Lien Facebook



En savoir plus sur cette bannière

Commentaires pour L'égalité totalitaire
Vous devez vous connecter (vous enregistrer) pour laisser un commentaire.
Reviewer: Carminny Signé [Signaler ceci]
Date: 22/08/2021 10:52 Title: Chapitre 2 - L'autre réalité

J'ai beaucoup aimé la description de ce qui c'est passé dans le monde pour en arriver à la situation de l'histoire. Le plus effrayant c'est quand même que ç paraît tout à fait possible d'arriver dans la réalité... Peut-être pas exactement comme ça, mais dans la direction :/
J'étais un peu surprise au début de ce chapitre que Béatrice se laisse convaincre si facilement qu'elle s'est faite endoctriner par la RCE et que Marcus lui raconte une version plus réelle, mais ensuite avec l'explication de son passé dans la traduction d'informations extérieures ça explique son attitude puisque ça répond à des questions qui existaient déjà dans sa tête.
En tout cas, elle s'est embarquée dans une aventure pas sans risques !
Sinon la combinaison de leurs noms me perturbe ^^ je pense à Divergente à chaque fois et c'est bizarre XD

Réponse de l'auteur:

Merci pour ton commentaire ! Je suis content que le contexte t'ait autant fait réagir, parce que c'est justement ce que je recherche à faire quand je fais de l'anticipation. Pour moi, ce côté effrayant de quelque chose aussi étranger que crédible est l'essence même de ce genre. Pour ce qui est de Béatrice, c'est vrai qu'il y a un peu côté où elle se laisse entraîner facilement, mais je pense que c'est parce que justement, inconsciemment, elle sent que quelque chose n'est pas net dans sa société.

Par contre, pour les prénoms, je n'avais jamais fait le lien avec Divergente, vu combien les films m'ont marqué (et n'ayant pas lu les livres, c'est pas resté) XD Je l'ai ai choisi en fonction de leur étymologie, Béatrice venant de Beatrix qui signifie "voyageuse heureux" (ce qui renvoyait un peu à son parcours initiatique), et Marcus vient de Mars, le dieu de la guerre chez les roman (ce qui renvoyait à son objectif et son origine géographique).

Reviewer: Sifoell Signé [Signaler ceci]
Date: 24/07/2021 00:28 Title: Chapitre 2 - L'autre réalité

Salut Guillaume,

Comme promis, j'ai poursuivi ma lecture, et je suis de plus en plus accrochée par ton histoire.

Je trouve Béatrice super intéressante, parce que la présence de Marcus éclaire certains questionnements qu'elle a eus dans le passé, et te permet, de présenter aussi ce monde d'où les hommes ont disparu, ou presque.

En tout cas, j'avais bien capté que c'était un tout petit peu dictatorial, tout ça.

Et franchement, bravo pour cette expérience sociologique d'un monde où les femmes ont pris le pouvoir (c'est pas brillant, ce monde, bien que je ne sois pas totalement satisfaite de celui dans lequel je vis, je ne voudrai pas de celui-là non plus).

Je file lire la suite :)



Réponse de l'auteur:

Coucou ! Et remerci pour ce commentaire !

Oui, le but de Marcus était notamment de permettre à Béatrice d'ouvrir les yeux sur la situation dans le reste du monde (j'avais même dessiné une carte pour l'occasion, afin d'être au point sur les différents régimes en place). Au-delà même d'une dictature, c'est surtout un pouvoir totalitaire et policier dans lequel vit Béatrice dans le but d'exacerber justement cette discrimination des hommes.

Au-delà de remettre en question le monde d'aujourd'hui (parce que ouais, il est quand même pas super top XD), le but de cette histoire était de montrer que la solution ne réside pas oppresser telle communauté ou tel groupe de personnes, que ce qui recherchait n'est pas un renversement du pouvoir, mais plutôt une inclusion de tout le monde.

