Épreuve 1 - Astrea : 1. La planète prison by Mary-m
Summary:

                                         Libre de droits.

 

Épreuve 1 du concours Le Seigneur des Plumes : Le Retour du Héron


Categories: Projets/Activités HPF Characters: Aucun
Avertissement: Aucun
Langue: Français
Genre Narratif: Aucun
Challenges:
Series: Aucun
Chapters: 1 Completed: Non Word count: 805 Read: 905 Published: 07/02/2018 Updated: 07/02/2018

1. Épreuve 1 by Mary-m

Épreuve 1 by Mary-m

Lorsqu’elle était petite, Astrea a souvent fait le même cauchemar. Elle se retrouvait sur la planète X467, que tout le monde appelle la planète prison. En grandissant, ses cauchemars sont devenus bien différents de celui-là. Et pourtant, lorsque le garde la pousse violemment hors de la navette, Astrea a l’impression d’être à nouveau prisonnière de ces horribles songes !

— Bienvenue chez vous, princesse !

Au moment où ses genoux percutent douloureusement le sol, elle grimace. Ses mains, qu’elle a mis en avant dans une veine tentative de récupérer son équilibre s’égratignent sur la roche. Elle ne veut pas montrer que tout cela l’affecte alors, elle mord très fort l’intérieur de sa joue, et laisse le sang se mélanger à sa salive.

— À ton tour vieillard !

Les gardes ricanent lorsque l’homme se retrouve le nez sur le sol. Malgré son âge, et les faiblesses de son corps, l’ancien empereur se redresse rapidement, et fait signe à sa petite-fille de ne pas bouger. Il connaît le caractère impétueux de la jeune fille, et sait que ce n’est pas le moment de provoquer ceux qui les ont protégé pendant toutes ces années. Alors, et même si c’est difficile pour elle de supporter ces humiliations, Astrea obéit. C’est si rare qu’il est nécessaire de le mentionner.

Pendant que les gardes s’amusent à leurs dépens, imitant sans talent l’ancien empereur, la jeune femme qui est toujours à genoux dans la poussière sursaute lorsqu’une main s’impose devant ses yeux. Curieuse, elle lève son visage sali vers le propriétaire de cette main tendue, mais ne voit rien à part un immense chapeau de cow-boy qui camoufle le visage de l’inconnu. Sa fierté lui souffle de refuser cette aide. Pourtant, elle hésite. Elle se sent si fatiguée, si sale, et surtout, c’est le seul geste gentil que quelqu’un a pour elle depuis des semaines. Alors, elle glisse sa main qui a l’air minuscule dans celle de l’homme.

— Les gars, un peu plus de douceur la prochaine fois, lance-t-il au moment où elle rejoint son grand-père et lui tend le bras pour qu’il s’appuie sur elle, maintenant qu’il n’a plus sa canne pour faire ce travail.

— Sa place est à nos pieds ! ricane le chef de la garde.

Ses collègues approuvent en riant fort.

— Vous êtes ici sur mon territoire ! c’est ma loi que j’applique ! tu veux peut-être que je te fasse à nouveau rentrer l’information dans ton crâne ?

Les gardes pâlissent car l’inconnu est beaucoup plus charpenté qu’eux.

— Nous sommes cinq et tu es seul Hélios !

— Cela ne m’a pas arrêté la dernière fois.

Préférant battre en retraite, le chef de la garde donne le signal du départ. Au moment où la navette s’éloigne, il jette avec un rictus mauvais, les effets personnels des prisonniers qui se fracassent sur le sol.

**

Ils marchent très longtemps. Seul le bruit de leurs pas sur les roches rompt le silence.

Hélios n’a plus ouvert la bouche depuis le départ de ses collègues. Il ouvre la marche, surveillant du coin de l’œil les deux prisonniers. Il ne s’inquiète pas d’une éventuelle tentative d’évasion. L’homme est trop vieux et la jeune femme...Il préfère ne pas y penser. Lui qui n’a jamais le temps de prendre son temps, tente d’adapter sa vitesse à la lente progression du vieil homme.

Au bout de ce qui lui semble une éternité, Astrea aperçoit les contours de plusieurs bâtisses.

— Bienvenue au village ! comme votre logement n’est pas encore prêt, vous vivrez dans ma famille. Cela me permettra de vous avoir à l’œil. Ne vous laissez pas avoir par l’apparente liberté de l’endroit. Ça grouille d’animaux dangereux qui n’attendent qu’un moment d’inattention de votre part pour vous dévorer. La vie est très difficile, très différente de chez vous. Nous n’avons pas de technologie, pas de confort. La vie est à l’ancienne. Si vous voulez survivre, il faudra travailler comme tout le monde. Les gens qui ne servent à rien, ne vivent pas très longtemps ! ce sera certainement votre cas empereur Hector.

— Je m’en doute un peu, répond le vieil homme avec humour.

Il sait que la plupart des gens qui sont exilés ici, le sont à cause de lui.
L’accueil ne sera pas chaleureux !

Ils vont vivre au village jusqu’à leurs morts. Le vieil homme et sa petite fille n’imaginent pas Bacus, le traître, les laisser vivre longtemps. Il a trop peur que les proches de l’ancien empereur l’aident à s’évader pour reprendre son trône.

Lorsqu’ils atteignent ce qui semble être la place du village, Astrea se retient de fuir. Les prisonniers qui se sont rassemblés en plusieurs blocs menaçants, les regardent passer avec une forte envie de vengeance !

Finalement, Bacus n’aura sans doute pas à lever le petit doigt pour les faire disparaître !

End Notes:

806 mots

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