Célébrité et Conséquences by Mary-m
Summary:

Image libre de droit

 

 

Une mère à la tête de plusieurs multinationales qui collectionne les fourrures comme Cruella d'enfer.
Un père artiste peintre qui expose dans les plus grandes villes.
Un beau-père qui habille les princesses et les actrices.
Une meilleure amie star du rock en tournée aux USA.
Trois amies rencontrées au cours de préparation à l'accouchement avec qui elle aime passer du temps.
Une petite fille de deux ans et demi qu'elle élève seule.

Léa Lewis est une autrice de talent (ce n'est pas elle qui le dit mais le New York Times ! ).
Son premier roman adapté en film, elle se rend en Ecosse pour suivre le tournage.
Un soir de tempête, un inconnu apparaît dans l'auberge où l'équipe loge. C'est le meilleur ami d'un acteur du film et le père de sa fille.

Avec le destin, on ne peut jurer de rien !


Categories: Romance Characters: Aucun
Avertissement: Scènes érotiques
Langue: Français
Genre Narratif: Roman
Challenges:
Series: Aucun
Chapters: 46 Completed: Non Word count: 105153 Read: 78909 Published: 16/03/2019 Updated: 09/10/2022
Ma meilleure amie by Mary-m

J’ai chaud ! Je tente de bouger mon bras mais celui-ci est bloqué par quelque chose de lourd. Les yeux toujours fermés, il me faut quelques secondes pour me souvenir que je ne suis pas seule dans mon lit, et que, c’est sans doute Alexander qui m’empêche de bouger. Ses bras me tiennent fermement contre lui.

Contre ma joue – je ne sais d’ailleurs pas comment elle s’est retrouvée sur son torse – je sens les mouvements lents de sa respiration. Alexander dort. Je n’ose pas bouger de peur de le réveiller.

Et de toute façon, je ne suis pas encore mentalement prête à l’affronter, même si, le mot est quand même un peu fort. Existe-t-il un mode opératoire pour ce genre de chose ? Dois-je lui demander s’il a bien dormi ?

La première fois que nous avons dormi ensemble, notre réveil a été un peu particulier, et je ne parle pas de ma fuite dès qu’il a eu le dos tourné. Alors, je ne sais pas.

 

En réfléchissant aux divers sujets de conversations possibles au réveil, je reste allongée contre lui, dans la même position qu’à mon réveil. Les jambes entremêlées aux siennes, ses bras toujours autour de mon corps. Je ne suis pas certaine d’avoir envie de me l’avouer, mais je me sens bien dans ses bras. Je m’y sens à ma place. Je fronce les sourcils en réfléchissant à ça. Comment puis-je me sentir à ma place alors que ce n’est que la seconde nuit que nous passons ensemble ?

— Bonjour belle endormie.

Sa main droite caresse mes cheveux pendant que son autre main monte et descend lentement le long de mon dos, je frissonne. Perdue dans mes pensées, je ne l’ai pas senti se réveiller.

— Bonjour, je murmure en tournant légèrement la tête vers lui.

Le reste de mon corps ne bouge pas d’un pouce.

Alexander me sourit. Ses yeux verts détaillent mon visage avec tendresse. Je me force à ne pas tourner la tête, même si, son regard me fait rougir.

— Merci de m’avoir laissé dormir dans ta chambre. Je n’ai pas dormi aussi bien depuis très longtemps, me confie-t-il en continuant de me caresser distraitement le dos.

— Je t’en prie, je réponds.

Les caresses innocentes de ses mains sur mon corps réveillent en moi des sensations enfouies depuis longtemps et qui font de plus en plus surface depuis qu’il est revenu dans ma vie.

 

Lorsque nos yeux se croisent, l’air devient électrique. Ses yeux si clairs sont devenus orageux. Je dépose mes mains tremblantes sur son torse sans détourner le regard. Le sien fixe ma bouche avec envie, et encore plus lorsque je me mordille la lèvre du bas sans m’en rendre compte.

Je ne sais pas ce qui me prend depuis notre mariage. Je ne sais pas si c’est notre soudaine proximité qui fait ça, mais mon corps réclame à grand cri Alexander.

