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Commentaires pour L'obscurité de nos choix
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Reviewer: Fleurdepine Signé [Signaler ceci]
Date: 20/03/2018 00:04 Title: Tous les mêmes

Coucou Lyssa ! Et, tout d’abord, bravo pour ta participation au projet, bravo d’avoir respecté les contraintes (je reconnais la forêt hehe) et bravo pour ce texte qui se lit si facilement tellement l’écriture est fluide. Ton style est très prenant, très intéressant, il a quelque chose qui s’apparente à du chien, il pourrait même aller encore plus loin dans le délire mais peut-être que ça aurait été davantage possible avec un pov interne en fait, pas sûre que tu aies pu aller plus loin avec la narration externe. Bref, j’ai beaucoup aimé :D
Ça ne me dérange pas que ton personnage soit vulgaire et misogyne, déjà parce que ça en fait quelqu’un de « pas tout beau », avec ses faiblesses, et c’est ce que j’aime lire. Bon, en plus, très vite, on comprend qu’il en veut aux femmes à cause de la rupture qu’il est en train de vivre, ce qui le conduit à une généralisation complètement gratuite mais qui peut être entendue (même si ça ne le rend pas moins misogyne dans ce chapitre, ni plus sympathique pour autant. Ça laisse toutefois supposer qu’il pourrait évoluer et revoir son jugement sur les femmes. Puis, bon, comme dit plus haut, j’aime bien les personnages un peu faibles). 
J'adoooore le cadre de l'histoire : une séance chez le psy !! C'est une façon totalement originale (et géniale) de répondre aux contraintes de la forêt, je trouve ça stylé (d'autant que tu célèbres à fond l'inconscient, c'est une mise en abime en quelque sorte haha, j'adore !). J'aime bien le rôle du flic, même si c'est un petit con. D'ailleurs, le fait que ce soit un petit con influe sur ton style (que j'aime beaucoup) et le rend mouvementé, brusque (ce que j'adore).
J'ai beaucoup aimé la présentation que tu as faite du type, je pouvais parfaitement me le représenter, avec ses dix ans de plus à la gueule, et ses gouttes de sueur qui lui perlent sur le front, comme le pauvre type qu'il est à ce moment-là (il est quand même bien pathétique. Rrrah mais c'est con, j'ai toujours de la compassion pour les types péthétiques). D'ailleurs, j'aime beaucoup ton deuxième paragraphe en règle générale ! L'écriture et tout.
Le quatrième paragraphe est absolument parfait, pour moi c'est vraiment le ton parfait <3 <3 Sur le fond, c'est pas mal non plus parce qu'on apprend les causes de sa raison ici, et on comprend qu'il vient pour ne pas perdre son job, et j'aime bien cette situation un peu forcée du coup. Ce qui légitime encore plus sa colère et sa mauvaise foi.
Le coup du divan m'a fait sourire aussi. Je ne crois pas que la première séance se passe sur un divan, si ? Il faut d'abord un premier contact, non ? Enfin, aux USA c'est peut-être différent (ou peut-être que c'est différent pour chaque psy), mais ce qui m'a fait sourire en plus dans la situation c'est que j'ai justement vu une psychanalyste tout à l'heure, et il y avait un divan dans la salle, c'était la première fois que je consultais une psy avec un divan dans la salle, je lui ai donc fait la remarque, et elle m'a répondu un truc du style "Ça fait un peu film de Woody Allen, n'est-ce pas ?", et, du coup, j'ai trouvé ça marrant de retrouver un divan, chez une psy, dans ton texte. Voilà voilà, c'était la minute racontage de vie de Fleur :mg:
J'aime beaucoup les dialogues dans cette deuxième partie. Le ton nonchalant et provocateur d'Eric Sullivan (hahaha, ça pète trop comme nom, ça fait tellement flic !) et le Docteur Smith, qui ne se laisse pas faire pour autant, qui a du répondant. D'ailleurs, j'adore le rapprochement avec la psy/sa femme/sa mère, en plus c'est grave intéressant d'un point de vue psychanalytique, ça, il devrait y réfléchir, le Sullivan, au lieu de se braquer ;P Dans ce paragraphe, on ressent aussi que le type a un manque d'assurance en lui, parce que ne pas supporter à ce point qu'on veuille l'aider ou le raisonner, ça montre quand même un immense complexe et un besoin constant d'être rassuré sur sa "masculinité" déjà (c'est toujours le point faible des machos), et sur ce qu'il est, ce qu'il vaut, tout simplement.
Mais j'aime trop que la psy ait déjà marqué quelque chose avant même qu'il n'ait commencé à raconter son histoire, et que lui, ben ça l'énerve ! D'un côté, je trouve qu'il n'a pas totalement tord sur ce coup, parce que je ne vois pas vraiment ce qu'il y avait de crucial à noter, même si je vois aussi ce qu'il y avait à dire de son comportement qui sent la mauvaise foi à plein nez haha, je trouve ça un peu tôt pour que ce soit relativement efficace, et j'aime bien sa réponse sur le fait de cligner des yeux (mais j'aime aussi la réponse de la psy, en mode : "ce sont des suppositions", enfin leur échange est trop cool).
Et, du coup, j'aime bien le contraste entre son cheminement de pensées et ce qu'il balance à la psy, parce qu'elle ne doit pas capter d'où ça sort, mais nous on a quelques éléments en plus. Et on sait bien qu'il ne s'en fout pas de ce que tout le monde pense, que c'est une espèce d'appel à l'aide, que le mec se sent sombrer, avec son alcool et son célibat tout frais, sa prochaine mutation à Harlem, et il ne peut juste rien contrôler, donc il craque (ouais, je ne fais que redire ce qui est déjà écrit, mais ça me permet d'analyser le personnage et ça me le rend encore plus complexe !).
Pour conclure, j'ai beaucoup aimé assister à cette séance chez la psy, les petites faiblesses qu'on décèle chez le personnage, son "jemenfoutisme" mais en fait sa dépression, le combat entre lui et la psy, son abandon de lui-même et de tout, le type est en train de s'enfoncer encore plus bas (jusqu'à se dire qu'il mérite bien de finir à Harlem avec tous les 'ratés', ce passage est très fort d'ailleurs). (aargh et le dernier dialogue est tellement cool <3 avec la conclusion, "C'est ce que je sais, c'est une sacrée nuance"). Tout ça est très chouette ! Ton style aussi, of course. 
Je suis désolée, en revanche, soit je n'ai pas compris tes dernières phrases, soit je n'y ai pas du tout adhéré. Le Docteur Smith, à la fin, s'accorde avec l'avis de Sullivan comme quoi les femmes sont vénales ? Sont des garces ?? Ça m'a agacé parce que, déjà, c'est faux, et ça conclue le texte, mais en plus je ne comprends pas pourquoi la psy dirait ça, elle qui doit mieux que quiconque connaître la complexité des êtres humains ? J'ai peut-être compris à l'envers, mais sinon je n'ai pas vu l'utilité de ce passage à la fin, tout était tellement bien sans ça, et désolée si j'emploie de grands mots, mais ça ne m'a vraiment pas plu... J'attends aussi d'avoir ton point de vue sur ce passage, peut-être que ça me fera changer d'avis :)
A part ce détail final, je t'assure que je trouve ton histoire très réussie, le ton, le sujet, les personnages, le cadre, tout, et je t'encourage chaleureusement à continuer le projet labyrinthe avec tes autres personnages, ça ne pourra être que fascinant !
Bon courage pour la suite :hug:

