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Commentaires pour Le Chemin des Hommes
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Reviewer: Norya Signé [Signaler ceci]
Date: 08/06/2014 17:38 Title: VI. TOMBEAU

Ces courts poèmes sont vraiment impressionnants. Durs, hachés, secs, froids... Ils donnent une ambiance d'horreur, une sensation marquante. On est vraiment dans les tranchées, c'est réussi !

Réponse de l'auteur: Merci d'avoir pris le temps de lire ces petits poémes. :) Et merci pour la critique.

Reviewer: Bagin31 Signé [Signaler ceci]
Date: 28/12/2010 22:16 Title: VI. TOMBEAU

Pour commencer, il y a une coquille « concensus. »consensus dans ton introduction-présentation , que j'ai trouvé intéressante tant au sujet choisi et à l'approche de cette période là comme sujet artistique.
Je vais maintenant passer à chaque poème.

Pour « vie », j'ai été un peu surprise du vocable de crève qui contraste avec le langage du reste du poème, comme si tu enlevais toute dignité au soldat, les réduisant à des choses. Etait-ce l'effet voulu ? En le lisant, je me demandais pourquoi choisir un tel titre, les soldats sont des morts en attente ou des tueurs formés à la plus parfaite obéissante aveugle. Et ensuite j'ai lu le second et les autres et j'ai compris que tu avais plus ou moins créer un ensemble chronologique.

Dans « trépas », ce que j'ai aimé c'est l'ambiance du front retranscrite en quelques mots, et cette camarde qui prend presque une valeur humaine/ humaniste à un moment où le nom d'humanité n'a plus de raison d'être nommé. J'ai aussi aimé ce regard sur les mutins, ceux des « sentiers de la gloire » et cet emprunt à la marseillaise qui montre tout l'ironie d'un Etat dégénéré qui sacrifie ses enfants. C'est celui qui m'a le plus touché.

Dans « Dépouille », comme dans tes autres textes, j'aime que tu mettes en avant l'histoire des poilus, des soldats notamment ici les gueules cassés et aussi le cynisme de cette époque avec les gens de l'arrière qui voyaient comme un honneur de mourir sur le champs. Triste époque

« Pourrissement », pour celui, je ne sais pas. Je n'ai pas trouvé qu'il entrait dans le cadre de la première guerre mondiale, je le trouve si général qu'il pourrait s'appliquer à n'importe quelle guerre ou même mort. C'est aussi bien écrit mais je n'ai pas vu la touche « Historique » qui rend la lecture de ces poèmes agréables.
« ossements » est dans le prolongement direct du dernier, je ne réitérerai pas les même remarques.

Dans « tombeaux », tu fais référence à un homme précis avec «  homme de velours » ? Un poème qui clot parfaitement cette série en une sorte de boule, la référence à la France y est toujours-notamment le monument au morts, hommage de la Nation à ses vaillants combattants qu'elle a amené à la boucherie- et ce rappel de mémoire, cette Histoire qui est toujours celle des vainqueurs, de ceux qui cachent ce qui ne doit être révélé, au fil des ans a su donner sa place aux mutins de 17.

Un joli travail artistique qui rend compte de la complexité historique de cette époque.

Réponse de l'auteur: J'ai modifié la coquille, ce n'en est plus une. ^^ Merci d'avoir signalé. :)
Alors...
L'emploi de "crêve" renvoie à la manière dont se déroule ma mort au champ de bataille, la manière dont est ensuite traité le cadavre : dans les conditions présentées, oui, le corps n'est qu'une chose traité sans dignité.
Le poème sur l'homme sfusillé n'est pas à propos d'un mutin, mais d'un pacifiste qui refuse le combat et qu'on accuse dès lors de sympathiser avec l'ennemi. En tout ca,s c'est comme ça que je l'ai conçu, mais je trouve ça interessant qu'il ne soit pas perçu pareil. ^^
Pour "pourrissement" , il prend en compte l'aspect historique par la lente évolution du cadavre visible pour les combattants, car ce qui caractérise la guerre des tranchées, c'est l'immobilité : si le cadavre n'est pas déplacé, on reste devant des jours entiers. C'est cette dimension relativement spécifique à la guerre de 14 que j'ai cherché à rendre.
Pour "ossement", c'est la réalité d'aujourd'hui, on retrouve encore beaucoup d'ossement sur le Chemin des Dames sans pouvoir forcément identifier les soldats, faute de plaque militaire. c'est la "deuxième mort", celle de l'anonymat, que j'ai cherché à exprimer ici.
Pour l'homme de velours dans le denrier chapitre, c'est tout simplement une personnification de l'oubli, lent et irréversible avec la mort de ceux qui ont vu la guerre. c'est quelque chose qui se fait sans éclat, sans bruit, d'où l'idée du velour, qui étouffe ce qui reste...

Merci pour cette longue critique, j'apprécie beaucoup. :)

Reviewer: Avel Signé [Signaler ceci]
Date: 21/03/2010 14:49 Title: VI. TOMBEAU

Soit je suis vraiment fatiguée, soit ... j'en sais rien ! J'avais zappé l'intro, j'étais persuadée que cela s'arrêtait à "Ossement" !
Et en plus je trouve justement qu'avoir fini par "Tombeau", par la vie et les fleurs noyées dans la mort, est très judicieux.
Ce que j'ai écrit pour "Ossement" vaut toujours, donc j'en finis ici !

Avel

Réponse de l'auteur: Merci de m'avoir lu alors que mes textes n'ont pas eu l'air de t'accrocher et merci pour tes critiques, c'est toujours interessant de voir la réaction des gens face à ce genre de création. :)

Reviewer: Noix de coco Signé [Signaler ceci]
Date: 17/03/2010 18:41 Title: VI. TOMBEAU

Je viens de lire tes poèmes que je trouve magnifiques malgré le sujet lourd que tu traites à nouveau. Je ne sais pas à quoi je m'attendais en commençant à lire mais je n'ai pu m'arrêter. Tu retraces si bien l'horreur et l'effroi, les bombes et la douleur, le calvaire et la mort qu'il n'y a rien à redire. Ca laisse songeur car c'est beau et en même temps enpreint de nostalgie. Il n'y a que quelqu'un comme toi, d'intéressé si ce n'est passionné, qui pouvait en si peu de mots, retracer si long temps. C'est un bel hommage. Bravo.

Réponse de l'auteur: Merci pour ta critique. ;)

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