse pour sauter le repas et ne mangerait que quelques craquelins accompagnés de légumes. Enfin, elle prendrait en note son poids ainsi que toutes ses activités de la journée, ce qui lui permettrait de suivre l’avancement de sa diète de plus près.
Demain serait le premier jour et bientôt, peut-être n’aurait-elle plus honte. Elle voulait maigrir et elle maigrirait.
End Notes:
Voilà !
Concours littéraire by claclaombrage
Author's Notes:
Texte de 250 mots sur le thème J'écris et je crie. Peut être choquant pour les plus jeunes, c'est l'unique raison du rating. Remis à 19h15.
J’écris. J’écris ma douleur, ma souffrance. J’écris mon effroi. Effroi qu’il revienne, que tout se répète une nouvelle fois. Peur de mourir, aussi, peur de vivre, peut-être. Et tandis qu’il me frappe, moi, j’écris. Tandis qu’il me pénètre violemment, parasite intolérable, tandis qu’il laisse glisser ses mains sur mon corps, je m’invente une tout autre réalité. Je m’imagine ailleurs, loin de lui. Je fabule un endroit où sommeiller placidement, mes songes effaçant mon supplice. Ce supplice qu’il m’inflige jour et nuit, même en son absence. Ce supplice qui m’habite continûment, réminiscence d’un ancien bien plus cuisant.
J’écris. J’écris ma peine, mon désespoir. J’écris le désir de périr qui me hante, la soif de vivre qui me transcende. Je songe à ma vie jadis, à cette existence où rien ne me rongeait, insouciante. Cette existence qui s’est dissipée, j’aimerais bien la retrouver.
Il m’a tuée. Chaque instant où il a prétendu être un autre, il m’a exécutée. Chaque gifle assenée, chaque baiser arraché sont témoins involontaires de mon trépas.
Je ne suis qu’un corps et je pleure. Je pleure ma douleur, ma souffrance. Et tandis qu'il me martèle, moi, j’écris. Et tandis qu’il me touche, moi, je crie. Je crie.
Cette histoire est archivée sur http://www.le-heron.com/fr/viewstory.php?sid=220