Reviewer: Caroliloonette Signé [Signaler ceci]
Date: 27/07/2019 21:36 Title: Chapitre 2 - L'autre réalité

J'aime bien ce chapitre qui aborde la question de l'altérité. On va dire que de son point de vue à elle on est en plein dedans. Il y a ce monde dans lequel elle vit, ce cocon mais en fait elle ne sait pas ce qu'il y a en dehors. Visiblement tout est fait pour que ça ne soit pas su. Tu as évoqué la question de son éducation ou instruction cognitive, j'imagine que les programmes sont surveillés se très près par la République Citoyenne Egalitaire. Je la trouve intéressante cette rencontre entre les deux. Pour le moment c'est surtout lui qui lui a appris des choses mais par la suite si ils s'associent ce sera peut-être qui lui en apportera vu qu'ils sont dans son monde à elle.

Un nouveau chapitre intéressant qui donne envie de connaître la suite. Si le couvre-feu ne sera levé que lorsqu'ils auront capturé Marcus ce n'est pas près d'arriver. Enfin j'espère car j'ai envie de savoir ce qu'il est venu faire ici et suivre ça alors je ne veux pas qu'il se fasse prendre.

J'ai l'impression qu'il s'est trouvé une alliée, c'est du moins ce qu'elle laisse penser pour le moment.

Réponse de l'auteur:

Merci por ton commentaire !

Oui, cette fois-ci je voulais commencer la confrontation entre les visions, à immicer le doute dans l'esprit de Béatrice pour conduire à sa décision finale. Comme tu l'as deviné, tout est très étroitement surveillé par la RCE, la propagande et les pensées dogmatiques sont le fondement de l'éducation. Du coup, je voulais ébranler cette base d'apparence inébranlable pour Béatrice, chambouler sa vision du monde, lui faire réaliser que, peut-être, on lui a caché quelque chose.

 

Je suis bien content que ce chapitre te plaise :D

Reviewer: anhya Signé [Signaler ceci]
Date: 27/05/2018 21:15 Title: Chapitre 2 - L'autre réalité

J'ai été un peu plus perdue dans ce chapitre à cause de toute l'histoire mais cela était nécessaire à la compréhension. Du coup je sais pourquoi il n'y a pas d'hommes hahaha! 

Je trouve toujours l'histoire trés bien. Je m'en vais lire la suite :)



Réponse de l'auteur:

Et oui, pour une fois, j'ai essayé de distillé les infos tout au long de l'histoire ^^ Encore merci pour ton commentaire, je suis bien content que ça t'ait plu :D

Reviewer: Eejil9 Signé [Signaler ceci]
Date: 30/04/2018 08:32 Title: Chapitre 2 - L'autre réalité

Bon sang, elle a une chance de cocue, Béatrice, vu ses réponses, elles auraient eu toutes les raisons du monde de fouiller son appartement, les deux-là !

Bref, j'arrête de raconter des bêtises. J'ai de nouveau beaucoup aimé ce chapitre et j'apprécie beaucoup ta gestion du rythme dans cette histoire : c'est cool que tu nous donnes plus d'informations sur la République citoyenne dans le deuxième chapitre, ça permet un début naturel, puis ça satisfait ma curiosité. C'est chouette d'avoir confronté les connaissances de Béatrice (en récit de pensées) et les révélations de Marcus (au discours direct), je trouve le format très naturel et très agréable à lire.