Reviewer: Drusila Signé [Signaler ceci]
Date: 14/03/2018 17:08 Title: Tous les mêmes

Oh, comme je suis contente de lire ton essais sur Sullivan. Surtout que tu fais bien référence à la chanson de Stromae ( que je suis en train d'écouter ^^). Ce prequel aux "Poings serrés" que je connais dans les grandes lignes fait vraiment ressortir l'esprit de Trentres Glorieuses, et Eric Sullivan, coincé dans son petit confort, se noyant dans l'alcool et ses idées et concepts de vie. Il me donne l'air d'être plus une grande gueule que dans le premier chapitre de ta nouvelle. Sans doute parce que son co équipier n'est pas de cette élite new yorkaise! Je vais de se pas lire un nouveau chapitre pour avancer tranquillement sur mes reviews!

Reviewer: MelHp7 Signé [Signaler ceci]
Date: 13/03/2018 09:55 Title: Tous les mêmes

Ouah ! Il me semble que je t'avais lu pendant le Calendrier de l'avent du Héron de 2017 et j'avais beaucoup aimé la façon que tu avais de traiter la psychologie de tes personnages.

Ici tu débarques avec un homme à priori détestable et tu lui rends petit à petit son humanité et sa sensibilité propre. Bonne idée de donner de la profondeur à se flic cassé en l'emmenant voir une psychologue. On se rend compte qu'il ne se passe pas grand chose en terme d'échange entre les deux personnages et pourtant Eric avance dans son raisonnement, ou disons qu'il ose au moins se poser des questions, ce qui permet au lecteur de comprendre son back-ground sans lourdeur, et de comprendre pourquoi il est comme il est.

J'aime beaucoup la façon que tu as d'écrire. Le narrateur est finalement aussi cru que le protagoniste et moi j'aime beaucoup l'écriture franche comme ça, qui capte le langage et l'ambiance de la situation.

Je t'avoue que j'aurais aimé la suite, mais j'ai cru comprendre que tu allais réserver chaque chapitre pour un personnage différent à chaque fois.
Bravo en tout cas !

Réponse de l'auteur:

Hello ! 

Merci beaucoup ! Je suis trop contente que tu aies aimé cette première nouvelle parce que j'aime mes personnages, bien que Sullivan soit detestable, et que j'ai mis énormément de coeur dans cet univers froid et sombre. Si je ne continue pas avec Sullivan, c'est surtout parce que la suite se trouve dans mon original "les poings serrés" et que je ne ferais que reprendre des éléments que j'ai déjà ecrit. Ce recueil est en quelque sorte constitué de missing-moments sur cet original. ;) 

Si tu pensais Sullivan détestable, tu n'as encore rien vu ! :mrgreen: 

Encore merci, ton commentaire me motive vraiment à continuer sur ma lancée. 

A très vite ! 

Lyssa.

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