Leur mal est bien by MC Baron
Summary:

 

Angleterre, fin du XVIIIe siècle, la discrétion de la nuit rend bien leur mal. Après une interminable attente, Adeleine voit Oswald lui annoncer que leur vie va enfin basculer.

Création personnelle ; image libre de droits


Categories: Romance, Historique, Société, Textes engagés Characters: Aucun
Avertissement: Aucun
Langue: Français
Genre Narratif: Nouvelle
Challenges:
Series: Oiseaux de nuit – Textes non-retenus
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 568 Read: 1579 Published: 24/08/2019 Updated: 25/08/2019

1. Leur mal est bien by MC Baron

Leur mal est bien by MC Baron
Author's Notes:

Je rappelle que le plagiat est un délit et que je refuse, en toute logique, que mes textes soient repris intégralement ou partiellement.

 

OoOoO

 

Bonjour à tou(te)s !

 

Comment z'allez-vous en cette fin de vacances d'été ? J'avais fait mention d'une troisième nouvelle à vous présenter, la voici ! Cette fois-ci, on abandonne le tragique et le drame bien que je ne puisse pas promettre un thème excessivement léger. ;) J'ai pris un grand plaisir à écrire cette nouvelle et j'espère que vous en prendrez tout autant à la lire.

Bien entendu, je remercie Mariye ainsi que Mojack pour leurs corrections !

Je vous souhaite une bonne lecture et vous retrouve dans la note de fin. :)

 

Leur mal est bien

- C'est mal...

- C'est bon, alors non, ce n'est pas mal.

Adeleine n'ose rien répondre. Les yeux ouverts dans la nuit, son esprit bouillonne de confusion quand son corps, statique, se perd dans un tourbillon de délicieuses sensations. Familières, mais extraordinaires.

- Ça l'est peut-être d'un point de vue moral. Je sais, je sens, que tu veux le dire, continue-t-il de murmurer au creux de son oreille.

Son souffle enfiévré est un merveilleux catalyseur des plus vifs et tranchants frissons.

- La morale, c'est subjectif. Cela, ça ne l'est pas.

Sa bouche coule dans son cou avec une langueur étourdissante. Sa barbe de quelques jours irrite sa peau que ses lèvres pleines et douces pansent avec soin. Le poids de son désir au-dessus d'elle, la force féroce et possessive avec laquelle il l'enveloppe, la diligence avec laquelle il la cajole sont autant de ces attentionnées distractions qui infectent l'esprit d'Adeleine, le clarifient et le libèrent. Le manque, accumulé durant trois mois excessivement longs, joue probablement son rôle aussi ; bien que ses caresses et ses mots n'aient jamais suscité un degré de plaisir différent. C'est une jouissance égale et incomparable, qu'il s'agisse ou non de retrouvailles.

Il est parti pour le futur. Il est parti pour revenir plus sûr de lui et de leur avenir qu'il ne l'avait été au cours des soirées passées à le concevoir. La France sera leur nouveau, leur véritable départ dans cette vie qu'Adeleine ne peut s'abstenir de juger maudite. Satan les a marqués depuis leur naissance respective. Les a condamnés. Et comment lutter quand le Diable lui-même se penche sur son berceau ? Quand un pan de sa terrible personne fait vibrer le cœur des deux êtres qu'elle réunit ?

- Je t'aime.

L'espace de quelques instants, ses baisers s'enfièvrent, miroirs de ses gestes, vecteurs d'une brutalité passionnée.

Le jour venu, chacun entre en représentation ; dans la discrétion nocturne, ils se révèlent. Ils retirent masques et costumes pour se présenter l'un à l'autre et embrasser leurs êtres. À la faveur des ténèbres épais, leurs vies jumelles n'en forment qu'une.

Quatre-vingt-onze crépuscules, quatre-vingt-onze aubes anglais ont vu Adeleine s'abîmer dans une solitude inquiète et pénible. Aux quatre-vingt-douzièmes, quoi que ses bourdonnements de moralité lui chuchotent, elle s'éveille. Auprès de lui, protégés par l'obscurité étouffante de la petite chambre de bonne, elle revit.

- Tu m'aimes ? Adeleine ?

- Évidemment.

- Comme quoi ? Ton futur époux ?

- Oui.

Sa main gauche pétrissant sa hanche, l'autre berçant sa joue, il embrasse son front avec une fraternité profondément paradoxale.

- On va être heureux. Sans crainte. C'est une promesse.                        

Ses doigts glissent sous sa chemise de nuit immaculée, sur sa cuisse nue, et Adeleine abandonne le peu de retenue que la raison morale lui imposait encore.

 

Oswald a tout planifié. D'ici une quinzaine de jours, ils quitteront définitivement et ensemble la demeure de leurs maîtres pour faire les premiers pas dans cette nouvelle et sûre vie qu'il gage de leur offrir. Ils ne seront plus ce qu'ils avaient été, sont et persisteraient à être par-delà le voile de l'imposture. Servants encore ? ou davantage ? Nulle importance que l'emploi. Oswald l'épousera, là-bas où ils sont inconnus de tous, la fera sienne, rompra définitivement le lien fraternel qui les unit au grand jour depuis dix-huit ans. Seuls ils se sont élevés, seuls ils perdureront, mais ensemble. Époux et épouse Oswald Godwinson. Non plus jamais frère et sœur.

End Notes:

 

Je m'étais engagée à être moins « dramatique » donc voilà ! Cela étant, je n'étais pas sûre de pouvoir qualifier la relation sœur/frère d'Adeleine et Oswald comme quelque chose de « léger » ! ^^

Percevez-vous l'emprise d'Oswald sur sa sœur ?

N'hésitez pas à m'en parler dans vos reviews/commentaires et à me laisser vos impressions sur le texte en général. Évidemment, je réponds à chaque fois !

 

Comme d'habitude, vous pouvez toujours me retrouver sur ma page FB d'auteure et/ou mon compte Twitter où j'ai pour habitude de donner des informations sur mes textes (infos en avant-première, liens directs, etc.) ; ou bien venir découvrir mes autres textes ainsi que mes Fanfictions. Pour les intéressés, les liens se trouvent dans ma « bio ».

 

Je vous remercie et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures ! :)

MCB

Cette histoire est archivée sur http://www.le-heron.com/fr/viewstory.php?sid=1909