Pour ce qui est du contenu, j'ai failli m'énerver, j'espère que tu en es conscient. :P Je me suis dit, avec tous les travers de la société que tu pouvais choisir, écrire une condamnation unilatérale et plutôt très injuste du féminisme en l'accusant de vouloir exterminer les hommes et établir une gynocratie, c'est franchement pas cool. Et puis, tu as élargi le tableau avec la présentation des autres pays du monde par Marcus et ça a un peu tempéré les choses. Je ne suis pas sûre d'être à 100% en paix avec ce que tu racontes, tout dépend de comment tu tourneras les choses, mais appuyer chaque régime totalitaire sur une oppression rend cette oppression-là... comment dire ? on va dire que ça fait moins condamnation caricaturale du féminisme mais simplement réflexion sur les différents types d'oppression possibles et sur le fonctionnement des régimes totalitaires. L'oppression n'est pas ce qui apporte la paix en tant qu'elle élimine les fauteurs de troubles, mais elle donne un bouc émissaire à la population et porte avec elle la privation de liberté qui fige la société. Dans ce cas, l'oppression des hommes n'est pas plus en germe dans notre société que dans la société allemande ou autre, mais simplement une donnée contingente qui permet d'instaurer un régime à fort potentiel de lavage de cerveau et d'injustice, en s'appuyant sur une peur construite de toute pièce. Bref, mon blabla est exagérément compliqué, et finalement pour ne rien dire de plus que : j'ai hâte de voir où tu nous emmènes. Et je parie que dans la République latine, il n'y a que des hommes. Ce serait un peu de l'exogamie 2.0 :D

J'ai beaucoup aimé ta réflexion sur les canaux de propagande et la censure, si forte que même les personnes qui y travaillent ne remarquent pas qu'il y a un souci. Cela dit, j'ai peut-être trouvé ça un peu fort, non que ce soit impossible, mais être aveugle à ce point... Et puis, je me rappelle de ma famille qui s'abreuve de TF1 et je me dis que ce n'est pas si impossible que ça.

J'ai trouvé ça très chouette que tu fasses partir ton monde du retour de De Gaulle et de mai 68, et pas d'aujourd'hui. Je me demande pourquoi tu as fait ça, parce qu'après tout, ça aurait été possible de partir d'aujourd'hui pour en arriver au même point, mais dans tous les cas, c'est une très bonne idée, qui marche bien, sans doute parce qu'on a plus de recul et qu'on peut mieux apprécier l'évolution de la situation mondiale parce qu'on la connaît mieux. Enfin, moi, je la connais mieux quoi !

Une remarque inutile et un peu idiote encore : si l'homosexualité est un délit et qu'il n'y a que des femmes dans la République Citoyenne, bon sang, ça ne doit pas être très funky tous les jours.

Sur ces bonnes paroles, je file lire la suite !



Réponse de l'auteur:

Wow, encore merci pour ce super commentaire Eejil !

Hihihi, oui, Béatrice a un peu de chance. Mais l'idée ici, c'était de montrer que même dans un régime totalitaire, le facteur humain reste toujours d'actualité, et que, parfois, faut pas hésiter à provoquer le système.

Je suis content que la façon dont j'ai mis en place la dualité des points de vue (entre Marcus et Béatrice) t'ait plue. Encore une fois, j'avais les principales grandes lignes de cet univers (pour la République Citoyenne, mais le reste du monde aussi), mais je voulais éviter de tout dévoiler en bloc. Ce n'est pas forcément un exercice facile, mais ça me rassure de voir que le rythme fonctionne ainsi, rendant la lecture agréable et intriguante.

Aaah, la propagande... Ca va toujours un peu de paire avec le totalitarisme, mais oui, on ne se rend pas compte que sans forcément atteindre le niveau que je dépeins, la population peut rapidement s'aveugler sans s'en apercevoir. Si c'est un sujet qui t'intéresse vraiment, je ne peux que te conseiller de lire les textes de BrainyLegs, qui aborde ce sujet d'une façon bien plus mordante que moi ;)

Le choix du point de divergence pour cette uchronie s'est porté naturellement sur la fin des années 60. Quand j'ai réalisé que dans la même décennie, on avait eu l'assasinat de JFK, de MLK et mai 68 (et plein d'autres trucs), je me suis dit "whaou, mais y'a tellement moyen de faire commencer une uchronie". Du coup, le point de divergence est un peu un méli-mélo de tous ces évènements, à la différence que ça a complètement dérapé et conduit le totalitarisme (sous une forme ou une autre) au pouvoir dans la plupart des pays du monde. Après, pourquoi précisément cette période, alors que c'est vrai que l'Histoire récente est plein d'éléments qui peuvent tout aussi bien servir de point de divergence ? Le premier, c'était que je voulais placer cette histoire dans un futur relativement proche du nous (2018), et vu que j'avais besoin de plusieurs générations pour que ma société se mette en place, je devais du coup commencer un peu plus loin. Et le second point, ben comme je disais, j'ai trouvé cette période à très haut potentiel et pas tant d'uchronie ont été écrites dessus à ma connaissance. Alors pourquoi ne pas tenter ?

