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Commentaires pour Trois ans et un jour.
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Reviewer: Noix de coco Signé [Signaler ceci]
Date: 07/11/2011 19:32 Title: Chapitre 1

Je viens de finir et j'espère un prochain chapitre, le style est certes un peu lourd mais il me plait et ça change un peu. Personnellement, j'aurais été surprise de lire ce texte autrement qu'avec ses archaïsmes, surtout venant de toi Persis !

Bon, là où je suis un peu (très) dégoûtée, c'est que c'est un récit très semblable que je voulais écrire et, comment dire, tu viens de mettre la barre hors de ma portée ! XD

Biz'

NdC

PS : ma soeur s'appelle Clothilde( avec le "h") et j'habitais à Saint-Chartier, j'ai bien rigolé !

Réponse de l'auteur: Merci d'avoir lu malgré la raideur du texte, lourd de l'empois des guimpes et des usages surannés. Je ne crois pas avoir mis une barre ou que ce soit: chacun la met où il la veut, la barre. XD donc, ne sois pas dégopôutée e sens toi libre d'écrire sur le même thème dans un autre style.

Je ne sais plus comment le nom de Saint-Chartier m'est passé par la tête, il faut croire que tu habites mon subconscient.

Encore une fois merci!

Reviewer: verowyn Signé [Signaler ceci]
Date: 26/07/2011 23:22 Title: Chapitre 1

Bonjour Persis !

Tout d'abord, une petite remarque sur la forme : on ne met pas de point à un titre.

Ensuite, plusieurs choses sur ton texte.
L'ambiance et l'époque sont bien rendus, on plonge facilement dans cette atmosphère religieuse.
(Par rapport à ta note d'auteur, quand tu dis que c'est "Entre roman libertin anti-religieux et le pamphlet de Diderot "La Religieuse" ", quelle différence tu fais entre les deux ? Parce que pour moi, le texte de Diderot est justement un roman libertin anti-religieux... Et qui bien sûr est un peu le modèle par excellence de tout texte de ce genre...)

Ton héroïne est attachante, réaliste, on suit ses péripéties avec inquiétude pour son sort, et tu arrives à nous rendre curieux sur son identité.
A ce propos, j'ai eu un peu de mal avec la scène au parloir, j'ai trouvé qu'il était un peu difficile de comprendre qui était qui et de démêler le vrai du faux.
Et pour un couvent si protégé, ça me semble bizarre qu'un faux prêtre (puisque c'est ce qu'est son père si j'ai tout compris) puisse s'entretenir en privé si aisément avec une religieuse.

Maintenant, sur le style, comme Vif, ça bloque un peu. Si j'ai envie de lire un truc écrit à la façon XVIII°, bah, je lis Diderot, justement.
Et ta réponse "l'héroïne s'exprime ainsi, c'est une fille de son temps", ne vaut pas pour moi. Parce qu'à ce tarif là, dans tout roman historique se déroulant au Moyen Age, les dialogues devraient être en ancien français.
Il me semble plus logique d'adapter son style au goût du temps, et les multiples fioritures et archaïsmes de ton texte peuvent en effet décourager.
Ca ne m'a pas découragée personnellement, j'ai simplement trouvé ça un peu "lourd", encombrant.

Pour ton intrigue, j'ai trouvé ça un peu maladroit que son père lui rende visite *après* qu'elle ait déjà commencé ses préparatifs d'évasion, ça donne plusieurs scènes un peu répétitives où elle sort en cachette la nuit, etc., alors qu'une seule scène de ce genre aurait sans doute eu plus d'impact puisque tu ne prendrais pas le risque de lasser ton lecteur, elle serait davantage mise en valeur.

Tout ceci étant dit, ça se lit malgré tout avec intérêt ; ton écriture, si un peu trop précieuse à mon goût, est élaborée et constitue un bel exercice de style.

