Une heure vingt trois by Drusila
Summary:
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Et mon monde s’embrasa
Image de libre droit, Unsplash

Categories: Historique Characters: Aucun
Avertissement: Aucun
Langue: Français
Genre Narratif: Nouvelle
Challenges:
Series: Aucun
Chapters: 5 Completed: Oui Word count: 708 Read: 10949 Published: 16/08/2018 Updated: 03/09/2018

1. Terre brûlée by Drusila

2. L'attente by Drusila

3. L'escapade by Drusila

4. Le jour d'après by Drusila

5. La sécurité optimale by Drusila

Terre brûlée by Drusila
Author's Notes:
L’incident, la catastrophe même s’est déclenchée a proprement parlé à 1h23 du matin, dans la nuit du 26 avril 1986.
C’est une belle nuit. La lune est décroissante, le fond de l’air se réchauffe, abandonnant les vestiges de l’hiver. Le monde n’est qu’ombre et silence.

Un renard s’approche des abords de la ville où les humains laissent toujours à manger. Le canidé se fait vieux : ses proies lui échappent le plus souvent et les humains sont plus faciles à duper que les vigoureux lapins du bois. Pourtant le vieil animal est sur ses gardes : l’air empeste le feu. Un feu sans flammes et fumée. Différent des incendies d’été ou de la jachère. Une odeur indéfinissable réveille en lui son instinct de survie.

La peur primaire prend le dessus et il décampe, abandonnant les ordures ménagères.
Les Hommes ne le sentent-ils pas : l’air est brûlant !
Note auteur : L’incident, la catastrophe même s’est déclenchée a proprement parlé à 1h23 du matin, dans la nuit du 26 avril 1986.
End Notes:
Mes sources principales sont :
« Après nous ne restera que la terre brûlée », de Delphine FEDOROFF
L’article de Wikipédia bien renseignée : https://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_nucl%C3%A9aire_de_Tchernobyl
https://www.youtube.com/watch?v=_0DPvFmwJHQ « L’Histoire d’une catastrophe : Tchernobyl » disponible sur Youtube (avec une flopée d’autres reportages instructifs)
L'attente by Drusila
Author's Notes:
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existées est involontaires. Je ne fais que reprendre des situations ayant malheureusement ( sans doute) existées avec des personnages lambda
Serafima est assise sur la balançoire, la main sur son ventre. Yuri n’est pas rentré. Son mari l’a prévenu qu’il pourrait être long. Il l’a rapidement embrassé avant de partir, s’excusant de l’abandonner en plein aménagement de leur nouvelle maison.

Une urgence à la centrale, a-t-il dit. Tous les pompiers du coin sont mobilisés.
Serafima soupire : si elle connaissait les familles des compagnons de caserne de Yuri, elle s’ennuierait moins. L’agitation de Kiev lui manque.

Serafima se lève et se dirige vers sa chambre. Elle s’endort rapidement et quand elle se réveille, dans la demi-pénombre de la fin de journée, Yuri n’est toujours pas revenu.
End Notes:
Sous-entendu, Yuri fait malheureusement parti des pompiers et ouvriers morts de radiations dans la suite de la lutte contre l’incendie… qui n’aura fait qu’aggraver la dispersion des matières toxiques.
L'escapade by Drusila
Author's Notes:
Comme pour le précédent, toutes ressemblances avec des personnes réelles est involontaire ?

Une petite baignade, ça vous dis ?!
« Tu vois, c’était un bon plan ? On est quand même mieux qu’à assister à ce stupide marathon !

Viktor tend le bras et sort de son sac-à-dos une bouteille de jus de canneberge et la lui tend.
Les pieds dans l’eau, Maksim en prend une gorgée. La liqueur est rafraichissante. Il la rend à son frère.

« T’as piqué ça dans la cave de Grand-Père, je parie ?
-Il ne dira rien. Quand il verra ce qu’on va pécher ! Il parait que ce coin du Driepr grouille de poissons ! »

Maksim sort son exemplaire usé de « Sur la route ». Les mots de Kerouac le berce. Viktor pousse une exclamation quand un premier poisson mord à l’hameçon.

Ce soir, la famille Gloukhov va se régaler !
End Notes:
La ville de Pripyat a été évacuée le lendemain de la catastrophe, soit le 27 avril 1986 …. Quand les habitants ont bien inhalé les matières toxiques. Il y aurait même eu un marathon scolaire près de la Centrale le 26.

Les articles mettent plus l'accent sur les victimes, l'économie et la catastrophe écologique à long terme mais il vu l'ampleur des radiations, la faune et la flore en souffrent au moment même de la catastrophe.
Le jour d'après by Drusila
Author's Notes:
Titre inspiré du film éponyme de Roland Emmerich.

Bonne lecture!
Le gymnase grouille de monde. Les lits de camps prennent toute la place. Les secours ont amené quelques réserves en eau potable et nourriture. Pour l’instant, les gens sont calmes. Du moins, relativement.
Le choc de la nouvelle et le départ précipité anesthésient encore beaucoup les esprits. Les autorités se veulent rassurantes.


C’est temporaire, qu’elles disent. Gardez votre calme et votre civisme. On veille sur vous.


Sergei, assis sur son lit de fortune, attend. Le vieil homme se souvient de la guerre, des années sous le joug de Staline et des Allemands. Et des privations.
N’en finiront ‘ils jamais ? Ne s’est-il pas assez sacrifié toutes ces années ?
End Notes:
Pas mon meilleur drabble. Il manque d’émotion et d’enjeux je trouve…Vous en pensez quoi ?

Encore une fois, toute ressemblance avec des personnes existantes est involontaire.

Sergei, même en étant jeune adulte au moment de la Seconde Guerre Mondiale, il y a tout juste 30 ans d'écart entre la fin de la guerre et la catastrophe nucléaire! Donc j'ai trouvé réaliste l'histoire de ce vieux mieux désabusé !
La sécurité optimale by Drusila
Author's Notes:
On s’en souvient tous de cette affirmation…A savoir que Fukushima se place derrière Tchernobyl en termes de catastrophe nucléaire. Le titre est un clin d’œil à la chanson de Castelhemis, « Les centrales ».


https://www.youtube.com/watch?v=a7dxnTNOwZE
Des images de chaos à la télévision. Des visages paniqués, creusés par la fatigue et l’angoisse, des corps atrophiés, des ruines.

« C’est quoi ce carnage ? Une guerre a éclaté ou quoi ?
-C’est une centrale nucléaire qui a explosé en Russie Papa. Ça craint !
-En Ukraine, Mathilde. Ce n’est pas la même chose. »

La concernée hausse les épaules. L’Ukraine, la Russie, c’est du pareil au même. Elle est trop choquée pour rabattre le clapet de son petit-frère. Francis se tasse sur le canapé pour laisser une place à leur père.
Bernard, qui se faisait une joie du dîner avec ses deux enfants, ne peut quitter les images de désolation sur le petit écran.

Le nuage toxique ne va pas dépasser la frontière ? On les prend vraiment pour des cons !
End Notes:
Voilà, je voulais conclure sur cette information bidon comme quoi les radiations s'arrêtent aux frontières!

J'espère que vous avez aimé!
Cette histoire est archivée sur http://www.le-heron.com/fr/viewstory.php?sid=1768