A la lueur de l'obscurité by Carminny
Summary:

Montage par moi sur canva

Textes écrits dans le cadre des Nuits HPF.
Categories: Nuits HPF, Romance, Amitié/Famille Characters: Aucun
Avertissement: Aucun
Langue: Français
Genre Narratif: Aucun
Challenges:
Series: Aucun
Chapters: 6 Completed: Non Word count: 1177 Read: 12074 Published: 23/07/2017 Updated: 04/07/2020

1. Les jeunes filles que nous étions by Carminny

2. Ce jardin des roses by Carminny

3. Dragons dans le ciel by Carminny

4. De ce côté de la falaise by Carminny

5. La fable du coq by Carminny

6. L'inquiétude d'une proche by Carminny

Les jeunes filles que nous étions by Carminny
Author's Notes:
Bonjour à toutes et à tous.
Voici donc le premier texte qie je publie ici.
Il a été écrit lors de la Nuit HPF du 22.07.2017 sur cette image: http://orig02.deviantart.net/caf3/f/2010/137/6/f/at_my_show_on_monday_by_julkusiowa.jpg

Bonne lecture !
Elle piquait souvent des fleurs dans ses cheveux, Lisa. Elle aimait sentir leur parfum quand elle tournait la tête. Elle aimait voir que ça la rendait plus belle. Elle aimait voir les pétales qui tombaient après une journée dans ses cheveux. Ca la rendait triste, Lisa. Mais elle aimait être un peu triste, un peu mélancolique.
Elle souriait toujours, Mary. Elle aimait remonter les coins de sa bouche. Elle aimait regarder les passants avec son grand sourire sincère et les voir sourire à leur tour. Elle aimait être heureuse. Sourire lui permettait de communiquer sans mots. Et sourire la rendait un peu plus heureuse.
Elle piquait souvent des fleurs dans ses cheveux, Lisa. J'aimais voir les couleurs dans ses cheveux roux. J'aimais la voir se sentir belle. J'aimais la voir plonger dans ses pensées. Elle ne les partageait jamais. Mais je me dis que c'était tant mieux. Je n'aimais pas la tristesse.
Elle souriait toujours, Mary. J'aimais voir son sourire s'étaler sur son visage. J'aimais voir ses yeux pétiller lorsqu'elle était de bonne humeur. J'aimais la voir se forcer pour conserver son sourire. Elle ne me disait jamais pourquoi elle souriait tant. Mais je me dis que c'est tant mieux. Je n'aimais pas le bonheur.
Elle piquait souvent des fleurs dans ses cheveux, Lisa.
Elle souriait toujours, Mary.
Où sont passées les deux jeunes filles que nous avons été ?
Ce jardin des roses by Carminny
Author's Notes:
Voici un petit texte écrit lors de la Nuit HPF du 22.07.2017 sur l'image de 2h.
Bonne lecture !
Ils se baladaient toujours dans le jardin des roses, tous les deux. Seuls. Main dans la main. Tous les jours entre onze heures et midi.
Ce jardin des roses avait vu leur relation évoluer. Les timides débuts lors desquels ils parlaient plus botanique que d'eux. Leur premier baiser sous l'arc aux roses rouges. Leurs longues promenades en amoureux en été dans la mer des rosiers ou en hiver les joues rougies par le vent. Leurs fiançailles à côté su rosier rose et au parfum si doux. Leur mariage sous le toit des roses blanches. Leur bonheur de retrouver leur jardin après le voyage de noce. Leur fierté lorsque les roses étaient belles.
Ils se baladaient toujours dans le jardin des roses, tous les deux. Seuls. Main dans la main. Tous les jours entre onze heures et midi.
Dragons dans le ciel by Carminny
Author's Notes:
Coucou !
Voici un petit texte écrit lors de la Nuit HPF du 13 octobre 2018 sur l'image de 20h.
Bonne lecture !
Le ciel était déjà sombre. Le soleil se cachait de plus en plus derrière les montagnes. Comme s’il ne voulait plus être vu. Des derniers rayons de lumière se reflétaient dans le lac. La neige recouvrait les pierres saillantes. Les étoiles scintillaient par-dessus tout.
Quelques dragons s’échappaient de la boule de feu avant que celle-ci ne disparaisse totalement. Au ciel ne resta que l’une lueur verdâtre. Et trois dragons qui dansaient au-dessus du lac. Leurs corps luisaient dans l’obscurité. Leurs mouvements étaient gracieux. Ils serpentaient entre les étoiles. Ils n’avaient pas d’ailes mais la pesanteur n’avait pas d’effet sur eux.