 

Enfin, concernant ta remarque. Je suis désolé de t'avoir donné envie de t'énerver :/ Parce que ce texte n'a jamais eu pour but de condmaner unilatéralement et injustement le féminisme. Loin de là. Au contraire, ici, ce que je voulais comdamner, c'est le totalitarisme, quelqu'en soit la forme. Peu importe le mode d'oppression, peu importe qui est oppressé, je suis contre l'oppression et l'extrémisme. Pourquoi avoir choisir le féminisme parmi tous les maux de notre société ? Alors, tu le découvriras par la suite, mais dans cet univers, les pays ayant basculé dans le totalitarisme ont tous développé une forme d'oppression différente (les genres, l'orientation sexuelle, la religion, le racisme, la corruption, les pauvres...) et sous un angle différent. Pourquoi le féminisme du coup ? Labige voulait une histoire où l'égalité des sexes étaient respectées, tout laissant la porte ouverte à une uchronie et une dystopie. Du coup, l'idée de faire une urchonie sur l'égalité des sexes m'est venue assez vite à l'esprit. Et c'est là que mon choix s'est fait : en tant qu'homme, je trouvais malvenu, débile, et peu inspirant de faire une société où les hommes seraient au pouvoir. J'ai donc opté pour l'autre solution, parce que c'était beaucoup plus stimulant pour moi, et que ça portait sur des valeurs que j'essaye de transmettre et qui tiennent à coeur à Labige.

Donc non, je ne voulais pas condamner le féminisme. Loin de là. L'idée, c'était de montrer que n'importe quel valeur, aussi admirable soit-elle, peut être reprise par un groupe d'individus et corrompue, déconstruite et reconstruite, ou détournée de ses objectifs, pour satisfaire les désirs personnels de ce groupe d'individus. Qu'on soit un homme, une femme, Blanc, Noir, Chrétien, Musulman, Arabe, Homosexuel, riche, pauvre, Hétéro, Juif, Asiatique... La société crée des cases pour séparer les individus, mais nous restons au final tous humains et sommes soumis aux mêmes pulsions. L'ennemi ici n'est pas le féminisme, c'est le totalitarisme, l'oppression, l'extrémisme. Le contexte de l'Echange m'a conduit à choisir le féminisme, mais j'aurais pu placer cette histoire n'importe où dans le reste de cet univers, où choisir n'importe laquelle des formes d'oppression auxquelles j'ai pensées (et j'ai conscience d'en avoir oublier des millions), elle aurait été la même.

Ce que j'essaye de dénnoncer dans cette histoire (et le dernier chapitre te donnera peut-être les clés), c'est que ce n'est pas an agissant unilatérallement qu'on supprime l'oppression. Ce n'est pas en oppressant l'autre qu'on arrive à une égalité. L'égalité est un équilibre, mais plutôt que de forcer sur les deux extrêmes, je pense qu'il est préférable de se tenir au niveau du point d'équilibre tous ensemble, quitte à commettre des erreurs de temps qui font balancer l'ensemble. Est-ce utopique ? Bien sûr ! Mais c'est bien pour ça qu'on écrit des dystopies, non ?

 

 

Bref, encore merci pour ton commentaire. Je suis très content que cette histoire pose autant de questions et que tu continues à l'apprécier tout autant :D

Vous devez vous connecter (vous enregistrer) pour laisser un commentaire.