J’en veux plus, j’ai besoin de plus. Je crois d’ailleurs qu’il l’a senti car je me retrouve en deux rapides mouvements bloquée sous son corps musclé. Il est allongé de telle façon à ne pas m’écraser. Alexander m’observe comme si j’étais la chose la plus précieuse au monde. Cela m’effraie totalement. Je n’ai jamais connu ça, jamais personne ne m’a regardé de cette manière. Cela me fait peur, cependant, je repousse le plus loin possible les pensées négatives qui tentent de se frayer un chemin. Je dois apprendre à faire confiance à l’acteur, et je dois surtout apprendre à écouter mon cœur et pas toujours ma tête. Ce qui est en soi, un exercice très difficile pour moi. En général, c’est ma tête qui dirige. La seule fois où je ne l’ai pas écoutée – sans doute trop anesthésiée par l’alcool – c’est la nuit où Alexander et moi avons conçu Eleanore. Bien sur, je ne regrette rien. Eleanore est la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie.

 

Lorsque je glisse ma main droite dans sa nuque, j’ai l’impression que les battements douloureux de mon cœur sont audibles dans toute la rue. C’est cent fois pire lorsque je dépose ma bouche sur la sienne. Ses lèvres sont tout autant impatientes que les miennes. Nos baisers sont fiévreux, impatients. Ils sont remplis de promesses. Ses mains partent à la conquête de mon corps.

— Si tu veux que je me stoppe, dis-le moi maintenant.

Sa voix est rendue rauque par le désir. En appui sur sa main, son visage à quelques centimètre du mien, il scrute mon visage avec attention. Son côté gentleman est tellement craquant.

— Ne t’arrête surtout pas, je murmure en déposant à nouveau ma bouche sur la sienne.

Pour toute réponse, il grogne contre ma bouche. Je suppose que c’était la réponse qu’il attendait de moi.

 

Pendant qu’il m’embrasse, ses mains se faufilent sous mon t-shirt vert qu’il remonte lentement. Lorsqu’il atteint ma poitrine, je le stoppe, soudain effrayée.

Inquiet d’avoir fait quelque chose que je ne voulais pas, Alexander m’observe les sourcils froncés.

— Mon corps a changé, je souffle timidement sans oser le regarder.

Cela ne m’a pas dérangé à Amber. La pièce était éclairée par de faibles lumières et le feu de cheminée. C’est à peu près la même chose ce matin, les rideaux sont tirés, seuls quelques rayons du soleil d’hiver passent à travers ceux-ci, mais, je ne veux pas qu’il s’imagine que mon corps est resté le même que cette nuit-là. Je ne veux pas qu’il soit déçu. Mon corps s’est transformé maintenant que j’ai donné la vie. Mes hanches sont plus rondes, mon ventre un peu moins plat et ferme, mais ça, c’est un peu la faute aux cookies que j’aime manger quand j’écris. Mes seins sont plus lourds qu’avant.

Je n’ai pas honte de ma taille quarante quatre, j’en suis même fière. Mais ce n’est pas facile de rivaliser avec le corps des femmes des actrices et mannequins qu’il a l’habitude de voir.

Il m’arrive de courir et d’aller à la salle de sport, surtout quand ma tête est sur le point d’exploser avec toutes les idées que mes romans et personnages font affluer dans mon esprit.

 

Je sursaute lorsque sa main se glisse sous mon menton pour me forcer à le regarder dans les yeux. Ce que j’y vois, de l’amour – ou alors, il est vraiment doué pour jouer la comédie -. Non, je ne dois pas penser comme ça alors que j’ai fait des pas de géants depuis hier pour écouter mon cœur.

— Tu n’imagines pas à quel point je te désire et à quel point les rêves que j’ai faits de toi chaque nuit ne te rendaient pas justice, tu es encore plus belle que dans mes souvenirs.

Rassurée par ses paroles, j’enlève moi-même mon t-shirt. Maintenant que la barrière de tissus ne lui barre plus la route, Alexander recommence à m’embrasser avec plus de fougue. Ses mains sont partout sur moi. Il n’y a pas un recoin qu’elles oublient. D’ailleurs, quand il faufile sa main gauche dans mon bas de pyjama et qu’il se fraye un passage dans ma culotte, je crispe mes mains dans son dos. Mes vêtements qui lui font obstacle ne l’arrêtent pas. Ses doigts trouvent très rapidement ce qu’ils sont venus chercher et, lorsqu’il commence à me caresser, mon corps se souvient tout à coup qu’il a le droit de se réveiller après un si long sommeil. Je gémis bruyamment contre sa bouche, je m’agrippe à lui sans me soucier de lui blesser le dos et les épaules. Je ne suis pas du tout certaine de supporter longtemps cette lente et puissante torture. Je sens arriver petit à petit les vagues du plaisir.