Silencieusement ils glissaient dans la nuit. Ils se croisèrent une dernière fois au-dessus de l’eau sombre. Puis les dragons disparurent entre les montagnes enneigées.
De ce côté de la falaise by Carminny
Author's Notes:
Coucou !
Ca fait longtemps que je n'ai pas mis à jour ce recueil. Voici donc un texte qui date de la Nuit HPF du 28 juillet 2018 (ah oui quand même) sur le thème falaise.
Bonne lecture !
Un mur haut comme une montagne. Gris aussi, comme les roches qui se trouvent sous l’eau. Les vagues se brisent contre les rochers. Elles écument. L’eau salée de l’océan retourne au large. Une nouvelle vague qui subit le même sort. Le mur gris reste, inébranlable. Peut-être que si elle vole assez haut, elle peut voir ce qu’il y a de l’autre côté. Spirale pour monter. L’odeur du poisson et des algues. L’eau salée. Des touffes de verdure. Un vent fort qui souffle. Plus de mur gris. Une pente jaune et verte et grise, ébouriffée par le vent. Au loin les vagues frappent contre le pied du mur. Des cris et plaintes. Pas assez à manger. La mouette survole la falaise. Peut-être de l’autre côté.
End Notes:
Un commentaire ?
La fable du coq by Carminny
Author's Notes:
Une petite fable écrite lors de la Nuit HPF du 13 octobre 2018 sur l'image de 23h.
Bonne lecture !
Il était une fois un coq dans sa cour. Il menait une belle vie sur la parcelle qui lui était subordonnée. La stalle qu’il partageait avec ses poules étaient confortable et bien paillée. Même en hiver, lorsque le vent soufflait et que la neige remontait jusqu’aux fenêtres, il faisait chaud et douillet à l’intérieur.
Cependant notre coq était un coq très curieux. Un jour d’hiver lorsqu’un rayon de soleil passa à travers les vitres presque blanches, il décida d’aller regarder la neige de plus près. Il attendit donc que le fermier vienne leur apporter des graines, en piqua quelques-unes pour prendre des forces puis se glissa hors de la stalle.
A l’extérieur le monde était blanc. Les arbres étaient blancs, le sol était blanc, le ciel était blanc. Même sa stalle était blanche vue de l’extérieur. Notre coq tourna quelques fois sur lui-même pour tout voir. Quand il s’arrêta enfin, ayant découvert qu’il n’y avait rien, il ne savait plus d’où il était venu !
C’est alors qu’il vit briller un objet sur le toit de la maison. Avec quelques efforts maladroits, notre coq réussit à grimper jusqu’à la bonne hauteur puis il s’assit sur la flèche. C’était un lieu qui lui rappelait sa barre dans sa stalle. Là où il s’installait tous les soirs pour dormir. Et, fatigué de ses péripéties, il ferma les yeux.
Lorsque le fermier leva les yeux vers sa girouette le lendemain matin, quelle ne fut sa surprise en y trouvant une statue de son coq !
L'inquiétude d'une proche by Carminny
Author's Notes:
Et voici le dernier des petits textes avant que je ne l'oublie à nouveau. Nuit Insolite du 7 avril 2018 sur le défi "un de vos personnages est malade".
Bonne lecture !
Pia faisait les cent pas dans le couloir. Cinquante vers la gauche puis cinquante vers la droite. A ce moment elle était revenue devant la porte désespérément fermée. Elle voulait que cette porte s’ouvre enfin. Elle ne supportait pas de savoir qu’Antoine était de l’autre côté et qu’elle ne pouvait pas être avec lui.
Qu’avaient dit les médecins ? « Il a besoin de beaucoup de calme. » Elle lui en donnerait du calme, elle. Bien mieux que le reste de sa famille qui s’était précipité à son chevet comme des vautours. Des vautours, voilà ce qu’ils étaient. Bon à rien, si ce n’était de ramasser des déchets. Son Antoine n’était pas un déchet ! Pia se mit à grogner rien qu’en pensant à ce qu’ils lui faisaient peut-être subir.
Enfin la porte s’ouvrit de quelques centimètres, juste assez pour que Pia puisse l’ouvrir davantage. Elle se précipita dans la chambre. Ignorant les regards mauvais des autres, elle rejoignit Antoine. Elle lui donna un petit coup dans le bras puis s’installa sur son lit. Tant pis si ça ne plaisait pas à sa famille. Lui en tout cas la caressait d’un air apaisé et lui souffla quelques mots :
- Tu es la meilleure de tous les chiens.
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