Sur ce, j'ai cru comprendre qu'il y aurait peut-être d'autres chapitres, alors bonne continuation ! ^^

Réponse de l'auteur: Tu es un ange d'avoir lu mon texte jusqu'au bout. [mode badin]J'ai pris ta première phrase comme un poing dans la figure, mais après tu m'as passé le flacon de sels et j'ai repris mes esprits[/mode badin].
Ta remarque sur le roman anti-religieux libertin est très judicieuse, mais comme le mot "libertin" évoque tout autre chose aujourd'hui qu'à l'époque, la majorité des lecteurs auraient pu penser à des choses... plus croustillantes.
Pour ce qui est du couvent, il n'est pas si "protégé" que ça. Il n'y a pas de gardes armés qui vérifient les papiers, l'acte de baptême et le certificat de vaccination des visiteurs des nonnes. Françoise est là depuis plus d'un an, elle se montre "résignée", elle a fait profession, et donner sa parole, à l'époque, c'est un engagement moral plus fort que ce que ne cela représente aujourd'hui. Elle se trouve dans ce monastère-là à sa demande, le couvent est connu pour ne pas accueillir de vocations forcées. Comme elle le dit, il faut montrer des signes de piété pour y entrer. Autrement, elle a bien joué son rôle et a endormi la méfiance des commanditaires de ses mésaventures.
Des faux prêtres qui se présentent dans des couvents, crois-moi, ça existe! Et puis l'abbesse n'a pas de téléphone pour pouvoir contacter Paris et demander des renseignements. Les lois ecclésiastiques veulent, qu'au nom de la liberté de conscience, toute religieuse à le droit de se confesser à n'importe quel prêtre de passage. Ajoute à cela que le père putatif de Françoise est un excellent comédien, il n'y a rien dans la façon de se comporter qui puisse trahir son identité. Surtout qu'il se présente comme le chapelain d'une parente, d'une grande dame.
. Quant à la lourdeur du style, le français du dix-huitième n'est tout de même pas de l'ancien français. Je crois que je me suis mal expliquée précédémment: quand j'écris, je suis Françoise, et Françoise parle comme ça. C'est la faute à Françoise, voilà!
. Si j'étais une petite bergère du XVe siècle, j'aurais du mal à causer en moyen français vu que je ne le connais pas. Peut-être que j'aurais des tournures patoisantes ^^. C'est peut-être parce que je suis de la génération qui s'est frottée aux fables de Lafontaine, ou qui s'est tapé quelques pages de la traduction de Cyprien de la Vierge (le genre de gars pour qui un vaisseau est un petit vase :D )mais les fait est que les archaïsmes m'attirent. J'aime ces vieux mots, ces vieilles tournures...
Vifounet a utilisé le mot "laborieux", pour moi, ça n'a rien d'un labeur, c'est un jeu, une badinerie. Vilaine Persis qui n'a pas fourni l'aspirine avec le texte!
En tous les cas, merci d'avoir lu jusqu'au bout et merci pour ton commentaire:).

Reviewer: Vifdor Signé [Signaler ceci]
Date: 26/07/2011 17:43 Title: Chapitre 1

A part pour "antiphonaire", j'ai pas eu besoin du lexique. o/
On ressent l'influence de Diderot sur la manière de mener le texte je trouve, mais le style vire par endroit au pastiche laborieux, et ce n'est pas super agréable à la lecture. Un style plus dépouillé aurait peut être aidé, il n'est nécessaire d'écrire forcément comme au XVIIIe pour rendre le XVIIIe, et ton texte se perd dans l'imitation au détriement de l'évocation.
Sinon j'ai trouvé la manière de menr l'histoire en monologue intérieur très bien, et parfaite pour le rythme de récit choisi, même si la partie sur les préparatifs m'a parut un peu longue et décousue. les derniers paragraphes sotn biens aussi, mais j'aurai placé la fin de la nouvelle peut-être un peu plus loin, avec quelque chose d'un peu symbolique.

Réponse de l'auteur: Waw! Pas même besoin du lexique. Bravo mon Vifdor! T'es un chef.^^
Et puis te mouiller pour lire et reviewer un texte pareil, il fallait le faire XD.
J'ai conscience d'avoir un texte pas facile à lire. Mais le pire tu vois, c'est que, je ne peux pas m'imaginer Françoise parler autrement que comme ça! J'écris comme ça parce que ça vient comme ça.
Non, je ne connais pas le nom du virus qui m'a refilé cette maladie étrange.
Quant à la fin, j'admets qu'elle est abrupte. Mais il y a une raison à cela: je pourrais te raconter la vie de Françoise Frascati de sa naissance jusqu'à son mariage. Seulement, je suis déjà en train de m'enliser avec "La terre des épices" qui n'avance pas. Je n'avais pas envie de remettre le couvert. J'ai donc dépeint une tranche de vie en pensant que je pourrais ajouter d'autres tranches à d'autres moments.

Donc, il y a une suite possible. En tout cas, un tout tout grand merci pour ton commentaire.

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