Nos yeux fiévreux ne se quittent que quand nous nous embrassons avec passion.

Alexander sent que je suis sur le point de rendre les armes, il accélère ses caresses. Je suis sur le point de m’envoler lorsque la sonnette résonne dans la maison, et même si l’acteur ne s’arrête pas, je me crispe, éloignant la vague de plaisir qui allait m’emporter. Qui peut bien venir nous ennuyer à cette heure si matinale ? Il est trop tôt pour que ce soit Jamie. En réfléchissant, je me mords la lèvre du bas. Alexander, qui a senti que je n’étais plus réceptive à ses caresses s’est stoppé, sans quitter la chaleur de ma culotte.

— Tu ne bouges pas, m’ordonne-t-il lorsque la personne à l’extérieur insiste encore et encore.

Alexander est mécontent d’avoir été – encore – interrompu.

— Je dois y aller, je négocie en essayant de me dégager de ses bras.

Pourtant, je me fige lorsque j’entends des cris. J’écarquille les yeux pendant que l’acteur me lâche et se redresse en grognant. La voix d’Angie, ma meilleure amie, nous parvient du rez-de-chaussée.

— Foutez-leur la paix ! Et maintenant, dégagez avant que je téléphone à la police pour qu’ils vous fassent dégager manu militari.

Sans un mot, Alexander sort du lit et s’habille rapidement. Il attrape son portable et sort de la chambre en parlant à quelqu’un.

— Je te paie suffisamment cher pour que tu rappliques dans l’heure ! Je veux que tu les fasses dégager de devant chez nous et je me fous de comment. Eleanore doit revenir avec ses grands-pères dans quelques heures, je ne veux pas risquer qu’elle se fasse prendre en photo.

 

Le corps tremblant d’envie et de peur, je repousse mes cheveux en arrière et me laisse tomber lourdement sur le lit. Je savais, que les journaux apprendraient rapidement notre mariage mais, je pensais bêtement que nous aurions quelques jours de répit avant. Surtout qu'Alexander doit s’envoler à dix-sept heures pour Vancouver. Hier, j’étais impatiente qu’il parte. Aujourd’hui, cela me rassure qu’il soit présent pour gérer cela avec moi. C’est un peu de sa faute après tout. Si cela ne tenait qu’à moi, Eleanore et moi serions déjà dans un avion pour un endroit secret, le temps de nous faire oublier. Je suppose, que ce sera notre lot quotidien à présent.

Les idées plus noires qu’à mon réveil, je me rends dans la salle de bain pour me rafraîchir avant de rejoindre le rez-de-chaussée retrouver Angie.

 

A quelques pas de la cuisine, je me stoppe en entendant Angie interpeller Alexander.

— Si j’en crois les magazines people, tu es Alexander.

— Pour une fois qu’ils ne racontent pas de conneries. C’est bien moi, répond l’acteur avec amusement.

J’entends des bruits de vaisselle qu’on dépose sur la table. Angie qui connaît ma maison comme la sienne, doit sans doute préparer le petit-déjeuner. Je suis sur le point d’entrer dans la pièce lorsqu’elle ajoute, après quelques secondes de silence :

— Ma filleule est ton portrait craché.

C’est vrai qu’il ne sait pas que ma meilleure amie est la marraine de notre fille.

Je ne sais pas si c’est mon arrivée dans la pièce qui l’empêche de répondre, mais il n’ajoute rien. Il me sourit pendant que je vais serrer Angie dans mes bras.

La tête sur mon épaule, elle lance pas du tout discrètement :

— Ton mari est juste canon !

J’entends Alexander rire pendant que je lève les yeux au ciel. Angie n’a pas sa langue dans sa poche, et presque pas de filtre. Il n’y a que quand Eleanore est là, qu’elle arrive à presque se retenir de dire tout ce qui lui passe par la tête.

— On me le dit souvent, je murmure en regardant Alexander droit dans les yeux.

 

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